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UDIENZA AL CORPO DIPLOMATICO ACCREDITATO PRESSO LA SANTA SEDE PER LA PRESENTAZIONE DEGLI AUGURI PER IL NUOVO ANNO, 11.01.2010


Alle ore 11 di questa mattina, nella Sala Regia del Palazzo Apostolico Vaticano, il Santo Padre Benedetto XVI riceve in Udienza i Membri del Corpo Diplomatico accreditato presso la Santa Sede, per la presentazione degli auguri per il nuovo anno.
Dopo l’indirizzo augurale del Decano del Corpo Diplomatico, S.E. il Sig. Alejandro Emilio Valladares Lanza, Ambasciatore di Honduras presso la Santa Sede, il Papa pronuncia il discorso che riportiamo di seguito:

DISCORSO DEL SANTO PADRE

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Cette rencontre traditionnelle du début de l’année, deux semaines après la célébration de la naissance du Verbe incarné, est pour moi une grande joie. Comme nous l’avons proclamé dans la liturgie : « Dans le mystère de la Nativité, celui qui par nature est invisible se rend visible à nos yeux ; engendré avant le temps, Il entre dans le cours du temps. Faisant renaître en Lui la création déchue, Il restaure toute chose » (2ème préface de la Nativité). A Noël, nous avons donc contemplé le mystère de Dieu et celui de la création : par l’annonce des anges aux bergers, nous est parvenue la bonne nouvelle du salut de l’homme et du renouvellement de tout l’univers. C’est pourquoi, dans le Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix de cette année, j’ai invité toutes les personnes de bonne volonté, à qui les anges ont promis justement la paix, à protéger la création. Et c’est dans le même esprit que je suis heureux de saluer chacun d’entre vous, en particulier ceux qui sont présents pour la première fois à cette cérémonie. Je vous remercie vivement pour les vœux dont s’est fait l’interprète votre doyen, Monsieur l’Ambassadeur Alejandro Valladares Lanza, et vous redis combien j’apprécie la mission que vous accomplissez près le Saint-Siège. Par votre entremise, je désire faire parvenir de cordiales salutations et des souhaits de paix et de bonheur aux Autorités et à tous les habitants des pays que vous représentez dignement. Ma pensée s’étend aussi à toutes les autres nations de la terre : le Successeur de Pierre tient sa porte ouverte à tous et désire entretenir avec tous des relations qui contribuent au progrès de la famille humaine. Depuis quelques semaines, de pleines relations diplomatiques ont été établies entre le Saint-Siège et la Fédération de Russie, c’est là un motif de profonde satisfaction. De même, a été très significative la visite que m’a faite récemment le Président de la République Socialiste du Vietnam, pays cher à mon cœur, où l’Eglise célèbre sa présence multiséculaire par une Année jubilaire. Dans cet esprit d’ouverture, au cours de l’année 2009, j’ai reçu de nombreuses personnalités politiques venant de divers pays ; j’ai aussi visité certains d’entre eux et je me propose à l’avenir, dans la mesure du possible, de continuer à le faire.

L’Eglise est ouverte à tous parce que, en Dieu, elle existe pour les autres ! Elle participe donc intensément au sort de l’humanité qui, en cette année à peine commencée, apparaît encore marquée par la crise dramatique qui a frappé l’économie mondiale, provoquant une instabilité sociale grave et diffuse. Dans l’Encyclique « Caritas in veritate », j’ai invité à rechercher les racines profondes de cette situation : en dernière analyse, elles résident dans une mentalité courante égoïste et matérialiste, oublieuse des limites inhérentes à toute créature. Aujourd’hui, je voudrais souligner que cette même mentalité menace également la création. Chacun de nous pourrait citer, probablement, un exemple des dommages qu’elle provoque à l’environnement, partout dans le monde. J’en cite un, parmi tant d’autres, dans l’histoire récente de l’Europe : il y a vingt ans, quand tomba le mur de Berlin et quand s’écroulèrent les régimes matérialistes et athées qui avaient dominé pendant plusieurs décennies une partie de ce continent, n’a-t-on pas pu prendre la mesure des profondes blessures qu’un système économique privé de références fondées sur la vérité de l’homme avait infligé non seulement à la dignité et à la liberté des personnes et des peuples, mais aussi à la nature, avec la pollution du sol, des eaux et de l’air ? La négation de Dieu défigure la liberté de la personne humaine, mais dévaste aussi la création. Il s’ensuit que la sauvegarde de la création ne répond pas principalement à une exigence esthétique, mais bien davantage à une exigence morale, car la nature exprime un dessein d’amour et de vérité qui nous précède et qui vient de Dieu.

C’est pourquoi je partage la préoccupation majeure que causent les résistances d’ordre économique et politique à la lutte contre la dégradation de l’environnement. Il s’agit de difficultés qui ont pu être constatées encore dernièrement, lors de la XVème Session de la Conférence des Etats parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui s’est tenue à Copenhague du 7 au 18 décembre dernier. Je souhaite que dans le courant de cette année, d’abord à Bonn, et puis à Mexico, il soit possible de parvenir à un accord pour affronter cette question de façon efficace. Il s’agit d’un enjeu d’autant plus important qu’il en va du destin même de certaines nations, en particulier certains Etats insulaires.

Il convient, toutefois, que cette attention et cet engagement pour l’environnement soient bien ordonnés dans l’ensemble des grands défis qui se posent à l’humanité. Si l’on veut construire une vraie paix, comment serait-il possible de séparer, ou même d’opposer, la protection de l’environnement et celle de la vie humaine, y compris la vie avant la naissance ? C’est dans le respect que la personne humaine a d’elle-même que se manifeste son sens de la responsabilité pour la création. Car, comme saint Thomas d’Aquin l’enseigne, l’homme représente ce qu’il y a de plus noble dans l’univers (cf. Summa Theologiae, I, q. 29, a.3). En outre, et je l’ai rappelé lors du récent Sommet mondial de la FAO sur la Sécurité alimentaire, « la terre est en mesure de nourrir tous ses habitants » (Discours du 16 novembre 2009, n. 2), pourvu que l’égoïsme ne conduise pas à l’accaparement par quelques-uns des biens destinés à tous !

Je voudrais souligner encore que la sauvegarde de la création implique une gestion correcte des ressources naturelles des pays et, en premier lieu, de ceux qui sont économiquement défavorisés. Ma pensée va au continent africain, que j’ai eu la joie de visiter au mois de mars dernier, lors de mon voyage au Cameroun et en Angola, et auquel ont été consacrés les travaux de la récente Assemblée spéciale du Synode des Evêques. Les Pères synodaux ont signalé avec préoccupation l’érosion et la désertification de grandes étendues de terre cultivable, à cause de la surexploitation et de la pollution de l’environnement (cf. Propositio 22). En Afrique, comme ailleurs, il est nécessaire d’adopter des choix politiques et économiques qui assurent « des formes de production agricole et industrielle respectueuses de l’ordre de la création et satisfaisantes pour les besoins essentiels de tous » (Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix 2010, n. 10).

Comment oublier, d’autre part, que la lutte pour l’accès aux ressources naturelles est l’une des causes de plusieurs conflits, entre autres en Afrique, ainsi que la source d’un risque permanent dans d’autres cas ? C’est aussi pour cette raison que je répète avec force que, pour cultiver la paix, il faut protéger la création ! Par ailleurs, il y a encore de vastes étendues, par exemple en Afghanistan ou en certains pays de l’Amérique Latine, où malheureusement l’agriculture est encore liée à la production de drogue, et où elle constitue une source non négligeable d’emploi et de subsistance. Si on veut la paix, il faut préserver la création par la reconversion de telles activités et je voudrais demander, une fois encore, à la communauté internationale de ne pas se résigner au trafic de la drogue et aux graves problèmes moraux et sociaux que celle-ci engendre.

Oui, Mesdames et Messieurs, la protection de la création est un facteur important de paix et de justice ! Parmi les nombreux défis qu’elle lance, l’un des plus graves est celui de l’augmentation des dépenses militaires ainsi que du maintien et du développement des arsenaux nucléaires. D’énormes ressources économiques sont absorbées à ces fins, alors qu’elles pourraient être destinées au développement des peuples, surtout des plus pauvres. C’est pourquoi j’espère fermement que, lors de la Conférence d’examen du Traité de non prolifération des armes nucléaires, qui se tiendra au mois de mai prochain à New York, soient prises des décisions efficaces en vue d’un désarmement progressif, visant à libérer la planète des armes nucléaires. Plus généralement, je déplore que la production et l’exportation des armes contribuent à perpétuer conflits et violences, comme au Darfour, en Somalie ou en République Démocratique du Congo. A l’incapacité des parties directement impliquées à s’extraire de la spirale de violence et de douleur engendrée par ces conflits, s’ajoute l’apparente impuissance des autres pays et des Organisations internationales à ramener la paix, sans compter l’indifférence quasi résignée de l’opinion publique mondiale. Il n’est pas besoin de souligner combien de tels conflits endommagent et dégradent l’environnement. Comment, enfin, ne pas mentionner le terrorisme, qui met en danger tant de vies innocentes et provoque une anxiété diffuse ? En cette circonstance solennelle, je voudrais renouveler l’appel que j’ai lancé le 1er janvier, lors de la prière de l’Angelus, à ceux qui font partie de groupes armés, quels qu’ils soient, afin qu’ils abandonnent la voie de la violence et ouvrent leur cœur à la joie de la paix.

Les graves violences que je viens d’évoquer, associées aux fléaux de la pauvreté et de la faim, ainsi qu’aux catastrophes naturelles et à la destruction de l’environnement, contribuent à grossir les rangs de ceux qui abandonnent leur propre terre. Face à un tel exode, je désire exhorter les Autorités civiles, intéressées à divers titres, à œuvrer avec justice, solidarité et clairvoyance. En particulier, je voudrais mentionner ici les Chrétiens du Moyen-Orient. Assaillis de diverses manières, jusque dans l’exercice de leur liberté religieuse, ils quittent la terre de leurs pères, où se développa l’Eglise des premiers siècles. C’est pour leur apporter un soutien et pour leur faire sentir la proximité de leurs frères dans la foi que j’ai convoqué pour l’automne prochain l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques sur le Moyen-Orient.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, je n’ai évoqué jusqu’ici que quelques aspects liés à la problématique de l’environnement. Cependant, les racines de la situation qui est sous les yeux de tous, sont d’ordre moral et la question doit être affrontée dans le cadre d’un grand effort d’éducation, afin de promouvoir un changement effectif des mentalités et d’établir de nouveaux modes de vie. La communauté des croyants peut et veut y participer, mais, pour ce faire, il faut que son rôle public soit reconnu. Malheureusement, dans certains pays, surtout occidentaux, se diffuse parmi les milieux politiques et culturels, ainsi que dans les médias, un sentiment de peu de considération et parfois d’hostilité, pour ne pas dire de mépris, envers la religion, en particulier la religion chrétienne. Il est clair que si le relativisme est considéré comme un élément constitutif essentiel de la démocratie, on risque de ne concevoir la laïcité qu’en termes d’exclusion ou, plus exactement, de refus de l’importance sociale du fait religieux. Une telle approche, cependant, crée confrontation et division, blesse la paix, perturbe l’écologie humaine et, en rejetant par principe les attitudes différentes de la sienne, devient une voie sans issue. Il est donc urgent de définir une laïcité positive, ouverte, qui, fondée sur une juste autonomie de l’ordre temporel et de l’ordre spirituel, favorise une saine collaboration et un esprit de responsabilité partagée. Dans cette perspective, je pense à l’Europe, qui, avec l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, a ouvert une nouvelle phase de son processus d’intégration, que le Saint-Siège continuera à suivre avec respect et avec une attention bienveillante. Notant avec satisfaction que le Traité prévoit que l’Union européenne maintienne avec les Eglises un dialogue « ouvert, transparent et régulier » (art. 17), je forme des vœux afin que, dans la construction de son avenir, l’Europe sache toujours puiser aux sources de sa propre identité chrétienne. Comme je l’ai dit, durant mon voyage apostolique en République Tchèque, au mois de septembre dernier, celle-ci a un rôle irremplaçable « pour la formation de la conscience de chaque génération et la promotion d’un consensus éthique de base qui est utile à toute personne qui appelle ce continent ‘ma maison’ ! » (Rencontre avec les Autorités politiques et civiles et avec le Corps diplomatique, 26 septembre 2009).

Poursuivant notre réflexion, il est nécessaire de relever que la problématique de l’environnement est complexe ; on pourrait dire qu’il s’agit d’un prisme aux facettes multiples. Les créatures sont différentes les unes des autres et peuvent être protégées, ou au contraire mises en danger de diverses manières, comme nous le montre l’expérience quotidienne. Une de ces attaques provient des lois ou des projets qui, au nom de la lutte contre la discrimination, attentent au fondement biologique de la différence entre les sexes. Je me réfère, par exemple, à des pays européens ou du continent américain. « Si tu enlèves la liberté, tu enlèves la dignité », dit saint Colomban (Epist. N. 4 ad Attela, in S. Columbani Opera, Dublin, 1957, p. 34). Toutefois la liberté ne peut être absolue, parce que l’homme n’est pas Dieu, mais image de Dieu, sa créature. Pour l’homme, le chemin à suivre ne peut être fixé par l’arbitraire ou le désir, mais doit consister, plutôt, à correspondre à la structure voulue par le Créateur.

La sauvegarde de la création comporte aussi d’autres défis, auxquels on ne peut répondre que par la solidarité internationale. Je pense aux catastrophes naturelles, qui, durant l’année passée, ont semé morts, souffrances et destructions aux Philippines, au Vietnam, au Laos, au Cambodge et dans l’Ile de Taiwan. Comment ne pas rappeler aussi l’Indonésie et, plus près de nous, la région des Abruzzes frappées par des tremblements de terre dévastateurs ? Face à de tels événements, une généreuse assistance ne doit jamais manquer, parce que la vie même des créatures de Dieu est en jeu. Mais la sauvegarde de la création, en plus de la solidarité, a besoin aussi de la concorde et de la stabilité des Etats. Quand surgissent des divergences et des hostilités entre ces derniers, pour défendre la paix, ils doivent poursuivre avec ténacité la voie d’un dialogue constructif. C’est ce qui advint, il y a vingt-cinq ans, avec le Traité de Paix et d’Amitié entre l’Argentine et le Chili, conclu grâce à la médiation du Siège Apostolique. Il a porté d’abondants fruits de collaboration et de prospérité, qui ont profité, d’une certaine façon, à toute l’Amérique Latine. Dans cette même région du monde, je suis heureux du rapprochement que la Colombie et l’Equateur ont entrepris après plusieurs mois de tension. Plus près de nous, je me réjouis de l’entente conclue entre la Croatie et la Slovénie à propos de l’arbitrage relatif à leur frontière maritime et terrestre. Je me félicite également de l’Accord entre l’Arménie et la Turquie en vue de la reprise de relations diplomatiques, et je souhaite aussi qu’à travers le dialogue, les relations entre tous les pays du Caucase méridional s’améliorent. Durant mon pèlerinage en Terre Sainte, j’ai appelé de façon pressante les Israéliens et les Palestiniens à dialoguer et à respecter les droits de l’autre. Encore une fois, j’élève ma voix, afin que soit universellement reconnu le droit de l’Etat d’Israël à exister et à jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues. Et que, de même, soit reconnu le droit du Peuple palestinien à une patrie souveraine et indépendante, à vivre avec dignité et à se déplacer librement. Je voudrais, en outre, demander le soutien de tous, afin que soient protégés l’identité et le caractère sacré de Jérusalem, son héritage culturel et religieux, dont la valeur est universelle. Seulement ainsi, cette ville unique, sainte et tourmentée, pourra être signe et anticipation de la paix que Dieu désire pour toute la famille humaine. Par amour du dialogue et de la paix, qui sauvegardent la création, j’exhorte les gouvernants et les citoyens de l’Iraq à dépasser les divisions, la tentation de la violence et l’intolérance, pour construire ensemble l’avenir de leur pays. Les communautés chrétiennes veulent elles aussi y apporter leur contribution, mais pour cela il faut que leur soient assurés respect, sécurité et liberté. Ces derniers mois, le Pakistan a été aussi durement frappé par la violence et certains épisodes ont visé directement la minorité chrétienne. Je demande que tout soit fait afin que de telles agressions ne se renouvellent plus et que les chrétiens puissent se sentir pleinement intégrés dans la vie de leur pays. S’agissant des violences contre les chrétiens, je ne puis omettre de mentionner, par ailleurs, le déplorable attentat dont vient d’être victime la communauté copte égyptienne ces derniers jours, alors même qu’elle fêtait Noël. Concernant l’Iran, je souhaite qu’à travers le dialogue et la collaboration, soient trouvées des solutions communes, aussi bien au niveau national qu’au plan international. Au Liban, qui a surmonté une longue crise politique, je souhaite de continuer sur la voie de la concorde. J’espère que le Honduras, après un temps d’incertitude et d’agitation, s’achemine vers une normalité politique et sociale retrouvée. Et je souhaite qu’il en aille de même pour la Guinée et pour Madagascar, avec l’aide effective et désintéressée de la communauté internationale.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, au terme de ce rapide tour d’horizon, qui, à cause de sa brièveté, ne peut mentionner toutes les situations qui mériteraient de l’être, me reviennent à l’esprit les mots de l’Apôtre Paul, pour qui « la création tout entière crie sa souffrance » et « nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance » (Rm 8, 22-23). Oui, il y a tant de souffrances dans l’humanité et l’égoïsme humain blesse la création de bien des façons. C’est pour cela que l’attente du salut, qui concerne toute la création, est encore plus intense et qu’elle est présente dans le cœur de tous, croyants et incroyants. L’Eglise indique que la réponse à cette aspiration est le Christ « premier-né par rapport à toute créature, car c'est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre » (Col 1, 15-16). Fixant sur Lui mon regard, j’exhorte toute personne de bonne volonté à œuvrer avec confiance et générosité pour la dignité et la liberté de l’homme. Que la lumière et la force de Jésus nous aident à respecter l’écologie humaine, conscients que l’écologie environnementale en trouvera aussi un bénéfice, car le livre de la nature est unique et indivisible ! C’est ainsi que nous pourrons consolider la paix, aujourd’hui et pour les générations à venir. Bonne année à tous !

[00037-03.01] [Texte original: Français]

TRADUZIONE IN LINGUA INGLESE

Your Excellencies,

Ladies and Gentlemen,

This traditional meeting at the beginning of the year, two weeks after the celebration of the birth of the Incarnate Word, is a very joyful occasion for me. As we proclaimed in the liturgy: "We recognize in Christ the revelation of your love. No eye can see his glory as our God, yet now he is seen as one like us. Christ is your Son before all ages, yet now he is born in time. He has come to lift up all things to himself, to restore unity to creation" (Preface of Christmas II). At Christmas we contemplated the mystery of God and the mystery of creation: by the message of the angels to the shepherds, we received the good news of man’s salvation and the renewal of the entire universe. That is why, in my Message for the 2010 World Day of Peace, I urged all persons of good will – those same men and women to whom the angels rightly promised peace – to protect creation. In the same spirit of joy I am happy to greet each of you today, particularly those present for the first time at this ceremony. I thank you most heartily for the good wishes conveyed to me by your Dean, Ambassador Alejandro Valladares Lanza, and I repeat how much I esteem your mission to the Holy See. Through you I send cordial greetings and good wishes for peace and happiness to the leaders and people of the countries which you worthily represent. My thoughts also go to all the other nations of the earth: the Successor of Peter keeps his door open to everyone in the hope of maintaining relations which can contribute to the progress of the human family. It is a cause for deep satisfaction that, just a few weeks ago, full diplomatic relations were established between the Holy See and the Russian Federation. The recent visit of the President of the Socialist Republic of Vietnam was likewise very significant; Vietnam is a country close to my heart, where the Church is celebrating her centuries-long presence by a Jubilee Year. In this spirit of openness, throughout 2009 I met many political leaders from all over the world; I also visited some of them and would like to continue to do so, insofar as is possible.

The Church is open to everyone because, in God, she lives for others! She thus shares deeply in the fortunes of humanity, which in this new year continues to be marked by the dramatic crisis of the global economy and consequently a serious and widespread social instability. In my Encyclical Caritas in Veritate, I invited everyone to look to the deeper causes of this situation: in the last analysis, they are to be found in a current self-centred and materialistic way of thinking which fails to acknowledge the limitations inherent in every creature. Today I would like to stress that the same way of thinking also endangers creation. Each of us could probably cite an example of the damage that this has caused to the environment the world over. I will offer an example, from any number of others, taken from the recent history of Europe. Twenty years ago, after the fall of the Berlin wall and the collapse of the materialistic and atheistic regimes which had for several decades dominated a part of this continent, was it not easy to assess the great harm which an economic system lacking any reference to the truth about man had done not only to the dignity and freedom of individuals and peoples, but to nature itself, by polluting soil, water and air? The denial of God distorts the freedom of the human person, yet it also devastates creation. It follows that the protection of creation is not principally a response to an aesthetic need, but much more to a moral need, in as much as nature expresses a plan of love and truth which is prior to us and which comes from God.

For this reason I share the growing concern caused by economic and political resistance to combatting the degradation of the environment. This problem was evident even recently, during the XV Session of the Conference of the States Parties to the United Nations Framework Convention on Climate Change held in Copenhagen from 7 to 18 December last. I trust that in the course of this year, first in Bonn and later in Mexico City, it will be possible to reach an agreement for effectively dealing with this question. The issue is all the more important in that the very future of some nations is at stake, particularly some island states.

It is proper, however, that this concern and commitment for the environment should be situated within the larger framework of the great challenges now facing mankind. If we wish to build true peace, how can we separate, or even set at odds, the protection of the environment and the protection of human life, including the life of the unborn? It is in man’s respect for himself that his sense of responsibility for creation is shown. As Saint Thomas Aquinas has taught, man represents all that is most noble in the universe (cf. Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3). Furthermore, as I noted during the recent FAO World Summit on Food Security, "the world has enough food for all its inhabitants" (Address of 16 November 2009, No. 2) provided that selfishness does not lead some to hoard the goods which are intended for all.

I would like to stress again that the protection of creation calls for an appropriate management of the natural resources of different countries and, in the first place, of those which are economically disadvantaged. I think of the continent of Africa, which I had the joy of visiting last March during my journey to Cameroon and Angola, and which was the subject of the deliberations of the recent Special Assembly of the Synod of Bishops. The Synod Fathers pointed with concern to the erosion and desertification of large tracts of arable land as a result of overexploitation and environmental pollution (cf. Propositio 22). In Africa, as elsewhere, there is a need to make political and economic decisions which ensure "forms of agricultural and industrial production capable of respecting creation and satisfying the primary needs of all" (Message for the 2010 World Day of Peace, No. 10).

How can we forget, for that matter, that the struggle for access to natural resources is one of the causes of a number of conflicts, not least in Africa, as well as a continuing threat elsewhere? For this reason too, I forcefully repeat that to cultivate peace, one must protect creation! Furthermore, there are still large areas, for example in Afghanistan or in some countries of Latin America, where agriculture is unfortunately still linked to the production of narcotics, and is a not insignificant source of employment and income. If we want peace, we need to preserve creation by rechanneling these activities; I once more urge the international community not to become resigned to the drug trade and the grave moral and social problems which it creates.

Ladies and Gentlemen, the protection of creation is indeed an important element of peace and justice! Among the many challenges which it presents, one of the most serious is increased military spending and the cost of maintaining and developing nuclear arsenals. Enormous resources are being consumed for these purposes, when they could be spent on the development of peoples, especially those who are poorest. For this reason I firmly hope that, during the Nuclear Non-Proliferation Treaty Review Conference to be held this May in New York, concrete decisions will be made towards progressive disarmament, with a view to freeing our planet from nuclear arms. More generally, I deplore the fact that arms production and export helps to perpetuate conflicts and violence, as in Darfur, in Somalia or in the Democratic Republic of the Congo. Together with the inability of the parties directly involved to step back from the spiral of violence and pain spawned by these conflicts, there is the apparent powerlessness of other countries and the international organizations to restore peace, to say nothing of the indifference, amounting practically to resignation, of public opinion worldwide. There is no need to insist on the extent to which such conflicts damage and degrade the environment. Finally, how can I fail to mention terrorism, which endangers countless innocent lives and generates widespread anxiety. On this solemn occasion, I would like to renew the appeal which I made during the Angelus prayer of 1 January last to all those belonging to armed groups, of whatever kind, to abandon the path of violence and to open their hearts to the joy of peace.

The grave acts of violence to which I have just alluded, combined with the scourges of poverty, hunger, natural disasters and the destruction of the environment, have helped to swell the ranks of those who migrate from their native land. Given the extent of this exodus, I wish to exhort the various civil authorities to carry on their work with justice, solidarity and foresight. Here I wish to speak in particular of the Christians of the Middle East. Beleaguered in various ways, even in the exercise of their religious freedom, they are leaving the land of their forebears, where the Church took root during the earliest centuries. To offer them encouragement and to make them feel the closeness of their brothers and sisters in faith, I have convened for next autumn a Special Assembly of the Synod of Bishops on the Middle East.

Ladies and Gentlemen, to this point I have alluded only to a few aspects of the problem of the environment. Yet the causes of the situation which is now evident to everyone are of the moral order, and the question must be faced within the framework of a great programme of education aimed at promoting an effective change of thinking and at creating new lifestyles. The community of believers can and wants to take part in this, but, for it to do so, its public role must be recognized. Sadly, in certain countries, mainly in the West, one increasingly encounters in political and cultural circles, as well in the media, scarce respect and at times hostility, if not scorn, directed towards religion and towards Christianity in particular. It is clear that if relativism is considered an essential element of democracy, one risks viewing secularity solely in the sense of excluding or, more precisely, denying the social importance of religion. But such an approach creates confrontation and division, disturbs peace, harms human ecology and, by rejecting in principle approaches other than its own, finishes in a dead end. There is thus an urgent need to delineate a positive and open secularity which, grounded in the just autonomy of the temporal order and the spiritual order, can foster healthy cooperation and a spirit of shared responsibility. Here I think of Europe, which, now that the Lisbon Treaty has taken effect, has entered a new phase in its process of integration, a process which the Holy See will continue to follow with close attention. Noting with satisfaction that the Treaty provides for the European Union to maintain an "open, transparent and regular" dialogue with the Churches (Art. 17), I express my hope that in building its future, Europe will always draw upon the wellsprings of its Christian identity. As I said during my Apostolic Visit last September to the Czech Republic, Europe has an irreplaceable role to play "for the formation of the conscience of each generation and the promotion of a basic ethical consensus that serves every person who calls this continent ‘home’ " (Meeting with Political and Civil Authorities and with the Diplomatic Corps, 26 September 2009).

To carry our reflection further, we must remember that the problem of the environment is complex; one might compare it to a multifaceted prism. Creatures differ from one another and can be protected, or endangered, in different ways, as we know from daily experience. One such attack comes from laws or proposals which, in the name of fighting discrimination, strike at the biological basis of the difference between the sexes. I am thinking, for example, of certain countries in Europe or North and South America. Saint Columban stated that: "If you take away freedom, you take away dignity" (Ep. 4 ad Attela, in S. Columbani Opera, Dublin, 1957, p. 34). Yet freedom cannot be absolute, since man is not himself God, but the image of God, God’s creation. For man, the path to be taken cannot be determined by caprice or willfulness, but must rather correspond to the structure willed by the Creator.

The protection of creation also entails other challenges, which can only be met by international solidarity. I think of the natural disasters which this past year have sown death, suffering and destruction in the Philippines, Vietnam, Laos, Cambodia and Taiwan. Nor can I pass over Indonesia and, closer to us, the Abruzzi region, hit by devastating earthquakes. Faced with events like these, generous aid should never be lacking, since the life itself of God’s children is at stake. Yet, in addition to solidarity, the protection of creation also calls for concord and stability between states. Whenever disagreements and conflicts arise among them, in order to defend peace they must tenaciously pursue the path of constructive dialogue. This is what happened twenty-five years ago with the Treaty of Peace and Friendship between Argentina and Chile, reached thanks to the mediation of the Apostolic See. That Treaty has borne abundant fruit in cooperation and prosperity which have in some way benefited all of Latin America. In this same area of the world, I am pleased by the rapprochement upon which Columbia and Ecuador have embarked after several months of tension. Closer to us, I am gratified by the agreement concluded between Croatia and Slovenia on arbitration regarding their sea and land borders. I am also pleased by the accord between Armenia and Turkey for the re-establishment of diplomatic relations, and I express my hope that, through dialogue, relations will improve among all the countries of the southern Caucasus. In the course of my pilgrimage to the Holy Land, I urgently appealed to the Israelis and the Palestinians to dialogue and to respect each others’ rights. Once again I call for a universal recognition of the right of the State of Israel to exist and to enjoy peace and security within internationally recognized borders. Likewise, the right of the Palestinian people to a sovereign and independent homeland, to live in dignity and to enjoy freedom of movement, ought to be recognized. I would also like to request the support of everyone for the protection of the identity and sacred character of Jerusalem, and of its cultural and religious heritage, which is of universal value. Only thus will this unique city, holy yet deeply afflicted, be a sign and harbinger of that peace which God desires for the whole human family. Out of love for the dialogue and peace which protect creation, I exhort the government leaders and the citizens of Iraq to overcome their divisions and the temptation to violence and intolerance, in order to build together the future of their country. The Christian communities also wish to make their own contribution, but if this is to happen, they need to be assured respect, security and freedom. Pakistan has been also hard hit by violence in recent months and certain episodes were directly aimed at the Christian minority. I ask that everything be done to avoid the reoccurrence of such acts of aggression, and to ensure that Christians feel fully a part of the life of their country. In speaking of acts of violence against Christians, I cannot fail to mention also the deplorable attack which the Egyptian Coptic community suffered in recent days, during its celebration of Christmas. Concerning Iran, I express my hope that through dialogue and cooperation joint solutions will be found on the national as well as the international level. I encourage Lebanon, which has emerged from a lengthy political crisis, to continue along the path of concord. I hope that Honduras, after a period of uncertainty and unrest, will move towards a recovery of normal political and social life. I desire the same for Guinea and Madagascar with the effective and disinterested aid of the international community.

Ladies and Gentlemen, at the end of this rapid overview which, due to its brevity, cannot mention every situation worthy of note, I am reminded of the words of the Apostle Paul, for whom "all creation groans and is in agony" and "we ourselves groan inwardly" (Rom 8:20-23). There is so much suffering in our world, and human selfishness continues in many ways to harm creation. For this reason, the yearning for salvation which affects all creation is that much more intense and present in the hearts of all men and women, believers and non-believers alike. The Church points out that the response to this aspiration is Christ "the firstborn of all creation, for in him all things in heaven and on earth were created" (Col 1:15-16). Looking to him, I exhort every person of good will to work confidently and generously for the sake of human dignity and freedom. May the light and strength of Jesus help us to respect human ecology, in the knowledge that natural ecology will likewise benefit, since the book of nature is one and indivisible. In this way we will be able to build peace, today and for the sake of generations to come. To all I wish a Happy New Year!

[00037-02.01] [Original text: French]

TRADUZIONE IN LINGUA ITALIANA

Eccellenze,

Signore e Signori,

E’ per me motivo di grande gioia questo incontro tradizionale d’inizio d’anno, due settimane dopo la celebrazione della nascita del Verbo incarnato. Come abbiamo proclamato nella liturgia: "Nel mistero adorabile del Natale, Egli, Verbo invisibile, apparve visibilmente nella nostra carne, e generato prima dei secoli, cominciò ad esistere nel tempo, per assumere in sé tutto il creato e sollevarlo dalla sua caduta" (Prefazio II del Natale). A Natale, quindi, abbiamo contemplato il mistero di Dio e quello della creazione; mediante l’annuncio degli angeli ai pastori ci è giunta la buona novella della salvezza dell’uomo e del rinnovamento dell’intero universo. Per questa ragione, nel Messaggio per la Giornata Mondiale della Pace di quest’anno, ho invitato tutti gli uomini di buona volontà, ai quali gli angeli hanno promesso giustamente la pace, a custodire il creato. Ed è in questo stesso spirito che sono lieto di salutare ciascuno di Voi, in particolare coloro che sono presenti per la prima volta a questa cerimonia. Vi ringrazio sentitamente per i voti augurali, di cui si è fatto interprete il vostro Decano, il Signor Ambasciatore Alejandro Valladares Lanza, e Vi rinnovo il mio vivo apprezzamento per la missione che svolgete presso la Santa Sede. Attraverso di Voi, desidero far giungere il mio cordiale saluto e augurio di pace e prosperità alle Autorità e a tutti gli abitanti dei Paesi che Voi degnamente rappresentate. Il mio pensiero si estende, anche, a tutte le altre Nazioni della terra: il Successore di Pietro mantiene le sue porte aperte a tutti e con tutti desidera avere relazioni che contribuiscano al progresso della famiglia umana. Da qualche settimana, sono state stabilite piene relazioni diplomatiche tra la Santa Sede e la Federazione Russa: è questo un motivo di profonda soddisfazione. Allo stesso modo, è stata molto significativa la visita che mi ha reso recentemente il Presidente della Repubblica Socialista del Vietnam, Paese che è caro al mio cuore e nel quale la Chiesa sta celebrando la sua plurisecolare presenza con un Anno giubilare. Con tale spirito di apertura, nel corso del 2009, ho ricevuto numerose personalità politiche, provenienti da diversi Paesi; ho anche visitato alcuni di essi e mi propongo in futuro, nella misura del possibile, di continuare a farlo.

La Chiesa è aperta a tutti, perché – in Dio - esiste per gli altri! Pertanto essa partecipa intensamente alle sorti dell’umanità, che in questo anno appena iniziato, appare ancora segnata dalla drammatica crisi che ha colpito l’economia mondiale e ha provocato una grave e diffusa instabilità sociale. Con l’Enciclica Caritas in veritate ho invitato ad individuare le radici profonde di tale situazione: in ultima analisi, esse risiedono nella mentalità corrente egoistica e materialistica, dimentica dei limiti propri a ciascuna creatura. Oggi mi preme sottolineare che questa stessa mentalità minaccia anche il creato. Ciascuno di noi, probabilmente, potrebbe citare qualche esempio dei danni che essa arreca all’ambiente, in ogni parte del mondo. Ne cito uno, tra i tanti, dalla storia recente dell’Europa: vent’anni fa, quando cadde il Muro di Berlino e quando crollarono i regimi materialisti ed atei che avevano dominato lungo diversi decenni una parte di questo Continente, non si è potuto avere la misura delle profonde ferite che un sistema economico privo di riferimenti fondati sulla verità dell’uomo aveva inferto, non solo alla dignità e alla libertà delle persone e dei popoli, ma anche alla natura, con l’inquinamento del suolo, delle acque e dell’aria? La negazione di Dio sfigura la libertà della persona umana, ma devasta anche la creazione! Ne consegue che la salvaguardia del creato non risponde in primo luogo ad un’esigenza estetica, ma anzitutto a un’esigenza morale, perché la natura esprime un disegno di amore e di verità che ci precede e che viene da Dio.

Pertanto, condivido la maggiore preoccupazione che causano le resistenze di ordine economico e politico alla lotta contro il degrado dell’ambiente. Si tratta di difficoltà che si sono potute constatare ancora di recente durante la XV Sessione della Conferenza degli Stati parte alla Convenzione delle Nazioni Unite sui cambiamenti climatici, svoltasi dal 7 al 18 dicembre scorso a Copenaghen. Auspico che, nell’anno corrente, prima a Bonn e poi a Città del Messico, sia possibile giungere ad un accordo per affrontare tale questione in modo efficace. La posta in gioco è tanto più importante perché ne va del destino stesso di alcune Nazioni, in particolare, alcuni Stati insulari.

Occorre, tuttavia, che tale attenzione e tale impegno per l’ambiente siano bene inquadrati nell’insieme delle grandi sfide che si pongono all’umanità. Se, infatti, si vuole edificare una vera pace, come sarebbe possibile separare, o addirittura contrapporre la salvaguardia dell’ambiente a quella della vita umana, compresa la vita prima della nascita? E’ nel rispetto che la persona umana nutre per se stessa che si manifesta il suo senso di responsabilità verso il creato. Perché, come insegna S. Tommaso d’Aquino, l’uomo rappresenta quanto c’è di più nobile nell’universo (cfr. Summa Theologiae, I, q.29, a.3). Inoltre, come ho ricordato al recente Vertice Mondiale della FAO sulla Sicurezza alimentare, "la terra può sufficientemente nutrire tutti i suoi abitanti" (Discorso del 16 novembre 2009, 2), purché l’egoismo non porti alcuni ad accaparrarsi i beni destinati a tutti!

Vorrei sottolineare ancora che la salvaguardia della creazione implica una corretta gestione delle risorse naturali dei paesi, in primo luogo, di quelli economicamente svantaggiati. Il mio pensiero va al Continente africano, che ho avuto la gioia di visitare nel marzo scorso, recandomi in Camerun ed Angola, ed al quale sono stati dedicati i lavori della recente Assemblea Speciale del Sinodo dei Vescovi. I Padri sinodali hanno segnalato con preoccupazione l’erosione e la desertificazione di larghe zone di terra coltivabile, a causa dello sfruttamento sconsiderato e dell’inquinamento dell’ambiente (cfr. Propositio n. 22). In Africa, come altrove, è necessario adottare scelte politiche ed economiche che assicurino "forme di produzione agricola e industriale rispettose dell’ordine della creazione e soddisfacenti per i bisogni primari di tutti" (Messaggio per la Giornata Mondiale della Pace 2010, 10).

Come dimenticare, poi, che la lotta per l’accesso alle risorse naturali è una delle cause di vari conflitti, tra gli altri in Africa, così come la sorgente di un rischio permanente in altre situazioni? Anche per questa ragione ripeto con forza che, per coltivare la pace, bisogna custodire il creato! D’altra parte ci sono ancora vaste estensioni di terra, per esempio in Afghanistan ed in alcuni paesi dell’America Latina, dove purtroppo l’agricoltura è ancora legata alla produzione di droga e costituisce una fonte non trascurabile di occupazione e di sostentamento. Se si vuole la pace, occorre custodire il creato con la riconversione di tali attività. Chiedo perciò alla comunità internazionale, ancora una volta, che non si rassegni al traffico della droga ed ai gravi problemi morali e sociali che essa genera.

Sì, Signore e Signori, la custodia del creato è un importante fattore di pace e di giustizia! Fra le tante sfide che essa lancia, una delle più gravi è quella dell’aumento delle spese militari, nonché quella del mantenimento o dello sviluppo degli arsenali nucleari. Ciò assorbe ingenti risorse, che potrebbero, invece, essere destinate allo sviluppo dei Popoli, soprattutto di quelli più poveri. Confido, fermamente, che nella Conferenza di esame del Trattato di Non-Proliferazione nucleare, in programma per il maggio prossimo a New York, vengano prese decisioni efficaci in vista di un progressivo disarmo, che porti a liberare il pianeta dalle armi nucleari. Più in generale, deploro che la produzione e l’esportazione di armi contribuiscano a perpetuare conflitti e violenze, come quelli nel Darfur, in Somalia e nella Repubblica Democratica del Congo. All’incapacità delle parti direttamente coinvolte di sottrarsi alla spirale di violenza e di dolore generata da questi conflitti, si aggiunge l’apparente impotenza degli altri Paesi e delle Organizzazioni internazionali a riportare la pace, senza contare l’indifferenza quasi rassegnata dell’opinione pubblica mondiale. Non occorre poi sottolineare come tali conflitti danneggino e degradino l’ambiente. Come, infine, non menzionare il terrorismo che mette in pericolo un così gran numero di vite innocenti e provoca un diffuso senso di angoscia? In questa solenne circostanza, desidero rinnovare l’appello che ho lanciato il 1° gennaio durante la preghiera dell’Angelus a quanti fanno parte di gruppi armati di qualsiasi tipo affinché abbandonino la strada della violenza e aprano il loro cuore alla gioia della pace.

Le gravi violenze che ho appena evocato, unite ai flagelli della povertà e della fame, come pure alle catastrofi naturali ed al degrado ambientale, contribuiscono ad ingrossare le fila di quanti abbandonano la propria terra. Di fronte a tale esodo, invito le Autorità civili, che vi sono coinvolte a diverso titolo, ad agire con giustizia, solidarietà e lungimiranza. In particolare, vorrei menzionare i Cristiani in Medio Oriente: colpiti in varie maniere, fin nell’esercizio della loro libertà religiosa, essi lasciano la terra dei loro padri in cui si è sviluppata la Chiesa dei primi secoli. E’ per offrire loro un sostegno e per far loro sentire la vicinanza dei fratelli nella fede, che ho convocato, per l’autunno prossimo, l’Assemblea Speciale del Sinodo dei Vescovi sul Medio Oriente.

Signore e Signori Ambasciatori, quelle che ho tracciato finora sono soltanto alcune delle dimensioni connesse con la problematica ambientale. Tuttavia, le radici della situazione che è sotto gli occhi di tutti, sono di ordine morale e la questione deve essere affrontata nel quadro di un grande sforzo educativo, per promuovere un effettivo cambiamento di mentalità ed instaurare nuovi stili di vita. Di ciò può e vuole essere partecipe la comunità dei credenti, ma perché ciò sia possibile, bisogna che se ne riconosca il ruolo pubblico. Purtroppo, in alcuni Paesi, soprattutto occidentali, si diffondono, negli ambienti politici e culturali, come pure nei mezzi di comunicazione, un sentimento di scarsa considerazione, e, talvolta, di ostilità, per non dire di disprezzo verso la religione, in particolare quella cristiana. E’ chiaro che, se il relativismo è concepito come un elemento costitutivo essenziale della democrazia, si rischia di concepire la laicità unicamente in termini di esclusione o, meglio, di rifiuto dell’importanza sociale del fatto religioso. Un tale approccio crea tuttavia scontro e divisione, ferisce la pace, inquina l’"ecologia umana" e, rifiutando, per principio, le attitudini diverse dalla propria, si trasforma in una strada senza uscita. Urge, pertanto, definire una laicità positiva, aperta, che, fondata su una giusta autonomia tra l’ordine temporale e quello spirituale, favorisca una sana collaborazione e un senso di responsabilità condivisa. In questa prospettiva, io penso all’Europa, che con l’entrata in vigore del Trattato di Lisbona ha iniziato una nuova fase del suo processo di integrazione, che la Santa Sede continuerà a seguire con rispetto e con benevola attenzione. Nel rilevare con soddisfazione che il Trattato prevede che l’Unione Europea mantenga con le Chiese un dialogo "aperto, trasparente e regolare" (art. 17), auspico che, nella costruzione del proprio avvenire, l’Europa sappia sempre attingere alle fonti della propria identità cristiana. Come ho rimarcato durante il mio viaggio apostolico del settembre scorso nella Repubblica Ceca, essa ha un ruolo insostituibile "per la formazione della coscienza di ogni generazione e per la promozione di un consenso etico di fondo, al servizio di ogni persona che chiama questo continente «casa»!" (Discorso alle autorità civili e al corpo diplomatico, 26 settembre 2009).

Proseguendo nella nostra riflessione, è necessario rilevare che la problematica dell’ambiente è complessa. Si potrebbe dire che è un prisma dalle molte sfaccettature. Le creature sono differenti le une dalle altre e possono essere protette, o, al contrario, messe in pericolo, in modi diversi, come ci mostra l’esperienza quotidiana. Uno di tali attacchi proviene da leggi o progetti, che, in nome della lotta contro la discriminazione, colpiscono il fondamento biologico della differenza fra i sessi. Mi riferisco, per esempio, ad alcuni Paesi europei o del Continente americano. "Se togli la libertà, togli la dignità", come disse S. Colombano (Epist. n.4 ad Attela, in S. Columbani opera, Dublin 1957, p. 34.) Tuttavia, la libertà non può essere assoluta, perché l’Uomo non è Dio, ma immagine di Dio, sua creatura. Per l’uomo, il cammino da seguire non può quindi essere l’arbitrio, o il desiderio, ma deve consistere, piuttosto, nel corrispondere alla struttura voluta dal Creatore.

La salvaguardia della creazione comporta anche altre sfide, alle quali non si può rispondere che attraverso la solidarietà internazionale. Penso alle catastrofi naturali, che durante l’anno scorso hanno seminato morti, sofferenze e distruzioni nelle Filippine, in Vietnam, nel Laos, in Cambogia e nell’isola di Taiwan. Come non ricordare poi l’Indonesia, e, più vicino a noi, la regione dell’Abruzzo, scosse da devastanti terremoti? Di fronte a simili eventi non deve venire meno l’aiuto generoso, perché la vita stessa delle creature di Dio è in gioco. Ma la salvaguardia della creazione, oltre che della solidarietà, ha bisogno anche della concordia e della stabilità degli Stati. Quando insorgono divergenze ed ostilità fra questi ultimi, per difendere la pace debbono perseguire con tenacia la via di un dialogo costruttivo. E’ quanto avvenne venticinque anni or sono con il Trattato di Pace ed Amicizia fra Argentina e Cile, che fu raggiunto grazie alla mediazione della Sede Apostolica. Esso ha portato abbondanti frutti di collaborazione e prosperità, di cui ha beneficiato, in qualche modo, l’intera America Latina. In questa stessa parte del mondo, sono lieto del riavvicinamento intrapreso da Colombia ed Ecuador, dopo parecchi mesi di tensione. Più vicino a noi, mi compiaccio dell’intesa conclusa tra Croazia e Slovenia a proposito dell’arbitrato relativo alle loro frontiere marittime e terrestri. Mi rallegro, altresì, dell’accordo tra Armenia e Turchia, in vista della ripresa delle loro relazioni diplomatiche, ed auspico che attraverso il dialogo, i rapporti fra tutti i Paesi del Caucaso meridionale migliorino. Durante il mio pellegrinaggio in Terra Santa, ho richiamato in modo pressante Israeliani e Palestinesi a dialogare e a rispettare i diritti dell’altro. Ancora una volta levo la mia voce, affinché sia universalmente riconosciuto il diritto dello Stato di Israele ad esistere e a godere di pace e sicurezza entro confini internazionalmente riconosciuti. E che, ugualmente, sia riconosciuto il diritto del Popolo palestinese ad una patria sovrana e indipendente, a vivere con dignità e a potersi spostare liberamente. Mi preme, inoltre, sollecitare il sostegno di tutti perché siano protetti l’identità e il carattere sacro di Gerusalemme, la sua eredità culturale e religiosa, il cui valore è universale. Solo così questa città unica, santa e tormentata, potrà essere segno e anticipazione della pace che Dio desidera per l’intera famiglia umana! Per amore del dialogo e della pace, che salvaguardano la creazione, esorto i governanti e i cittadini dell’Iraq ad oltrepassare le divisione, la tentazione della violenza e l’intolleranza, per costruire insieme l’avvenire del loro Paese. Anche le comunità cristiane vogliono dare il loro contributo, ma perché ciò sia possibile, bisogna che sia loro assicurato rispetto, sicurezza e libertà. Anche il Pakistan è stato duramente colpito dalla violenza in questi ultimi mesi e alcuni episodi hanno preso di mira direttamente la minoranza cristiana. Domando che si compia ogni sforzo affinché tali aggressioni non si ripetano e i cristiani possano sentirsi pienamente integrati nella vita del loro Paese. Trattando delle violenze contro i cristiani, non posso non menzionare, peraltro, i deplorevoli attentati di cui sono state vittime le Comunità copte egiziane in questi ultimi giorni, proprio quando stavano celebrando il Natale. Per quanto riguarda l’Iran, auspico che attraverso il dialogo e la collaborazione, si raggiungano soluzioni condivise, sia a livello nazionale che sul piano internazionale. Al Libano, che ha superato una lunga crisi politica, auguro di proseguire sempre sulla via della concordia. Confido che l’Honduras, dopo un periodo di incertezza e trepidazione, si incammini verso una ritrovata normalità politica e sociale. E lo stesso mi auguro che si realizzi in Guinea ed in Madagascar, con l’aiuto effettivo e disinteressato della comunità internazionale.

Signore e Signori Ambasciatori, al termine di questo rapido giro d’orizzonte, che, a motivo della brevità non può soffermarsi su tutte le situazioni pur meritevoli di menzione, mi tornano alla mente le parole dell’Apostolo Paolo, secondo cui "la creazione geme e soffre" e "anche noi… gemiamo interiormente" ( Rm 8,22-23). Sì, c’è tanta sofferenza nell’umanità e l’egoismo umano ferisce la creazione in molteplici modi. Per questo l’attesa di salvezza, che tocca tutta quanta la creazione, è ancor più intensa ed è presente nel cuore di tutti, credenti e non credenti. La Chiesa indica che la risposta a tale anelito è il Cristo, il "primogenito di tutta la creazione, perché in lui furono create tutte le cose nei cieli e sulla terra" (Col 1,15-16). Fissando lo sguardo su di Lui, esorto ogni persona di buona volontà ad operare con fiducia e generosità per la dignità e la libertà dell’uomo. Che la luce e la forza di Gesù ci aiutino a rispettare l’"ecologia umana", consapevoli che anche l’ecologia ambientale ne trarrà beneficio, poiché il libro della natura è uno ed indivisibile. E’ così che potremo consolidare la pace, oggi e per le generazioni che verranno. Buon Anno a tutti!

[00037-01.01] [Testo originale: Francese]

TRADUZIONE IN LINGUA SPAGNOLA

Excelencias,

Señoras y Señores

Este tradicional encuentro al comienzo del año, dos semanas después de la celebración del nacimiento del Verbo encarnado, representa para mí una gran alegría. Como hemos proclamado en la liturgia, en el misterio de la Navidad, «el que era invisible en su naturaleza se hace visible al adoptar la nuestra; el eterno, engendrado antes del tiempo, comparte nuestra vida temporal para asumir en sí todo lo creado, para reconstruir lo que estaba caído y restaurar de este modo el universo» (Prefacio II de Navidad). Por tanto, en Navidad, hemos contemplado el misterio de Dios y el de la creación: por el anuncio de los ángeles a los pastores hemos conocido la buena nueva de la salvación del hombre y de la renovación de todo el universo. Por eso, en el Mensaje para la Jornada Mundial de la Paz de ese año, he invitado a todas las personas de buena voluntad, a las que los ángeles prometieron precisamente la paz, a proteger la creación. Con este mismo espíritu, me complace saludaros con afecto, en particular a los que participáis por primera vez en esta ceremonia. Agradezco vivamente los sentimientos de los que se ha hecho intérprete vuestro decano, el Señor Embajador Alejandro Valladares Lanza, y os manifiesto de nuevo mi aprecio por la misión que desarrolláis ante la Santa Sede. A través de vosotros, deseo enviar un cordial saludo y mis deseos de paz y bienestar a las Autoridades y a todos los habitantes de los países que dignamente representáis. Pienso también en las demás naciones de la tierra: el Sucesor de Pedro tiene su puerta abierta a todos y desea establecer con todos relaciones que contribuyan al progreso de la familia humana. Desde hace algunas semanas, se han establecido plenas relaciones diplomáticas entre la Santa Sede y la Federación Rusa, y esto es un motivo de profunda satisfacción. Ha sido también muy significativa la visita que me ha hecho recientemente el Presidente de la República Socialista de Vietnam, país que siento muy cercano, donde la Iglesia celebra su presencia multisecular con un Año Jubilar. Con este espíritu de apertura, he recibido durante el año 2009 a numerosas personalidades políticas de diversos países; he visitado algunos de ellos y me propongo continuar haciéndolo en el futuro, en la medida de lo posible.

La Iglesia está abierta a todos porque, en Dios, ella existe para los demás. Ella, por tanto, comparte intensamente la suerte de la humanidad que, en este año apenas comenzado, aparece todavía marcada por la crisis dramática que ha golpeado la economía mundial, provocando una grave y vasta inestabilidad social. En la Encíclica «Caritas in veritate», he invitado a buscar las raíces profundas de esta situación, que se encuentran, a fin de cuentas, en la vigente mentalidad egoísta y materialista, que no tiene en cuenta los límites inherentes a toda criatura. Quisiera subrayar hoy que dicha mentalidad amenaza también a la creación. Cada uno de nosotros podría citar, probablemente, algún ejemplo de los daños que ella produce en el medio ambiente en todas las partes del mundo. Cito uno, entre tantos otros, de la historia reciente de Europa: hace veinte años, cuando cayó el muro de Berlín y se derrumbaron los regímenes materialistas y ateos que habían dominado durante varios decenios una parte de este continente, ¿acaso no fue posible calcular el alcance de las profundas heridas que un sistema económico carente de referencias fundadas en la verdad del hombre había infligido, no sólo a la dignidad y a la libertad de las personas y de los pueblos, sino también a la naturaleza, con la contaminación de la tierra, las aguas y el aire? La negación de Dios desfigura la libertad de la persona humana, y devasta también la creación. Por consiguiente, la salvaguardia de la creación no responde primariamente a una exigencia estética, sino más bien a una exigencia moral, puesto que la naturaleza manifiesta un designio de amor y de verdad que nos precede y que viene de Dios.

Por eso comparto la gran preocupación que causa la resistencia de orden económico y político a la lucha contra el deterioro del ambiente. Se trata de dificultades que se han podido constatar aun recientemente, durante la XV Sesión de la Conferencia de las Partes de la Convención Marco de las Naciones Unidas sobre el cambio climático, que tuvo lugar en Copenhague del 7 al 18 de diciembre pasado. Espero que a lo largo de este año, primero en Bonn y después en México, sea posible llegar a un acuerdo para afrontar esta cuestión de un modo eficaz. Se trata de algo muy importante puesto que lo que está en juego es el destino mismo de algunas naciones, en particular ciertos Estados insulares.

Sin embargo, conviene que esta atención y compromiso por el ambiente esté bien establecido en el conjunto de los grandes desafíos a los que se enfrenta la humanidad. Si se quiere construir una paz verdadera, ¿cómo se puede separar, o incluso oponer, la protección del ambiente y la de la vida humana, comprendida la vida antes del nacimiento? En el respeto de la persona humana hacia ella misma es donde se manifiesta su sentido de responsabilidad por la creación. Pues, como enseña santo Tomás de Aquino, el hombre representa lo más noble del universo (cf. Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3). Además, como ya recordé en la reciente Cumbre Mundial de la FAO sobre la Seguridad Alimentaria, «la tierra puede alimentar suficientemente a todos sus habitantes» (Discurso, 16 noviembre 2009, n. 2), con tal de que el egoísmo no lleve a algunos a acaparar los bienes destinados a todos.

Quisiera subrayar, además, que la salvaguardia de la creación implica una gestión correcta de los recursos naturales de los países y, en primer lugar, de los más desfavorecidos económicamente. Pienso en el continente africano, que tuve la dicha de visitar en el pasado mes de marzo, en mi viaje a Camerún y Angola, y al que se dedicaron los trabajos de la reciente Asamblea especial del Sínodo de Obispos. Los Padres sinodales señalaron con preocupación la erosión y la desertificación de grandes extensiones de tierra de cultivo, a causa de una explotación desmedida y de la contaminación del medio ambiente (cf. Propositio 22). En África, como en otras partes, es necesario adoptar medidas políticas y económicas que garanticen «formas de producción agrícola e industrial que respeten el orden de la creación y satisfagan las necesidades primarias de todos» (Mensaje para la Jornada Mundial de la Paz 2010, n. 10).

Por otra parte, ¿cómo olvidar que la lucha por acceder a los recursos naturales es una de las causas de numerosos conflictos, particularmente en África, así como una fuente de riesgo permanente en otros casos? Por este motivo, repito con firmeza que, para cultivar la paz, hay que proteger la creación. Además, hay todavía extensas zonas, por ejemplo en Afganistán o en ciertos países de Latinoamérica, donde la agricultura, lamentablemente relacionada todavía con la producción de droga, es una fuente nada despreciable de empleo y subsistencia. Si se quiere la paz, hay que preservar la creación mediante la reconversión de dichas actividades y, una vez más, quisiera pedir a la comunidad internacional que no se resigne al tráfico de drogas y a los graves problemas morales y sociales que esto produce.

Señoras y Señores, la protección de la creación es un factor importante de paz y justicia. Entre los numerosos retos que esta protección plantea, uno de los más graves es el del aumento de los gastos militares, así como el del mantenimiento y desarrollo de los arsenales nucleares. Este objetivo absorbe ingentes recursos económicos que podrían ser destinados al desarrollo de los pueblos, sobre todo de los más pobres. En este sentido, espero firmemente que, en la Conferencia de examen del Tratado de no proliferación de armas nucleares, que tendrá lugar el próximo mes de mayo en Nueva York, se tomen decisiones eficaces con vistas a un desarme progresivo, que tienda a liberar el planeta de armas nucleares. En general, deploro que la producción y la exportación de armas contribuya a perpetuar conflictos y violencias, como en Darfur, Somalia o en la República Democrática del Congo. A la incapacidad de las partes directamente implicadas para evitar la espiral de violencia y dolor producida por estos conflictos, se añade la aparente impotencia de otros países y Organizaciones internacionales para restablecer la paz, sin contar la indiferencia casi resignada de la opinión pública mundial. No es necesario subrayar cuánto perjudican y degradan estos conflictos al medio ambiente. Asimismo, se ha de mencionar el terrorismo, que pone en peligro muchas vidas inocentes y causa una difusa ansiedad. En esta solemne ocasión, quisiera renovar el llamamiento que hice el 1 de enero, en la oración del Ángelus, a todos los que pertenecen a cualquier grupo armado, para que abandonen el camino de la violencia y abran sus corazones al gozo de la paz.

Las graves violencias que acabo de evocar, unidas a las plagas de la pobreza y el hambre, así como a las catástrofes naturales y a la destrucción del medio ambiente, hacen que aumente el número de quienes abandonan sus propias tierras. Frente a dicho éxodo, deseo exhortar a las Autoridades civiles implicadas de un modo u otro a trabajar con justicia, solidaridad y clarividencia. Quisiera referirme aquí, en particular, a los cristianos de Oriente Medio. Amenazados de muchos modos, incluso en el ejercicio de su libertad religiosa, dejan la tierra de sus padres, donde creció la Iglesia de los primeros siglos. Con el fin de darles apoyo y hacerles sentir la cercanía de sus hermanos en la fe, he convocado para el próximo otoño una Asamblea especial del Sínodo de Obispos sobre Oriente Medio.

Señoras y Señores Embajadores, hasta aquí he evocado solamente algunos aspectos relacionados con el problema del medio ambiente. Las raíces de la situación que está a la vista de todos son, sin embargo, de tipo moral y la cuestión tiene que ser afrontada en el marco de un gran esfuerzo educativo, con el fin de promover un cambio efectivo de la mentalidad y establecer nuevos modelos de vida. La comunidad de los creyentes puede y quiere participar en ello, pero para hacerlo es necesario que se reconozca su papel público. Lamentablemente, en ciertos países, sobre todo occidentales, se difunde en ámbitos políticos y culturales, así como en los medios de comunicación social, un sentimiento de escasa consideración y a veces de hostilidad, por no decir de menosprecio, hacia la religión, en particular la religión cristiana. Es evidente que si se considera el relativismo como un elemento constitutivo esencial de la democracia se corre el riesgo de concebir la laicidad sólo en términos de exclusión o, más exactamente, de rechazo de la importancia social del hecho religioso. Dicho planteamiento, sin embargo, crea confrontación y división, hiere la paz, perturba la ecología humana y, rechazando por principio actitudes diferentes a la suya, se convierte en un callejón sin salida. Es urgente, por tanto, definir una laicidad positiva, abierta, y que, fundada en una justa autonomía del orden temporal y del orden espiritual, favorezca una sana colaboración y un espíritu de responsabilidad compartida. Desde este punto de vista, pienso en Europa que, con la entrada en vigor del Tratado de Lisboa, ha abierto una nueva fase de su proceso de integración, que la Santa Sede seguirá con respeto y cordial atención. Al observar con satisfacción que el Tratado prevé que la Unión Europea mantenga con las Iglesias un diálogo «abierto, transparente y regular» (art. 17), formulo mis votos para que Europa, en la construcción de su porvenir, encuentre continua inspiración en las fuentes de su propia identidad cristiana. Ésta, como ya afirmé en mi viaje apostólico a la República Checa el pasado mes de septiembre, tiene un papel insustituible «para la formación de la conciencia de cada generación y para la promoción de un consenso ético de fondo, al servicio de toda persona que a este continente lo llama "mi casa"» (Encuentro con las Autoridades civiles y el Cuerpo diplomático, 26 septiembre 2009).

Continuando con nuestra reflexión, es preciso señalar la complejidad del problema del medio ambiente. Se podría decir que se trata de un prisma con muchas caras. Las criaturas son diferentes unas de otras y, como nos muestra la experiencia cotidiana, se pueden proteger o, por el contrario, poner en peligro de muchas maneras. Uno de estos ataques proviene de leyes o proyectos que, en nombre de la lucha contra la discriminación, atentan contra el fundamento biológico de la diferencia entre los sexos. Me refiero, por ejemplo, a países europeos o del continente americano. Como dice San Columbano, «si eliminas la libertad, eliminas la dignidad» (Epist. 4 ad Attela, in S. Columbani Opera, Dublin, 1957, p. 34). Pero la libertad no puede ser absoluta, ya que el hombre no es Dios, sino imagen de Dios, su criatura. Para el hombre, el rumbo a seguir no puede ser fijado por la arbitrariedad o el deseo, sino que debe más bien consistir en la correspondencia con la estructura querida por el Creador.

La salvaguardia de la creación comporta también otros desafíos, a los que solamente se puede responder a través de la solidaridad internacional. Pienso en las catástrofes naturales que a lo largo del año pasado han sembrado muerte, sufrimiento y destrucción en Filipinas, Vietnam, Laos, Camboya y en la Isla de Taiwán. ¿Cómo no recordar también Indonesia y, muy cerca de nosotros, la región de los Abruzzos, golpeadas por devastadores temblores de tierra? Ante dichos acontecimientos, nunca debe faltar la asistencia generosa, pues está en juego la vida misma de las criaturas de Dios. Pero la salvaguardia de la creación, además de solidaridad, requiere también la concordia y estabilidad de los Estados. Cuando surgen divergencias y hostilidades entre ellos, para defender la paz, deben perseguir con tenacidad la vía de un diálogo constructivo. Esto es lo que sucedió hace 25 años con el Tratado de Paz y Amistad entre Argentina y Chile, concluido gracias a la mediación de la Sede Apostólica y del que se derivaron abundantes frutos de colaboración y prosperidad que, en cierta manera, beneficiaron a toda Latinoamérica. En esta misma parte del mundo, me alegra el acercamiento que Colombia y Ecuador han emprendido tras muchos meses de tensión. Más cerca de aquí, me alegro por el entendimiento logrado entre Croacia y Eslovenia a propósito del arbitraje relativo a sus fronteras marítimas y terrestres. Me alegro asimismo por el Acuerdo entre Armenia y Turquía con vistas a la reanudación de las relaciones diplomáticas y deseo también que a través del diálogo se mejoren las relaciones entre todos los países del Cáucaso meridional. Durante mi peregrinación a Tierra Santa, hice un llamamiento acuciante a Israelíes y Palestinos a dialogar y respetar los derechos del otro. Una vez más, alzo mi voz para que el derecho a la existencia del Estado de Israel sea reconocido por todos, así como a gozar de paz y seguridad en las fronteras reconocidas internacionalmente. Asimismo, que el pueblo palestino vea reconocido su derecho a una patria soberana e independiente, a vivir con dignidad y a desplazarse libremente. Quisiera, además, pedir el apoyo de todos para que sean protegidos la identidad y el carácter sagrado de Jerusalén, cuya herencia cultural y religiosa tiene un valor universal. Sólo así, esta ciudad única, santa y atormentada, podrá ser signo y anticipo de la paz que Dios desea para toda la familia humana. Por amor al diálogo y a la paz, que salvaguardan la creación, exhorto a los gobernantes y ciudadanos de Iraq a superar las divisiones, la tentación de la violencia e intolerancia, para construir juntos el futuro de su país. Las comunidades cristianas quieren también ofrecer su aportación, pero para ello es necesario que se les asegure respeto, seguridad y libertad. Pakistán ha sido también golpeado duramente por la violencia en los últimos meses y ciertos episodios han afectado directamente a la minoría cristiana. Pido que se haga todo lo posible para que dichas agresiones no se vuelvan a repetir y que los cristianos puedan sentirse plenamente integrados en la vida de su país. Por otra parte, a propósito de la violencia contra los cristianos, no puedo dejar de mencionar el deplorable atentado que en los últimos días ha sufrido la comunidad copta egipcia, precisamente cuando celebraba la fiesta de Navidad. En cuanto a Irán, espero que, a través del diálogo y la colaboración, se encuentren soluciones comunes tanto a nivel nacional como en el ámbito internacional. Deseo que el Líbano, que ha superado una larga crisis política, continúe por la vía de la concordia. Espero que Honduras, después de un tiempo de incertidumbre y agitación, se encamine hacia la recuperación de la normalidad política y social. Deseo que, con la ayuda desinteresada y efectiva de la comunidad internacional, suceda lo mismo en Guinea y Madagascar.

Señoras y Señores Embajadores, al final de este rápido recorrido que, debido a su brevedad, no se puede detener en todas las situaciones que lo merecerían, me vienen a la mente las palabras del Apóstol Pablo, para quien «la creación entera está gimiendo con dolores de parto» y «también nosotros gemimos en nuestro interior» (Rm 8, 22-23). En efecto, hay muchos sufrimientos en la humanidad y el egoísmo humano hiere a la creación de muchas maneras. Por eso mismo, el anhelo de salvación que atañe a toda la creación, es todavía más intenso y está presente en el corazón de todos, creyentes o no. La Iglesia indica que la respuesta a esta aspiración está en Cristo «primogénito de toda criatura; porque por medio de Él fueron creadas todas las cosas: celestes y terrestres» (Col 1, 15-16). Fijando mis ojos en Él, exhorto a toda persona de buena voluntad a trabajar con confianza y generosidad por la dignidad y la libertad del hombre. Que la luz y la fuerza de Jesús nos ayuden a respetar la ecología humana, conscientes de que la ecología medioambiental se beneficiará también de ello, ya que el libro de la naturaleza es único e indivisible. De esta manera, podremos consolidar la paz, hoy y para las generaciones venideras. Os deseo a todos un feliz año.

[00037-04.01] [Texto original: Francés]

TRADUZIONE IN LINGUA TEDESCA

Exzellenzen!

Sehr geehrte Damen und Herren!

Diese traditionelle Begegnung zu Beginn des Jahres, zwei Wochen nach der Feier der Geburt des menschgewordenen Wortes ist für mich eine große Freude. In der Liturgie haben wir verkündet: „Groß ist das Geheimnis seiner Geburt: Er, der unsichtbare Gott, ist sichtbar als Mensch erschienen. Vor aller Zeit aus dem Vater geboren, hat er sich den Gesetzen der Zeit unterworfen. In ihm ist alles neu geschaffen. Er heilt die Wunden der ganzen Schöpfung und richtet auf, was darniederliegt" (2. Weihnachtspräfation). Zu Weihnachten haben wir also das Geheimnis Gottes und das Geheimnis der Schöpfung betrachtet: Durch die Botschaft der Engel an die Hirten haben wir die gute Nachricht vom Heil der Menschen und von der Erneuerung des ganzen Universums vernommen. Deshalb habe ich in der Botschaft für die Feier des diesjährigen Weltfriedenstages alle Menschen guten Willens, denen die Engel eben den Frieden verheißen haben, dazu eingeladen, die Schöpfung zu schützen. In diesem Sinne grüße ich gerne jeden von ihnen, besonders alle, die zum ersten Mal an diesem Empfang teilnehmen. Ich bedanke mich herzlich für die guten Wünsche, die Ihr Dekan, Herr Botschafter Alejandro Valladares Lanza, zum Ausdruck gebracht hat, und bekräftige einmal mehr, wie sehr ich die Aufgabe zu schätzen weiß, die Sie beim Heiligen Stuhl innehaben. Durch Sie möchte ich den Autoritäten und den Bürgerinnen und Bürgern der Länder, die sie würdig vertreten, herzliche Grüße sowie Friedens- und Glückwünsche übermitteln. Meine Gedanken richten sich auch auf alle anderen Länder der Erde: Der Nachfolger Petri hält allen seine Türen offen und möchte mit allen Beziehungen unterhalten, die zum Fortschritt der Menschheitsfamilie beitragen. Vor einigen Wochen sind volle diplomatische Beziehungen zwischen dem Heiligen Stuhl und der Russischen Föderation aufgenommen worden; dies berechtigt zu großer Genugtuung. Desgleichen hatte auch der Besuch, den mir kürzlich der Präsident der Sozialistischen Republik Vietnam abgestattet hat, große Bedeutung. In diesem Land, dem ich von Herzen zugetan bin, feiert die Kirche seit einigen Wochen ihre über viele Jahrhunderte bestehende Präsenz mit einem Jubiläumsjahr. Im selben Geist der Offenheit habe ich im Verlauf des Jahres 2009 zahlreiche Politiker aus verschiedenen Ländern empfangen; zudem habe ich einige von ihnen besucht und beabsichtige, dies im Rahmen des Möglichen auch weiterhin zu tun.

Die Kirche ist für alle offen, denn in Gott existiert sie für die anderen! Daher nimmt sie regen Anteil am Los der Menschheit, die in diesem Jahr noch von der dramatischen Krise gezeichnet ist, die die Weltwirtschaft erschüttert und eine schwerwiegende und weitreichende soziale Instabilität verursacht hat. In der Enzyklika „Caritas in veritate" habe ich dazu eingeladen, nach den tiefen Wurzeln dieser Situation zu suchen: Letztendlich liegen diese in einer gängigen egoistischen und materialistischen Mentalität, die die jedem Geschöpf innewohnenden Grenzen vergessen hat. Heute, so möchte ich betonen, bedroht diese Mentalität gleichermaßen die Schöpfung. Es könnte wohl jeder von uns ein Beispiel für die Schäden anführen, die diese Denkweise überall an der Umwelt verursacht. Ich nenne aus der jüngeren Geschichte Europas eines von den vielen Beispielen: Als vor zwanzig Jahren die Berliner Mauer fiel und die materialistischen und atheistischen Regime, die mehrere Jahrzehnte lang einen Teil dieses Kontinents beherrscht hatten, in sich zusammenbrachen, konnte man da nicht die tiefen Wunden ermessen, die ein Wirtschaftssystem ohne Bezugspunkte, die auf der Wahrheit über den Menschen beruhen, nicht nur der Würde und der Freiheit der Menschen und Völker, sondern durch die Verschmutzung des Bodens, des Wassers und der Luft auch der Natur zugefügt hatte? Die Leugnung Gottes entstellt die personale Freiheit, aber sie zerstört auch die Schöpfung. Daraus folgt, daß die Sorge für die Schöpfung nicht in erster Linie eine Antwort auf einen ästhetischen Anspruch ist, sondern vielmehr auf einen moralischen Anspruch, denn die Natur bringt einen Plan der Liebe und der Wahrheit zum Ausdruck, die uns vorausgehen und von Gott kommen.

Auch mir bereiten die politischen und wirtschaftlichen Widerstände gegenüber dem Kampf gegen die Umweltverschmutzung große Sorgen. Dabei handelt es sich um Schwierigkeiten, die man zuletzt erneut bei der 15. Sitzung der Konferenz der Teilnehmerstaaten an der Rahmenkonvention der Vereinten Nationen über den Klimawandel feststellen konnte, die vom 7. bis zum 18. Dezember in Kopenhagen stattgefunden hat. Ich hoffe, daß es im Laufe dieses Jahres zunächst in Bonn und dann in Mexiko-Stadt zu einer Einigung kommen kann, um dieser Problematik auf wirksame Weise zu begegnen. Der Einsatz dafür ist um so wichtiger, da es geradezu um das Schicksal ganzer Länder, insbesondere der kleinen Inselstaaten, geht.

Die Aufmerksamkeit und das Engagement für die Umwelt sollen jedoch gut in die Gesamtheit der großen Herausforderungen eingeordnet werden, die sich der Menschheit stellen. Wie könnten wir, wenn wir einen wahren Frieden erreichen wollen, den Schutz der Umwelt und den Schutz des menschlichen Lebens, einschließlich des noch nicht geborenen, voneinander trennen oder gar gegeneinander ausspielen? Gerade in der Achtung des Menschen für sich selbst zeigt sich sein Verantwortungsbewußtsein für die Schöpfung. Denn wie der heilige Thomas von Aquin lehrt, stellt der Mensch den edelsten Teil des Universums dar (vgl. Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3). Darüber hinaus – daran habe ich beim letzten Weltgipfeltreffen für Ernährungssicherheit der Ernährungs- und Landwirtschaftsorganisation (FAO) erinnert – „ist die Erde in der Lage, alle ihre Bewohner zu ernähren" (Ansprache vom 16. November 2009, Nr. 2), sofern der Egoismus nicht dazu führt, daß einige die für alle bestimmten Güter für sich allein in Anspruch nehmen!

Ich möchte nochmals unterstreichen, daß die Bewahrung der Schöpfung einen korrekten Umgang mit den natürlichen Ressourcen der Länder und in erster Linie jener, die wirtschaftlich benachteiligt sind, erfordert. Dabei denke ich an den afrikanischen Kontinent, den ich zu meiner Freude im vergangenen März bei meiner Reise nach Kamerun und Angola besuchen konnte und dem die Arbeiten der jüngsten Sonderversammlung der Bischofssynode gewidmet waren. Die Synodenväter haben mit Sorge auf die durch Überausbeutung und Umweltverschmutzung verursachte Erosion und Desertifikation großer Flächen von Ackerland hingewiesen (vgl. Propositio 22). In Afrika und auch sonst ist es notwendig, politische und wirtschaftliche Entscheidungen zu treffen, die „landwirtschaftliche und industrielle Produktionsformen" sicherstellen, „die die Schöpfungsordnung achten und den primären Bedürfnissen aller Rechnung tragen" (Botschaft zur Feier des Weltfriedenstags 2010, Nr. 10).

Wie könnte man vergessen, daß der Kampf um den Zugriff auf die natürlichen Ressourcen unter anderem in Afrika einer der Gründe für nicht wenige Konflikte ist und eine der Quellen für ein permanentes Risiko darstellt? Auch deshalb wiederhole ich mit Nachdruck, daß zur Förderung des Friedens die Schöpfung geschützt werden muß! Außerdem gibt es z.B. in Afghanistan oder in manchen Ländern Lateinamerikas noch große Gebiete, wo die Landwirtschaft leider noch mit der Drogenproduktion in Verbindung steht und wo diese eine nicht unbedeutende Quelle von Arbeitsplätzen und Einkommen für den Lebensunterhalt darstellt. Wer den Frieden will, muß die Schöpfung durch die Umstellung solcher Tätigkeiten bewahren, und ich möchte die internationale Gemeinschaft einmal mehr darum bitten, sich nicht mit dem Drogenhandel und den durch Drogen hervorgerufenen schwerwiegenden moralischen und sozialen Problemen abzufinden.

Ja, meine Damen und Herren, der Schutz der Schöpfung ist ein wichtiger Faktor für den Frieden und die Gerechtigkeit! Eine der größten Herausforderungen stellt diesbezüglich die Zunahme der militärischen Ausgaben sowie die Erhaltung und der Aufbau der Atomwaffenarsenale dar. Dafür werden enorme wirtschaftliche Ressourcen in Anspruch genommen, die sonst für die Entwicklung der Völker, insbesondere der ärmsten, verwendet werden könnten. Darum hoffe ich fest, daß man bei der Konferenz zur Überprüfung des Atomwaffensperrvertrags, die im kommenden Mai in New York stattfinden wird, wirksame Entscheidungen im Hinblick auf eine fortschreitende Abrüstung getroffen werden, die zu einer Befreiung des Planeten von Atomwaffen führen möge. Ich bedauere auch allgemein, daß die Produktion und der Export von Waffen dazu beitragen, daß Auseinandersetzungen und Gewalt nicht abreißen, wie im Darfur, in Somalia und in der Demokratischen Republik Kongo. Die direkt involvierten Konfliktparteien sind nicht in der Lage, aus der Spirale der Gewalt und des durch diese Auseinandersetzungen verursachten Leids auszubrechen. Dazu kommt die offensichtliche Ohnmacht der anderen Länder und der internationalen Organisationen, den Frieden wiederherzustellen, ganz abgesehen von der fast resignierten Gleichgültigkeit der weltweiten öffentlichen Meinung. Es braucht nicht eigens betont zu werden, wieviel Schaden und Zerstörung solche Konflikte auch in der Umwelt anrichten und wie sie diese zerstören. Muß nicht schlußendlich auch der Terrorismus erwähnt werden, der so viele unschuldige Leben in Gefahr bringt und vielerorts Angst verbreitet? In diesem feierlichen Rahmen möchte ich wie schon beim Angelusgebet am vergangenen 1. Januar alle Anhänger von bewaffneten Gruppierungen jeglicher Art dazu aufrufen, daß sie den Weg der Gewalt verlassen und ihr Herz für die Freude des Friedens öffnen.

Die eben erwähnten gewalttätigen Auseinandersetzungen tragen gemeinsam mit den Geißeln der Armut und des Hungers sowie den Naturkatastrophen und der Umweltzerstörung dazu bei, daß immer mehr Menschen ihr eigenes Land verlassen. Angesichts dieses Exodus fordere ich alle staatlichen Autoritäten, die auf unterschiedliche Weise damit befaßt sind, dazu auf, in Gerechtigkeit, Solidarität und mit Weitblick zu handeln. Besonders möchte ich hierbei die Christen im Nahen Osten erwähnen. Auf verschiedene Weise angegriffen – gerade in der Ausübung ihrer Religionsfreiheit – verlassen sie das Land ihrer Väter, wo sich die Kirche der ersten Jahrhunderte ausgebreitet hat. Um sie zu unterstützen und ihnen die Nähe ihrer Brüder und Schwestern im Glauben spüren zu lassen, habe ich für den kommenden Herbst eine Sonderversammlung der Bischofssynode über den Nahen Osten einberufen.

Sehr geehrte Botschafterinnen und Botschafter, bis jetzt habe ich nur einige Aspekte im Zusammenhang mit der Umweltproblematik angesprochen. Die Wurzeln dieser Situation sind jedoch – für alle offensichtlich – moralischer Natur, und die Problematik muß im Rahmen einer großen erzieherischen Anstrengung angegangen werden, um einen wirksamen Gesinnungswandel zu fördern und neue Lebensweisen zu etablieren. Die Gemeinschaft der Gläubigen kann und will dazu einen Beitrag leisten, aber damit sie das tun kann, muß ihre öffentliche Rolle anerkannt werden. Leider macht sich in manchen, vorwiegend westlichen Ländern in den Bereichen der Politik und der Kultur sowie in den Medien eine Haltung der Geringschätzung und mitunter eine Feindseligkeit – um nicht zu sagen Verachtung – gegenüber der Religion und insbesondere der christlichen Religion breit. Wenn der Relativismus als ein wesentliches konstitutives Element der Demokratie angesehen wird, dann ist es klar, daß die Gefahr besteht, die Trennung von Kirche und Staat nur im Sinne eines Ausschlusses oder, genauer gesagt, einer Ablehnung der gesellschaftlichen Bedeutung des Religiösen zu betrachten. Ein solcher Ansatz schafft jedoch Konfrontation und Spaltung, verletzt den Frieden, stört die Humanökologie und endet aufgrund der prinzipiellen Zurückweisung anderer Einstellungen in einer Sackgasse. Daher muß dringend eine positive und offene Trennung von Kirche und Staat definiert werden, die auf der Grundlage einer rechtmäßigen Autonomie der säkularen und der geistlichen Ordnung eine gesunde Zusammenarbeit und einen Geist der gemeinsamen Verantwortung fördert. Aus dieser Perspektive denke ich an Europa, das mit dem Inkrafttreten des Vertrags von Lissabon in eine neue Phase seines Integrationsprozesses getreten ist, den der Heilige Stuhl weiter mit Respekt und wohlwollender Aufmerksamkeit verfolgen wird. Mit Genugtuung sehe ich, daß der Vertrag vorsieht, daß die Europäische Union einen „offenen, transparenten und regelmäßigen" (Art. 17) Dialog mit den Kirchen unterhält, und bringe den Wunsch zum Ausdruck, daß Europa beim Aufbau seiner Zukunft stets aus den Quellen seiner christlichen Identität zu schöpfen weiß. Wie ich es schon bei meiner Apostolischen Reise in die Tschechische Republik im vergangenen September gesagt habe, handelt es sich dabei um eine unersetzliche Rolle für „die Bildung des Gewissens einer jeden Generation [...] wie auch [...] für die Förderung eines grundlegenden ethischen Konsenses, der allen Menschen zugute kommt, die diesen Kontinent ihr ,Zuhause' nennen" (Begegnung mit den politischen Autoritäten und dem Diplomatischen Corps, Prager Burg, 26. September 2009).

Bei unserer weiteren Reflexion ist es notwendig, auf die Komplexität der Umweltproblematik einzugehen; man könnte von einem Prisma mit vielen Seiten sprechen. Die Geschöpfe unterscheiden sich voneinander und können geschützt oder im Gegenteil auf verschiedene Weisen in Gefahr gebracht werden, wie es unsere alltägliche Erfahrung zeigt. Einer dieser Angriffe erfolgt durch Gesetze oder Projekte, die im Namen des Kampfes gegen die Diskriminierung die biologische Grundlage der Unterscheidung der Geschlechter anzutasten versuchen. Damit beziehe ich mich z.B. auf europäische oder amerikanische Länder. „Wenn du die Freiheit wegnimmst, dann nimmst du die Würde weg", sagt der heilige Kolumban (Epist. n. 4 ad Attela, in S. Columbani Opera, Dublin 1957, S. 34). Die Freiheit kann jedoch nicht absolut sein, denn der Mensch ist nicht Gott, sondern ein Abbild Gottes, sein Geschöpf. Der Weg des Menschen kann nicht von der Willkür oder vom Verlangen bestimmt sein, sondern muß vielmehr darin bestehen, dem vom Schöpfer gewollten Gefüge zu entsprechen.

Die Bewahrung der Schöpfung bringt auch andere Herausforderungen mit sich, auf die wir nur mit der internationalen Solidarität antworten können. Dabei denke ich an die Naturkatastrophen, die im vergangenen Jahr auf den Philippinen, im Vietnam, in Laos, Kambodscha und auf der Insel Taiwan Tod, Leid und Zerstörung gesät haben. Ebenso müssen wir an Indonesien und – in unserer Nähe – an die Region der Abruzzen denken, die von schweren Erdbeben erschüttert wurden. Angesichts solcher Naturereignisse darf nie eine großzügige Unterstützung fehlen; denn das Leben der Geschöpfe Gottes selbst steht auf dem Spiel. Aber die Bewahrung der Schöpfung bedarf über die Solidarität hinaus auch der Eintracht und der Stabilität der Länder. Wenn unter ihnen Divergenzen und Feindlichkeiten auftreten, müssen sie, wenn sie den Frieden verteidigen wollen, mit Ausdauer den Weg eines konstruktiven Dialogs weitergehen. So war es vor fünfundzwanzig Jahren beim Friedens- und Freundschaftsvertrag zwischen Argentinien und Chile, der dank der Vermittlung des Apostolischen Stuhls zustande gekommen ist. Aus ihm sind reiche Früchte der Zusammenarbeit und des Wohlstands hervorgegangen, von denen in gewisser Weise ganz Lateinamerika profitiert hat. Ich bin froh, daß in dieser Region der Welt Kolumbien und Ecuador nach etlichen Monaten von Spannungen den Weg der gegenseitigen Annäherung eingeschlagen haben. Was unsere nähere Umgebung betrifft, freue ich mich über das zwischen Kroatien und Slowenien getroffene Übereinkommen hinsichtlich der Festlegung ihrer Meeres- und Landgrenzen. Ebenso bin ich glücklich über die Vereinbarung zwischen Armenien und der Türkei im Hinblick auf die Wiederaufnahme der diplomatischen Beziehungen und hoffe auch, daß sich durch den Dialog die Beziehungen zwischen allen Staaten im Südkaukasus verbessern. Während meiner Pilgerreise ins Heilige Land habe ich Israelis und Palästinenser eindringlich zum Dialog und zur Achtung der jeweiligen Rechte des Anderen aufgerufen. Einmal mehr erhebe ich meine Stimme, damit das Existenzrecht des Staates Israel sowie sein Recht, sich innerhalb seiner international anerkannten Grenzen des Friedens und der Sicherheit zu erfreuen, von allen akzeptiert wird. Ebenso soll das Recht des palästinensischen Volks auf eine souveräne und unabhängige Heimat sowie darauf, in Würde zu leben und sich frei bewegen zu können, anerkannt werden. Ich möchte darüber hinaus alle um Unterstützung bitten, damit die Identität und der sakrale Charakter Jerusalems sowie sein kulturelles und religiöses Erbe, das von universaler Bedeutung ist, geschützt werden. Nur so kann diese einzigartige heilige und bedrängte Stadt ein Zeichen für die Vorwegnahme des Friedens sein, den Gott der ganzen Menschheitsfamilie schenken möchte. Aus Liebe zum Dialog und zum Frieden, die die Schöpfung bewahren, rufe ich die Regierenden und die Bürger des Irak auf, die Spaltungen sowie die Versuchung der Gewalt und der Intoleranz zu überwinden, um gemeinsam die Zukunft ihres Landes aufzubauen. Auch die christlichen Gemeinden wollen ihren Beitrag leisten, aber dazu müssen für sie Respekt, Sicherheit und Freiheit sichergestellt werden. Auch Pakistan wurde in den vergangenen Monaten von der Gewalt schwer erschüttert und manche Vorfälle richteten sich direkt gegen die christliche Minderheit. Ich bitte darum, daß alles getan wird, damit sich solche Aggressionen nicht wiederholen und sich die Christen im Leben ihres Landes voll integriert fühlen können. Im Zusammenhang mit der Gewalt gegen Christen kann ich überdies das bedauernswerte Attentat nicht unerwähnt lassen, das in den vergangenen Tagen gegen die Gemeinschaft der Kopten in Ägypten verübt wurde, als sie gerade das Weihnachtsfest feierten. Was den Iran betrifft, erhoffe ich mir, daß durch den Dialog und die Zusammenarbeit sowohl auf innerstaatlicher als auch auf internationaler Ebene einvernehmliche Lösungen gefunden werden. Dem Libanon, der eine lange politische Krise überwunden hat, wünsche ich, daß der Weg der Einigung fortgesetzt wird. Ich hoffe, daß sich Honduras nach einer Zeit der Unsicherheit und des Aufruhrs in Richtung einer wiedergewonnenen politischen und gesellschaftlichen Normalität bewegt. Dasselbe wünsche ich mir dank der wirksamen und uneigennützigen Hilfe der internationalen Gemeinschaft auch für Guinea und Madagaskar.

Sehr geehrte Botschafterinnen und Botschafter, am Ende dieses raschen Panoramas, das aufgrund seiner Kürze nicht alle Situationen erwähnen kann, die es verdienten, kommen mir die Worte des Apostels Paulus in den Sinn, für den „die gesamte Schöpfung seufzt" und „auch wir in unserem Herzen seufzen" (Röm 8,22-23). Ja, es gibt so viel Leid unter den Menschen und der Egoismus der Menschen verwundet die Schöpfung auf vielerlei Weise. Darum ist die Erwartung des Heils, die die gesamte Schöpfung betrifft, noch stärker und findet sich im Herzen aller, ob sie gläubig sind oder nicht. Die Kirche zeigt, daß die Antwort auf diese Sehnsucht Christus ist, „der Erstgeborene der ganzen Schöpfung; denn in ihm wurde alles erschaffen im Himmel und auf Erden" (Kol 1,15-16). Mit festem Blick auf ihn rufe ich jeden Menschen guten Willens dazu auf, mit Vertrauen und Großzügigkeit für die Würde und die Freiheit des Menschen zu arbeiten. Das Licht und die Kraft Jesu mögen uns helfen, die Humanökologie zu achten, im Bewußtsein, daß daraus auch die Umweltökologie Nutzen ziehen wird, denn das Buch der Natur ist unteilbar eines. So werden wir auch heute und für die künftigen Generationen den Frieden festigen können. Ihnen allen wünsche ich ein gutes Neues Jahr!

[00037-05.01] [Originalsprache: Französisch]

TRADUZIONE IN LINGUA PORTOGHESE

Excelências,

Senhoras e Senhores,

Este encontro tradicional ao início do ano, duas semanas depois da celebração do nascimento do Verbo encarnado, é para mim uma grande alegria. Como proclamámos na liturgia, «no mistério do seu nascimento, Aquele que, por sua natureza, era invisível tornou-Se visível aos nossos olhos. Gerado desde toda a eternidade, começou a existir no tempo, para renovar em Si a natureza decaída e restaurar o universo» (Prefácio do Natal II). Deste modo, no Natal, contemplámos o mistério de Deus e o da criação: pelo anúncio dos Anjos aos pastores, chegou-nos a boa nova da salvação do homem e da renovação de todo o universo. Por este motivo, na Mensagem para a celebração do Dia Mundial da Paz deste ano, convidei todas as pessoas de boa vontade – precisamente aquelas a quem os Anjos prometeram a paz – a protegerem a criação. E, no mesmo espírito, tenho a alegria de saudar cada um de vós, nomeadamente aqueles que pela primeira vez tomam parte nesta cerimónia. Agradeço-vos vivamente os votos de que se fez intérprete o vosso decano, Senhor Embaixador Alejandro Valladares Lanza, e renovo-vos a expressão do meu grande apreço pela missão que desempenhais junto da Santa Sé. Por vosso intermédio, desejo fazer chegar cordiais cumprimentos e votos de paz e prosperidade às Autoridades e a todos os habitantes dos países que dignamente representais. O meu pensamento abraça também todas as outras nações da terra: o Sucessor de Pedro mantém aberta a sua porta para todos, e com todos deseja tecer relações que contribuam para o progresso da família humana. Desde há algumas semanas, a Santa Sé e a Federação da Rússia estabeleceram relações diplomáticas plenas, motivo este que me dá profunda satisfação. Do mesmo modo, revestiu-se grande significado a visita que me fez recentemente o Presidente da República Socialista do Vietname, país caro ao meu coração, onde a Igreja está a celebrar sua presença plurissecular com um Ano Jubilar. Neste espírito de abertura, recebi, ao longo do ano 2009, numerosas personalidades políticas vindas de diversos países; também eu visitei alguns deles, sendo minha intenção continuar, na medida do possível, a fazê-lo no futuro.

A Igreja está aberta a todos, porque, em Deus, existe para os outros. Por isso compartilha intensamente a sorte da humanidade, que, neste ano há pouco iniciado, aparece ainda marcada pela crise dramática que atingiu a economia mundial, provocando uma instabilidade social grave e generalizada. Na encíclica Caritas in veritate, convidei a procurar as raízes profundas desta situação: em última análise, encontram-se numa mentalidade egoísta e materialista corrente, esquecida dos limites inerentes a toda a criatura. Hoje queria sublinhar que esta mentalidade ameaça igualmente a criação. Provavelmente cada um de nós poderia citar um exemplo dos danos que a mesma provoca ao ambiente nos quatro ângulos da terra. Cito um, dentre muitos outros, na história recente da Europa: há vinte anos, quando caiu o muro de Berlim e quando desabaram os regimes materialistas e ateus que durante vários decénios tinham dominado uma parte deste continente, não se pôde porventura medir as feridas profundas que um sistema económico sem referências assentes na verdade do homem infligira não só à dignidade e liberdade das pessoas e dos povos, mas também à natureza, com a poluição do solo, das águas e do ar? A negação de Deus desfigura a liberdade da pessoa humana, mas devasta também a criação. Daqui resulta que a salvaguarda da criação não visa tanto responder a uma exigência estética, como sobretudo a uma exigência moral, porque a natureza exprime um desígnio de amor e de verdade que nos precede e que vem de Deus.

Por este motivo, compartilho a preocupação crescente causada pelas resistências de ordem económica e política na luta contra a degradação do ambiente. Trata-se de dificuldades que se puderam constatar ainda ultimamente, por ocasião da XV Sessão da Conferência dos Estados membros da Convenção-Quadro das Nações Unidas sobre as alterações climáticas, que teve lugar em Copenhaga de 7 a 18 de Dezembro passado. Espero que no decurso deste ano, primeiro em Bona e depois no México, seja possível chegar a um acordo para enfrentar de maneira eficaz esta questão. Trata-se de uma aposta tanto mais importante quanto em jogo está o próprio destino de algumas nações, nomeadamente alguns Estados insulares.

Mas convém que esta atenção e este empenho pelo ambiente apareçam devidamente ordenados no conjunto dos grandes desafios que se colocam à humanidade. Se se quer construir uma paz verdadeira, como se poderia separar ou mesmo contrapor a protecção do ambiente e a da vida humana, incluindo a vida antes de nascer? É no respeito da pessoa humana por ela mesma que se manifesta o seu sentido da responsabilidade pela criação. Porque, como ensina São Tomás de Aquino, o homem representa o que há de mais nobre no universo (cf. Summa Theologiae, I, q. 29, a. 3). Além disso, como recordei na recente Cimeira Mundial da FAO sobre a Segurança Alimentar, «a terra é capaz de alimentar suficientemente todos os seus habitantes» (Discurso de 16 de Novembro de 2009, n. 2), desde que o egoísmo não leve ao açambarcamento por alguns dos bens destinados a todos.

Queria sublinhar ainda que a salvaguarda da criação implica uma gestão correcta dos recursos naturais dos países e, em primeiro lugar, daqueles que se encontram economicamente desfavorecidos. Penso no continente africano, que tive a alegria de visitar por ocasião da minha viagem aos Camarões e a Angola no passado mês de Março, e ao qual foram consagrados os trabalhos da recente Assembleia Especial do Sínodo dos Bispos. Os Padres Sinodais assinalaram, com preocupação, a erosão e a desertificação de amplas extensões de terra cultivável, por causa da exploração selvagem e da poluição do ambiente (cf. Propositio 22). Na África, como noutros lados, é necessário adoptar opções políticas e económicas capazes de assegurar «formas de produção agrícola e industrial que respeitem a ordem da criação e satisfaçam as necessidades primárias de todos» (Mensagem para o Dia Mundial da Paz 2010, n. 10).

Por outro lado, como esquecer que a luta pelo acesso aos recursos naturais é uma das causas de vários conflitos, nomeadamente na África, sendo a fonte de um risco permanente também noutros casos? Esta é mais uma razão que me leva a repetir com vigor que, para cultivar a paz, é preciso proteger a criação. Em diversas partes, há ainda vastas extensões, por exemplo no Afeganistão ou em alguns países da América Latina, onde infelizmente a agricultura está ainda ligada à produção de droga, constituindo aquela uma fonte não indiferente de emprego e subsistência. Se se quer a paz, é preciso preservar a criação pela reconversão de tais actividades, e eu queria pedir, uma vez mais, à comunidade internacional que não se resigne com o tráfico da droga nem com os graves problemas morais e sociais que a mesma gera.

Sim, Senhoras e Senhores, a protecção da criação é um factor importante de paz e de justiça. De entre os numerosos desafios que lança, um dos mais graves é o do aumento das despesas militares e também o da manutenção e desenvolvimento dos arsenais nucleares. Enormes recursos económicos são absorvidos por tais finalidades, quando poderiam ser destinados para o desenvolvimento dos povos, sobretudo dos mais pobres. Por este motivo, espero firmemente que, por ocasião da Conferência para o exame do Tratado de Não-Proliferação das Armas Nucleares, que se realizará no próximo mês de Maio em Nova Iorque, sejam tomadas decisões eficazes em ordem a um desarmamento progressivo, que vise libertar o mundo das armas nucleares. Alargando mais o horizonte, deploro que a produção e a exportação das armas contribuam para perpetuar conflitos e violências, como no Darfour, na Somália ou na República Democrática do Congo. À incapacidade das partes directamente implicadas para saírem da espiral de violência e sofrimento gerada por estes conflitos, junta-se a aparente impotência dos outros países e das organizações internacionais para restabelecerem a paz, sem contar a indiferença quase resignada da opinião pública mundial. Não há necessidade de sublinhar quanto tais conflitos danifiquem e degradem o ambiente. Enfim, como não mencionar o terrorismo, que põe em perigo tantas vidas inocentes e provoca uma difusa ansiedade? Nesta solene ocasião, queria renovar o apelo que lancei no dia um de Janeiro, por ocasião da oração do Angelus, a quantos fazem parte de grupos armados, sejam eles quais forem, para que abandonem o caminho da violência e abram seu coração à alegria da paz.

As graves violências que acabo de evocar, associadas aos flagelos da pobreza e da fome e também às catástrofes naturais e à destruição do ambiente, contribuem para engrossar as fileiras daqueles que abandonam as suas próprias terras. Face a tal êxodo, desejo exortar as Autoridades civis a diversos títulos nele interessadas para que trabalhem com justiça, solidariedade e clarividência. De modo particular, queria mencionar aqui os cristãos do Médio Oriente. Afrontados de diversas maneiras, mesmo até no exercício da sua liberdade religiosa, deixam a terra de seus pais, onde se desenvolveu a Igreja dos primeiros séculos. A fim de lhes dar apoio e fazer sentir a solidariedade dos seus irmãos na fé, convoquei para o próximo Outono a Assembleia Especial para o Médio Oriente do Sínodo dos Bispos.

Senhoras e Senhores Embaixadores, até agora limitei-me a evocar alguns aspectos ligados com a problemática do ambiente. Contudo as raízes da situação, que está à vista de todos, são de ordem moral e a questão deve ser enfrentada no quadro de um grande esforço de educação, para promover uma real mudança das mentalidades e estabelecer novos modos de vida. A comunidade dos crentes pode e quer participar nisso, mas, para o fazer, precisa que o seu papel público seja reconhecido. Infelizmente em certos países, sobretudo ocidentais, difundiu-se nos meios políticos e culturais, bem como nos mass media, um sentimento de pouca consideração e por vezes de hostilidade, para não dizer menosprezo, para com a religião, particularmente a religião cristã. É claro que, se se considera o relativismo como um elemento constitutivo essencial da democracia, corre-se o risco de conceber a laicidade apenas em termos de exclusão ou, mais exactamente, de recusa da importância social do facto religioso. Mas uma tal perspectiva gera confronto e divisão, prejudica a paz, perturba a ecologia humana e, rejeitando por princípio atitudes diversas da sua, torna-se uma estrada sem saída. Por isso, é urgente definir uma laicidade positiva, aberta, que, fundada sobre uma justa autonomia da ordem temporal e da ordem espiritual, favoreça uma sã cooperação e um espírito de responsabilidade compartilhada. Nesta perspectiva, penso na Europa, que, com a entrada em vigor do Tratado de Lisboa, abriu uma nova fase do seu processo de integração, que a Santa Sé continuará a seguir com respeito e benévola atenção. Notando com satisfação que o Tratado prevê que a União Europeia mantenha com as Igrejas um diálogo «aberto, transparente e regular» (art. 17), faço votos de que a Europa, na construção do seu futuro, saiba sempre beber nas fontes da sua própria identidade cristã. Como afirmei no passado mês de Setembro durante a minha viagem apostólica pela República Checa, tal identidade tem um papel insubstituível «na formação da consciência de cada geração e na promoção de um consenso ético de base que é útil para todas as pessoas que chamam a este continente "minha casa"» (Encontro com as Autoridades Políticas e Civis e com o Corpo Diplomático, 26 de Setembro de 2009).

Prosseguindo a nossa reflexão, é necessário evidenciar a complexidade da problemática do ambiente; poder-se-ia dizer que se trata de um prisma plurifacetado. As criaturas são diferentes umas das outras e podem ser protegidas ou, pelo contrário, colocadas em perigo de diversas maneiras, como no-lo demonstra a experiência diária. Um destes ataques provém das leis ou dos projectos que, em nome da luta contra a discriminação, atentam contra o fundamento biológico da diferença entre os sexos. Refiro-me, por exemplo, a países europeus ou do continente americano. «Se tiras a liberdade, tiras a dignidade»: diz São Columbano (Epist. n. 4 ad Attela, in S. Columbani Opera, Dublim, 1957, p. 34). Todavia a liberdade não pode ser absoluta, porque o homem não é Deus, mas imagem de Deus, sua criatura. Para o homem, o caminho a seguir não pode ser fixado pelo que é arbitrário ou apetecível, mas deve, antes, consistir na correspondência à estrutura querida pelo Criador.

A salvaguarda da criação comporta ainda outros desafios, aos quais se pode responder apenas com a solidariedade internacional. Penso nas catástrofes naturais, que semearam mortes, sofrimentos e destruições, durante o ano passado, nas Filipinas, no Vietname, no Laus, no Camboja e na ilha de Taipé. Como não recordar também a Indonésia e, mais perto de nós, a região dos Abruzos, feridas por terramotos devastadores? Perante tais acontecimentos, não deve jamais faltar uma generosa assistência, porque está em jogo a própria vida das criaturas de Deus. Mas, além da solidariedade, a preservação da criação tem necessidade também da concórdia e da estabilidade dos Estados. Quando surgirem divergências e hostilidades entre estes últimos, para defender a paz, devem seguir com tenacidade o caminho de um diálogo construtivo. Foi o que aconteceu há vinte e cinco anos com o Tratado de Paz e Amizade entre a Argentina e o Chile, concluído graças à mediação da Sé Apostólica. O mesmo trouxe abundantes frutos de cooperação e de prosperidade, que de certa maneira beneficiaram toda a América Latina. Nesta mesma região do mundo, vejo com alegria a aproximação que a Colômbia e o Equador estão a realizar depois de vários meses de tensão. Mais perto de nós, alegra-me o entendimento concluído entre a Croácia e a Eslovénia a propósito da arbitragem relativa à sua fronteira marítima e terrestre. Sinto-me feliz igualmente com o Acordo entre a Arménia e a Turquia em ordem à retoma das relações diplomáticas, e espero também que, através do diálogo, melhorem as relações entre todos os países do Cáucaso meridional. Durante a minha peregrinação à Terra Santa, convidei instantemente os Israelitas e os Palestinianos a dialogarem e a respeitarem os direitos uns dos outros. Uma vez mais, elevo a minha voz pedindo que seja universalmente reconhecido o direito que tem o Estado de Israel a existir e gozar de paz e segurança nas fronteiras internacionalmente reconhecidas. E que de igual modo seja reconhecido o direito do Povo Palestiniano a uma pátria soberana e independente, a viver com dignidade e a deslocar-se livremente. Além disso, queria pedir o apoio de todos para que se protejam a identidade e o carácter sagrado de Jerusalém, a sua herança cultural e religiosa, cujo valor é universal. Só assim poderá esta cidade única, santa e atribulada ser sinal e antecipação da paz que Deus deseja para toda a família humana. Por amor do diálogo e da paz, que salvaguardam a criação, exorto os governantes e os cidadãos do Iraque a superarem as divisões, a tentação da violência e a intolerância, para construírem juntos o futuro do seu país. Também as comunidades cristãs querem prestar a sua colaboração, mas para isso é preciso que lhes seja assegurado respeito, segurança e liberdade. O Paquistão foi também duramente fustigado pela violência nestes últimos meses, e alguns episódios visaram directamente a minoria cristã. Peço que se faça o possível para que tais agressões não se repitam mais e que os cristãos possam sentir-se plenamente integrados na vida do seu país. Falando de violências contra os cristãos, não posso, por outro lado, deixar de mencionar o deplorável atentado de que acaba de ser vítima a comunidade copta egípcia nestes últimos dias, precisamente quando ela festejava o Natal. Relativamente ao Irão, espero que, através do diálogo e da colaboração, se encontrem soluções compartilhadas, tanto a nível nacional como no plano internacional. Ao Líbano, que superou uma longa crise política, desejo que prossiga pelo caminho da concórdia. Espero que as Honduras, depois de um tempo de incerteza e agitação, se encaminhe novamente para uma normalidade política e social. E desejo que venha a suceder o mesmo na Guiné e em Madagascar, com a ajuda efectiva e desinteressada da comunidade internacional.

Senhoras e Senhores Embaixadores, no termo deste rápido giro de horizonte, que, por causa da sua brevidade, não pode mencionar todas as situações que mereceriam ser referidas, voltam-me à mente as palavras do Apóstolo Paulo, segundo o qual «toda a criatura geme ainda agora e sofre» e «também nós gememos interiormente» (Rom 8, 20-23). Sim, há tanto sofrimento na humanidade e o egoísmo humano danifica a criação de muitas maneiras. É por isso que a expectativa da salvação, que diz respeito a toda a criação, aparece ainda mais intensa e está presente no coração de todos, crentes e descrentes. A Igreja indica que a resposta a esta aspiração é Cristo, «primogénito de toda a criatura, porque n’Ele foram criadas todas as coisas no céu e na terra» (Col 1, 15-16). Fixando n’Ele o meu olhar, exorto todas as pessoas de boa vontade a trabalharem, com confiança e generosidade, pela dignidade e a liberdade do homem. Que a luz e a força de Jesus nos ajudem a respeitar a ecologia humana, cientes de que esta beneficiará a ecologia ambiental, porque o livro da natureza é único e indivisível. Poderemos assim consolidar a paz para as gerações actual e futuras. Um Ano feliz para todos!

[00037-06.01] [Texto original: Francês]

TRADUZIONE IN LINGUA POLACCA

             Ekscelencje, Panie i Panowie!

            To tradycyjne spotkanie na początku roku, dwa tygodnie po Uroczystości Narodzenia Pańskiego, sprawia mi wielką radość. Jak solennie obwieściliśmy słowami liturgii, w misterium Bożego Narodzenia «On będąc niewidzialnym Bogiem, ukazał się naszym oczom w ludzkim ciele, zrodzony przed wiekami zaczął istnieć w czasie, aby podźwignąć wszystko, co grzech poniżył, odnowić całe stworzenie» (2. Prefacja o Narodzeniu Pańskim). W Boże Narodzenie kontemplowaliśmy więc tajemnicę Boga i tajemnicę stworzenia — dzięki anielskiemu przesłaniu, skierowanemu do pasterzy, dotarła do nas dobra nowina o zbawieniu człowieka i odnowie całego świata. Dlatego też w Orędziu na Światowy Dzień Pokoju w tym roku usilnie prosiłem wszystkich ludzi dobrej woli, którym aniołowie obiecywali właśnie pokój — by strzegli dzieła stworzenia. W tym samym duchu z radością pozdrawiam każdego z was, w szczególności tych, którzy po raz pierwszy uczestniczą w tym spotkaniu. Bardzo dziękuję za życzenia, które złożył mi w waszym imieniu dziekan korpusu dyplomatycznego, pan ambasador Alejandro Valladares Lanza; chciałbym raz jeszcze powtórzyć, jak bardzo cenię misję pełnioną przez was przy Stolicy Apostolskiej. Za waszym pośrednictwem pragnę przekazać serdeczne pozdrowienia oraz życzenia pokoju i szczęścia władzom oraz wszystkim mieszkańcom krajów, które godnie reprezentujecie. Myślą ogarniam także wszystkie inne narody ziemi. Drzwi Następcy Piotra są otwarte dla wszystkich i pragnie on utrzymywać z wszystkimi relacje, które przyczyniają się do postępu rodziny ludzkiej. Kilka tygodni temu zostały nawiązane pełne stosunki dyplomatyczne między Stolicą Apostolską i Federacją Rosyjską, co jest powodem do wielkiego zadowolenia. Bardzo znacząca była także wizyta, jaką złożył mi niedawno prezydent Socjalistycznej Republiki Wietnamu, kraju drogiego memu sercu, w którym Kościół uroczyście obchodzi rok jubileuszowy z okazji swojej wielowiekowej obecności na tej ziemi. W tym duchu otwartości w 2009 r. przyjąłem wielu polityków z różnych krajów; sam też złożyłem wizytę kilku z nich i zamierzam w przyszłości dalej to czynić w miarę możliwości. 

           Kościół jest otwarty na wszystkich, ponieważ w Bogu żyje dla innych! Głęboko wczuwa się więc w losy ludzkości, która w tym zaledwie rozpoczętym roku nadal przeżywa dramatyczny kryzys, jaki wstrząsnął gospodarką światową, naruszając wszędzie w poważnym stopniu stan równowagi społecznej. W encyklice Caritas in veritate zachęcałem do poszukiwania głębokich przyczyn tej sytuacji. Jak się ostatecznie okazuje, leżą one w obecnym egoistycznym i materialistycznym sposobie myślenia, nie uwzględniającym właściwych każdej istocie ludzkiej ograniczeń. Dzisiaj chciałbym podkreślić, że ta sama mentalność zagraża także dziełu stworzenia. Chyba każdy z nas mógłby podać przykłady szkód, jakie wyrządza ona środowisku naturalnemu na całym świecie. Spośród wielu przypadków przytoczę jeden, z najnowszej historii Europy. Kiedy dwadzieścia lat temu runął Mur Berliński i kiedy upadły materialistyczne i ateistyczne reżymy, które przez kilkadziesiąt lat panowały w części tego kontynentu, czyż nie można było przekonać się, jak głębokie rany zadał ów pozbawiony odniesień do prawdy o człowieku system gospodarczy — nie tylko godności i wolności osób i narodów, lecz także przyrodzie, powodując zanieczyszczenie gleby, wody i powietrza? Negowanie Boga wypacza wolność osoby ludzkiej, a także niszczy dzieło stworzenia. Wynika stąd, że ochrona stworzenia nie jest głównie wymogiem estetycznym, lecz — w znacznie większym stopniu — wymogiem moralnym, bowiem przyroda wyraża zamysł miłości i prawdy, który nas poprzedza i który pochodzi od Boga.

           Dlatego też podzielam wielkie zaniepokojenie, jakie budzą postawy oporu — natury gospodarczej i politycznej — wobec walki z niszczeniem środowiska. Chodzi tu o przeszkody, o których istnieniu można było przekonać się także w ostatnim czasie podczas XV Sesji Konferencji Państw-Stron Ramowej Konwencji Narodów Zjednoczonych poświęconej zmianom klimatycznym, która odbywała się w Kopenhadze w dniach 7-18 grudnia ubiegłego roku. Pragnę, aby w tym roku, najpierw w Bonn, a następnie w Meksyku, możliwe stało się osiągnięcie porozumienia, tak by w efektywny sposób zająć się tą kwestią. Jest to zadanie tym ważniejsze, że chodzi o los niektórych narodów, w szczególności niektórych krajów wyspiarskich.

           Ta troska i to zaangażowanie na rzecz środowiska naturalnego winny jednak zajmować odpowiednie miejsce w hierarchii wszystkich wielkich zadań, jakie stoją przed ludzkością. Skoro chce się budować prawdziwy pokój, to jak można oddzielać od siebie lub nawet przeciwstawiać sobie ochronę środowiska i ochronę życia ludzkiego, także życia nienarodzonych? To właśnie w szacunku osoby ludzkiej dla samej siebie wyraża się jej poczucie odpowiedzialności za stworzenie. Jak bowiem naucza św. Tomasz z Akwinu, człowiek jest tym, co najszlachetniejsze we wszechświecie (por. Summa Theologiae I, q. 29, a. 3). Ponadto, jak przypomniałem podczas niedawnego światowego szczytu FAO, poświęconego problemowi bezpieczeństwa żywnościowego: «ziemia może wyżywić wszystkich swoich mieszkańców» (Przemówienie z 16 listopada 2009 r.); oby tylko egoizm nie prowadził do zagarniania przez niektórych ludzi dóbr przeznaczonych dla wszystkich!

           Chciałbym jeszcze podkreślić, że ochrona dzieła stworzenia zakłada uczciwe zarządzanie bogactwami naturalnymi krajów — przede wszystkim tych, które znajdują się w trudnej sytuacji gospodarczej. Mam tutaj na myśli kontynent afrykański, który z radością odwiedziłem w marcu ubiegłego roku, odbywając podróż do Kamerunu i Angoli, a któremu poświęcone były prace niedawnego Specjalnego Zgromadzenia Synodu Biskupów. Ojcowie synodalni z troską mówili o erozji i pustynnieniu wielkich obszarów ziemi uprawnej w wyniku nadmiernej eksploatacji i zanieczyszczenia środowiska naturalnego (por. Propositio 22). W Afryce, podobnie jak i gdzie indziej, należy dokonywać wyborów politycznych i gospodarczych zapewniających «takie formy produkcji rolnej i przemysłowej, w których będzie uszanowany porządek stworzenia oraz które będą zaspokajały podstawowe potrzeby wszystkich» (Orędzie na Światowy Dzień Pokoju 2010 r., n. 10).

           Czyż można zapomnieć, że z drugiej strony walka o dostęp do zasobów naturalnych jest jedną z przyczyn licznych konfliktów, m.in. w Afryce, a także rodzi ustawiczne zagrożenie w innych miejscach? Z tego również względu powtarzam z naciskiem, że aby krzewić pokój, trzeba strzec dzieła stworzenia! Poza tym istnieją jeszcze rozległe obszary, na przykład w Afganistanie czy w Ameryce Łacińskiej, gdzie rolnictwo jest niestety wciąż związane z produkcją narkotyków i stwarza pokaźne możliwości zatrudnienia i utrzymania. Jeśli się pragnie pokoju, trzeba strzec świata stworzonego, poprzez przekształcanie tego typu upraw. Chciałbym zatem jeszcze raz prosić wspólnotę międzynarodową, aby nie godziła się z handlem narkotykami oraz problemami moralnymi i społecznymi, które on rodzi. 

           Tak, Panie i Panowie, ochrona stworzenia jest ważnym czynnikiem pokoju i sprawiedliwości! Spośród licznych wyzwań, które ona stwarza, najpoważniejszym jest wzrost wydatków na zbrojenia, a także utrzymanie i powiększanie arsenałów nuklearnych. W tym celu wydaje się ogromne sumy, które mogłyby zostać przeznaczone na rozwój narodów, zwłaszcza najbiedniejszych. Dlatego mam wielką nadzieję, że podczas Konferencji przeglądowej Układu o Nierozprzestrzenianiu Broni Jądrowej, która odbędzie się w maju br. w Nowym Jorku, zostaną podjęte skuteczne decyzje dotyczące stopniowego rozbrojenia, mające na celu uwolnienie planety od broni jądrowej. Ogólniej mówiąc, ubolewam nad tym, że produkcja i eksport broni przyczyniają się do przedłużania konfliktów i przemocy, jak dzieje się w Darfurze, w Somalii czy w Demokratycznej Republice Konga. Do niezdolności bezpośrednio zaangażowanych stron do uwolnienia się ze spirali przemocy i cierpienia, którą tworzą te konflikty, dochodzi pozorna niemożność zaprowadzenia pokoju przez inne kraje i organizacje międzynarodowe, nie wspominając, ogólnie rzecz biorąc, o graniczącej z rezygnacją obojętności światowej opinii publicznej. Nie ma potrzeby podkreślać, jak bardzo konflikty te pustoszą i wyniszczają środowisko. Jakże nie wspomnieć na koniec o terroryzmie, który naraża na niebezpieczeństwo życie tak licznych niewinnych istot i wzbudza rozpowszechniony niepokój. Przy tej uroczystej okazji pragnę ponowić apel, który skierowałem 1 stycznia br. w czasie spotkania na modlitwie Anioł Pański do członków wszelkiego rodzaju ugrupowań zbrojnych, o zejście z drogi przemocy i otworzenie serc na radość, jaką daje pokój. 

           Poważna przemoc, o której wspomniałem, w połączeniu z plagami ubóstwa i głodu, oraz klęskami żywiołowymi i niszczeniem środowiska powoduje, że rosną szeregi ludzi, którzy opuszczają swoją ziemię. W obliczu tego exodusu pragnę wezwać władze obywatelskie różnego szczebla do podejmowania dalekowzrocznych działań, w duchu sprawiedliwości i solidarności. W szczególności chciałbym wspomnieć tutaj o chrześcijanach żyjących na Bliskim Wschodzie. Atakowani na różne sposoby, ograniczani nawet w swej wolności religijnej, opuszczają ziemie swych ojców, na których rozwijał się Kościół w pierwszych wiekach. Pragnąc, by odczuli wsparcie i bliskość braci w wierze, zwołałem na jesień br. specjalne zgromadzenie Synodu Biskupów poświęcone Bliskiemu Wschodowi. 

           Panie i Panowie ambasadorowie, wspomniałem do tej pory jedynie o niektórych aspektach problematyki środowiska. Sytuacja, którą wszyscy mamy przed oczami, ma jednakże podłoże moralne, dlatego kwestia ta musi być rozważana w ramach wielkiego dzieła wychowania, aby doszło do rzeczywistej zmiany mentalności i wprowadzenia nowych stylów życia. Wspólnota wierzących może i chce w tym uczestniczyć, lecz by mogło to nastąpić, konieczne jest uznanie jej roli społecznej. Niestety, w niektórych krajach, zwłaszcza zachodnich, szerzy się w środowiskach politycznych i kulturowych, a także w mediach, które one kształtują poczucie braku poważania, a niekiedy jakby wrogości, by nie powiedzieć pogardy, względem religii, w szczególności religii chrześcijańskiej. Jest rzeczą jasną, że jeśli relatywizm uważa się za istotny element konstytutywny demokracji, powstaje niebezpieczeństwo, że laickość pojmowana będzie jedynie jako wykluczenie lub ściślej mówiąc odrzucenie społecznego znaczenia religii. Jednakże takie podejście prowadzi do starcia i podziału, godzi w pokój, zaburza ekologię ludzką i, odrzucając z zasady postawy odmienne od własnej, staje się ślepym zaułkiem. Pilnie potrzebne jest zatem zdefiniowanie laickości pozytywnej, otwartej, takiej, która bazując na słusznej autonomii porządku doczesnego i porządku duchowego, sprzyja zdrowej współpracy i w duchu wspólnej odpowiedzialności. W takiej optyce patrzę na Europę, w której wprowadzenie w życie Traktatu Lizbońskiego zapoczątkowało nową fazę procesu integracji, której Stolica Apostolska nadal będzie się przyglądać z szacunkiem i życzliwą uwagą. Odnotowując z satysfakcją, że Traktat przewiduje utrzymywanie przez Unię Europejską «otwartego, przejrzystego i regularnego» (art. 17) dialogu z Kościołami, życzę, aby w budowaniu swej przyszłości Europa potrafiła zawsze czerpać ze źródeł swej tożsamości chrześcijańskiej. Jak powiedziałem w czasie mojej podróży apostolskiej do Republiki Czeskiej we wrześniu ubiegłego roku, ma ona do odegrania niezastąpioną rolę «w kształtowaniu sumień każdego pokolenia i w działaniach na rzecz jedności w kwestiach etycznych, w służbie każdej osoby, nazywającej ten kontynent ’domem’!» (Spotkanie z władzami politycznymi i administracyjnymi oraz z korpusem dyplomatycznym, 26 września 2009 r.). 

           Kontynuując nasze refleksje, trzeba koniecznie zwrócić uwagę, że problematyka środowiska jest złożona, można powiedzieć, że jest wieloaspektowa. Stworzenia różnią się od siebie i można je chronić bądź wystawiać na niebezpieczeństwo na różne sposoby, jak pokazuje doświadczenie życia codziennego. Jednym ze źródeł owych niebezpieczeństw są prawa bądź projekty, które w imię walki z dyskryminacją kwestionują biologiczną podstawę różnicy płci. Mam na myśli na przykład kraje Europy bądź kontynentu amerykańskiego. «Jeśli odbierasz wolność, odbierasz godność» — mówi św. Kolumban (Epist. N. 4 ad Attela, in S. Columbani Opera, Dublin, 1957, s. 34). Wolność nie może jednak być absolutna, bo człowiek nie jest Bogiem, ale obrazem Boga, Jego stworzeniem. Celu, do którego ma dążyć człowiek, nie może wskazywać samowola czy pragnienie, lecz raczej musi on być zgodny z porządkiem ustalonym przez Stwórcę.

           Z kwestią ochrony stworzenia wiążą się również inne wyzwania, którym można stawić czoło jedynie dzięki solidarności międzynarodowej. Mam na myśli klęski żywiołowe, które w minionym roku spowodowały śmierć, cierpienie i zniszczenia na Filipinach, w Wietnamie, w Laosie, w Kambodży i na Tajwanie. Nie sposób nie wspomnieć również o Indonezji i o położonym bliżej nas regionie Abruzji, dotkniętych przez straszliwe trzęsienia ziemi. W obliczu tego typu wydarzeń nie może nigdy zabraknąć wielkodusznej pomocy, gdyż w grę wchodzi życie stworzeń Bożych. Do ochrony stworzenia oprócz solidarności potrzebne są jednak także zgoda i stabilność państw. Kiedy między tymi ostatnimi rodzą się rozbieżności i wrogość, to jeśli chcą one bronić pokoju, muszą wytrwale iść drogą konstruktywnego dialogu. W taki sposób 25 lat temu dzięki pośrednictwu Stolicy Apostolskiej został podpisany traktat o pokoju i przyjaźni między Argentyną i Chile; wydał on obfite owoce współpracy i pomyślnego rozwoju, z których skorzystała w pewnym sensie cała Ameryka Łacińska. Cieszy mnie, że — w tym samym regionie świata — Kolumbia i Ekwador po wielu miesiącach napięć weszły na drogę zbliżenia. 

           Cieszę się, że – bliżej nas – została zawarta umowa między Chorwacją a Słowenią, dotycząca arbitrażu w sprawie ich granicy morskiej i lądowej. Wyrażam również zadowolenie z porozumienia Armenii z Turcją, zawartego z myślą o nawiązaniu stosunków dyplomatycznych, i życzę, by dzięki dialogowi poprawiły się stosunki między wszystkimi krajami Kaukazu Południowego. W czasie pielgrzymki do Ziemi Świętej usilnie wzywałem Izraelczyków i Palestyńczyków do dialogu i do szanowania praw drugiego człowieka. Jeszcze raz apeluję o powszechne uznanie prawa państwa Izrael do istnienia i pokoju oraz bezpieczeństwa w granicach uznanych przez inne kraje. I również o uznanie prawa narodu palestyńskiego do suwerennej i niepodległej ojczyzny, do godnego życia i do swobodnego przemieszczania się. Chciałbym ponadto prosić wszystkich o wsparcie w kwestii, jaką stanowi ochrona tożsamości i charakteru świętego miasta Jerozolimy, jej dziedzictwa kulturowego i religijnego, które ma wartość uniwersalną. Tylko wtedy to jedyne, święte i udręczone miasto będzie mogło stać się znakiem i zwiastunem pokoju, którego Bóg pragnie dla całej rodziny ludzkiej. W imię umiłowania dialogu i pokoju, które chronią stworzenia, wzywam rządzących i obywateli Iraku, aby przezwyciężyli podziały, nie ulegali pokusie przemocy i nietolerancji i razem budowali przyszłość swego kraju. Także wspólnoty chrześcijańskie chcą w tym uczestniczyć, lecz z tego względu trzeba im zapewnić szacunek, bezpieczeństwo i wolność. Również Pakistan w ostatnich miesiącach został ciężko doświadczony przez przemoc, a celem niektórych ataków była bezpośrednio mniejszość chrześcijańska. Proszę o uczynienie wszystkiego, aby podobne akty agresji więcej się nie powtórzyły i aby chrześcijanie mieli poczucie, że w pełni uczestniczą w życiu swojego kraju. Mówiąc o przemocy w stosunku do chrześcijan nie mogę nie wspomnieć również o godnym ubolewania ataku, którego ofiarą padła w tych dniach wspólnota koptyjska w Egipcie obchodząca Boże Narodzenie. Życzę też, aby w Iranie na drodze dialogu i współpracy zostały znalezione wspólne rozwiązania, zarówno na szczeblu krajowym, jak i na płaszczyźnie międzynarodowej. Libanowi, który ma za sobą długi kryzys polityczny, życzę, aby dalej szedł drogą zgody. Mam nadzieję, że po okresie niepewności i niepokojów w Hondurasie sytuacja polityczna i społeczna zmierza ku normalizacji. I ufam, że podobnie będzie w przypadku Gwinei i Madagaskaru, dzięki bezinteresownej i skutecznej pomocy wspólnoty międzynarodowej. 

           Panie i Panowie ambasadorowie, gdy kończę ten pobieżny przegląd, tak skrótowy, że nie może objąć wszystkich sytuacji, o których należałoby wspomnieć, przychodzą mi na myśl słowa apostoła Pawła, który mówi, że «całe stworzenie (...) jęczy i wzdycha w bólach (...). Lecz nie tylko ono, ale i my sami» (Rz 8, 22-23). Owszem, ludzkość znosi tak wiele cierpień, a ludzki egoizm rani stworzenie na liczne sposoby. Właśnie dlatego pragnienie zbawienia, które przenika całe stworzenie, staje się coraz silniejsze i jest obecne w sercach wszystkich ludzi, wierzących i niewierzących. Kościół wskazuje, że odpowiedzią na to oczekiwanie jest Chrystus — «Pierworodny wobec każdego stworzenia, bo w Nim zostało wszystko stworzone: i to, co w niebiosach, i to, co na ziemi» (Kol 1, 15-16). Patrząc na Niego, wzywam wszystkich ludzi dobrej woli, by ufnie i wielkodusznie działali na rzecz godności i wolności człowieka. Niech światło i moc Jezusa pomogą nam szanować ekologię ludzką, ze świadomością, że zyska na tym również ekologia środowiska, bo księga przyrody jest jedna i niepodzielna. W ten właśnie sposób możemy umacniać pokój dzisiaj — i z myślą o przyszłych pokoleniach. Wszystkim życzę pomyślnego roku!  

[00037-09.01] [Testo originale: Francese]