Testo in lingua inglese
Traduzione in lingua francese
Traduzione in lingua italiana
Traduzione in lingua araba
In occasione del mese del Ramadan e per la festa di ‘Id al-Fitr 1447 H. / 2026 A.D., il Dicastero per il Dialogo Interreligioso ha inviato ai Musulmani del mondo intero un messaggio augurale.
Questo il testo del Messaggio, a firma del Prefetto del Dicastero, Em.mo Card. George Jacob Koovakad, e del Segretario del medesimo Dicastero, Rev.do Mons. Indunil J.K. Kodithuwakku:
Testo in lingua inglese
Dear Muslim brothers and sisters,
It is with great joy that I address you on the occasion of the month of Ramadan, which culminates in the Feast of the Breaking of the Fast, Id Al-Fitr. This important annual observance offers me a welcome opportunity to express my closeness, solidarity and respect for you, believers in God, “who is one, living and subsistent, merciful and almighty, the Creator of heaven and earth, who has also spoken to humanity” (Second Vatican Council, Declaration Nostra Aetate, 28 October 1965, 3).
This year, through a providential convergence of calendars, Christians observe this period of fasting and devotion alongside you during the holy season of Lent, which leads the Church toward the celebration of Easter. During this spiritually intense period, we seek to follow God’s will more faithfully. This shared journey allows us to acknowledge our inherent fragility and to confront the trials that weigh upon our hearts.
When we suffer trials — whether personal, familial or institutional — we often believe that understanding their causes will reveal a clear path forward. Yet we frequently discover that the complexity of these situations exceeds our strength. In an age marked by an overload of information, narratives and competing viewpoints, our discernment can become clouded, and our suffering even more acute. At such moments, a question naturally arises: how can we find a way forward? From a purely human perspective, the answer may appear elusive, leaving us with a sense of helplessness.
It is precisely then that the temptation can emerge to yield to despair or to violence. Despair can seem like an honest response to a broken world, while violence may present itself as a shortcut to justice that bypasses the patience required by faith. Yet neither can ever be an acceptable path for believers. A true believer keeps his or her gaze fixed upon the invisible Light who is God — the Almighty, the Most Merciful, the only Just One — who “rules the peoples with fairness” (Ps 96:10). Such a believer strives, with every ounce of strength, to live according to God’s commandments, for in him alone are found both the hope of the world to come and the peace so deeply desired by every human heart.
Indeed, we — Christians and Muslims, together with all people of good will — are called to imagine and to open new paths by which life may be renewed. This renewal is made possible through a creativity nourished by prayer, the discipline of fasting that clears our inner vision, and concrete acts of charity. “Do not be overcome by evil,” the Apostle Paul exhorts us, “but overcome evil with good” (Rom 12:21).
Dear Muslim brothers and sisters, especially those among you who struggle or suffer in body or spirit because of your thirst for justice, equality, dignity and freedom: please be assured of my spiritual closeness, and know that the Catholic Church stands in solidarity with you. We are united not only by our shared experience of trial, but also by the sacred task of restoring peace to our broken world. We are truly “all in the same boat” (Francis, Encyclical Letter Fratelli Tutti, 3 October 2020, 30).
Peace — this is my fervent wish for each of you, for your families, and for the nations in which you live. It is not of an illusory or utopian peace, but as Pope Leo XIV emphasized, of one born from the “disarmament of heart, mind and life” (Message for the 59th World Day of Peace, 1 January 2026). Such peace is a gift received from God and nurtured by defusing hostility through dialogue, practicing justice, and cherishing forgiveness. Through this shared season of Ramadan and Lent, may our inner transformation become a catalyst for a renewed world, where the weapons of war give way to the courage of peace.
With these sentiments, I pray that the Almighty may fill each of you with his merciful love and divine consolation.
From the Vatican, 17 February 2026
Cardinal George Jacob Koovakad
Prefect
Msgr. Indunil J.K. Kodithuwakku
Secretary
[00283-EN.01] [Original text: English]
Traduzione in lingua francese
Chers frères et sœurs musulmans,
C’est avec une grande joie que je m’adresse à vous à l’occasion du mois de Ramadan, qui s’achèvera par la fête de la Rupture du Jeûne, l’ʿId al-Fitr. Cette importante observance annuelle m’offre une occasion privilégiée d’exprimer ma proximité, mon respect envers vous, croyants au « Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes » (Concile Vatican II, Nostra Aetate, 28 octobre 1965, 3).
Cette année, par une convergence providentielle des calendriers, les chrétiens vivent ce temps de jeûne et de piété à vos côtés à travers le saint temps du Carême, qui conduit l’Église à la célébration de Pâques. Pendant ce temps spirituellement intense, nous cherchons à suivre plus fidèlement la volonté de Dieu. Ce cheminement partagé nous permet de reconnaître notre fragilité intrinsèque et d’affronter les épreuves qui pèsent sur nos cœurs.
Lorsque nous traversons des épreuves – personnelles, familiales ou institutionnelles –, nous pensons souvent que la compréhension de leurs causes nous indiquera clairement la voie à suivre. Mais nous découvrons bien souvent que la complexité de ces situations dépasse nos forces. À une époque marquée par une profusion d’informations, de récits et de points de vue concurrents, notre discernement peut s’obscurcir et notre souffrance s’intensifier. Alors surgit naturellement une question : comment trouver un chemin à suivre ? D’un point de vue purement humain, la réponse peut sembler insaisissable, nous laissant dans un sentiment d’impuissance.
C’est précisément à ce moment-là que peut naître la tentation de céder au désespoir ou à la violence. Le désespoir peut apparaître comme une réaction sincère face à un monde brisé, tandis que la violence peut se présenter comme un raccourci vers la justice, évitant la patience qu’exige la foi. Pourtant, ni l’un ni l’autre ne peuvent jamais constituer une voie acceptable pour les croyants. Le véritable croyant garde le regard fixé sur la Lumière invisible qu’est Dieu – le Tout-Puissant, le Très-Miséricordieux, le seul Juste –, lui « qui gouverne les peuples avec droiture » (Ps 96,10). Un tel croyant s’efforce, autant qu’il peut, de vivre selon les commandements de Dieu, car c’est en lui seul que se trouvent à la fois l’espérance du monde à venir et la paix si ardemment désirée par tout cœur humain.
En effet, nous – chrétiens et musulmans, avec toutes les personnes de bonne volonté – sommes appelés à imaginer et à ouvrir de nouveaux chemins par lesquels la vie peut être renouvelée. Ce renouveau devient possible grâce à une créativité nourrie par la prière, par la discipline du jeûne qui clarifie notre regard intérieur, et par des actes concrets de charité. « Ne te laisse pas vaincre par le mal », nous exhorte l’Apôtre Paul, « mais sois vainqueur du mal par le bien » (Rm 12,21).
Chers frères et sœurs musulmans, en particulier ceux d’entre vous qui luttent ou souffrent dans leur corps ou dans leur esprit à cause de leur soif de justice, d’égalité, de dignité et de liberté : soyez assurés de ma proximité spirituelle et sachez que l’Église catholique est solidaire avec vous. Nous sommes unis non seulement par l’expérience partagée de l’épreuve, mais aussi par la mission sacrée de restaurer la paix dans notre monde blessé. Nous sommes véritablement « tous dans le même bateau » (François, Lettre encyclique Fratelli Tutti, 3 octobre 2020, n. 30).
La paix – tel est mon souhait ardent pour chacun de vous, pour vos familles et pour les nations dans lesquelles vous vivez. Il ne s’agit pas d’une paix illusoire ou utopique, mais fruit du « désarmement du cœur, de l’esprit et de la vie », comme l’a souligné le pape Léon XIV (Message pour la 59ᵉ Journée mondiale de la paix, 1ᵉʳ janvier 2026). Une telle paix est un don reçu de Dieu et nourrie par le désamorçage de l’hostilité à travers le dialogue, la pratique de la justice et la culture du pardon. En ce temps partagé du Ramadan et du Carême, que notre transformation intérieure devienne le ferment d’un monde renouvelé, où les armes de la guerre cèdent la place au courage de la paix.
Avec ces sentiments, je prie pour que le Tout-Puissant vous comble tous de son amour miséricordieux et de sa consolation divine.
Du Vatican, 17 février 2026
George Jacob Cardinal Koovakad
Préfet
Mons. Indunil J.K. Kodithuwakku
Secrétaire
[00283-FR.01] [Texte original: Anglais]
Traduzione in lingua italiana
Cari fratelli e sorelle musulmani,
È con grande gioia che mi rivolgo a voi in occasione del mese del Ramadan, che culmina nella Festa della Rottura del Digiuno, Id al-fitr. Questa importante ricorrenza annuale mi offre una gradita opportunità per esprimere la mia vicinanza, solidarietà e rispetto per voi, credenti nell’unico «Dio, vivente e sussistente, misericordioso e onnipotente, creatore del cielo e della terra (5), che ha parlato agli uomini» (Concilio Vaticano II, Dichiarazione Nostra Aetate, 28 ottobre 1965, 3).
Quest'anno, grazie a una provvidenziale coincidenza di calendari, i cristiani osservano questo periodo di digiuno e devozione insieme a voi durante il sacro periodo della Quaresima, che conduce la Chiesa verso la celebrazione della Pasqua. Durante questo periodo di intensa spiritualità, cerchiamo di seguire più fedelmente la volontà di Dio. Questo percorso condiviso ci permette di riconoscere la nostra intrinseca fragilità e di affrontare le prove che gravano sui nostri cuori.
Quando affrontiamo delle prove, siano esse personali, familiari o istituzionali, spesso crediamo che comprenderne le cause ci aiuterà a intuire una chiara via da seguire. Eppure, spesso scopriamo che la complessità di queste situazioni supera le nostre forze. In un'epoca caratterizzata da un sovraccarico di informazioni, narrazioni e punti di vista contrastanti, il nostro discernimento può offuscarsi e la nostra sofferenza acuirsi ulteriormente. In questi momenti, sorge spontanea una domanda: come possiamo trovare una via d'uscita? Da un punto di vista puramente umano, la risposta può sembrare sfuggente, lasciandoci con un senso di impotenza.
È proprio allora che può emergere la tentazione di cedere alla disperazione o alla violenza. La disperazione può sembrare una risposta sincera a un mondo lacerato, mentre la violenza può presentarsi come una scorciatoia verso la giustizia che aggira la pazienza richiesta dalla fede. Tuttavia, nessuna delle due può mai essere una strada accettabile per i credenti. Un vero credente mantiene lo sguardo fisso sulla Luce invisibile che è Dio – l'Onnipotente, il Misericordioso, l'unico Giusto – che «giudica le nazioni con rettitudine» (Sal 96,10). Un tale credente si sforza, con ogni briciolo di forza, di vivere secondo i comandamenti di Dio, poiché solo in Lui si trovano sia la speranza del mondo a venire sia la pace così profondamente desiderata da ogni cuore umano.
Infatti, noi cristiani e musulmani, insieme a tutte le persone di buona volontà, siamo chiamati a immaginare e ad aprire nuove vie attraverso le quali la vita possa essere rinnovata. Questo rinnovamento è reso possibile da una creatività alimentata dalla preghiera, dalla disciplina del digiuno che purifica la nostra visione interiore e da concreti atti di carità. «Non lasciarti vincere dal male», ci esorta l'apostolo Paolo, «ma vinci il male con il bene» (Rom 12,21).
Cari fratelli e sorelle musulmani, specialmente quelli tra voi che lottano o soffrono nel corpo o nello spirito a causa della vostra sete di giustizia, uguaglianza, dignità e libertà: siate certi della mia vicinanza spirituale e sappiate che la Chiesa cattolica è solidale con voi. Siamo uniti non solo dalla nostra comune esperienza di prova, ma anche dal sacro compito di riportare la pace nel nostro mondo ferito. Siamo veramente «tutti sulla stessa barca» (Francesco, Lettera enciclica Fratelli Tutti, 3 ottobre 2020, 30).
Pace: questo è il mio fervido augurio per ciascuno di voi, per le vostre famiglie e per le nazioni in cui vivete. Non si tratta di una pace illusoria o utopica, ma, come ha sottolineato Papa Leone XIV, di una pace che nasce dal «disarmo del cuore, della mente e della vita» (Messaggio per la 59ª Giornata Mondiale della Pace, 1° gennaio 2026). Tale pace è un dono ricevuto da Dio e alimentato dall'attenuazione dell'ostilità attraverso il dialogo, la pratica della giustizia e l'amore per il perdono. Attraverso questa comune stagione del Ramadan e della Quaresima, possa la nostra trasformazione interiore diventare un catalizzatore per un mondo rinnovato, in cui le armi della guerra cedano il passo al coraggio della pace.
Con questi sentimenti, prego affinché l'Onnipotente possa riempire ciascuno di voi con il suo amore misericordioso e la sua divina consolazione.
Dal Vaticano, 17 febbraio 2026
George Jacob Card. Koovakad
Prefetto
Mons. Indunil J.K. Kodithuwakku
Segretario
[00283-IT.01] [Testo originale: Inglese]
Traduzione in lingua araba
دائرة الحوار بين الأديان
رسالة لمناسبة رمضان وعيد الفطر السعيد
1447 ھ / 2026 م
أيها الإخوة و الأخوات المسلمين الأعزاء،
يسرّني بالغ السرور أن أتوجّه إليكم بمناسبة شهر رمضان المبارك، الذي يختتم بعيد الفطر السعيد. وتُتيح لي هذه المناسبة السنوية الكريمة فرصةً ثمينة لأُعرب لكم عن قربي، وتضامني الصادق، واحترامي العميق لكم، أيها المؤمنون بالله، «الواحد، الحيّ القيّوم، الرحيم القدير، خالق السماوات والأرض، الذي كلّم البشرية» (المجمع الفاتيكاني الثاني، بيان "في عصرنا"٢٨ أكتوبر ١٩٦٥، ٣.
وفي هذا العام، وبعناية إلهية تجلّت في تقارب التقويمين، يعيش معكم المسيحيون، في نفس الوقت، زمن الصوم الكبير الذي يقود الكنيسة إلى الاحتفال بعيد الفصح. وخلال هذه المرحلة الروحية المكثّفة، نسعى جميعًا إلى اتباع إرادة الله بأمانة أعمق. وتتيح لنا هذه المسيرة المشتركة أن نعترف بضعفنا الإنساني الأصيل، وأن نواجه التجارب التي تثقل قلوبنا.
وحين نمرّ بالتجارب، سواء أكانت شخصية أم عائلية أم مؤسسية، نظنّ غالبًا أن إدراك أسبابها كفيل بأن يرشدنا إلى الطريق الصحيح. غير أننا نكتشف مرارًا، أن تشابك هذه الأوضاع وتعقيدها يفوقان قدرتنا. وفي عصر تتزاحم فيه المعلومات والروايات ووجهات النظر المتباينة، قد يعتري بصيرتنا شيء من الضبابية، وتشتدّ معاناتنا. وهنا يبرز السؤال: كيف السبيل إلى المضيّ قدمًا؟ ومن منظور إنساني بحت، قد يبدو الجواب عسير المنال، فيتسلّل إلى النفس شعور بالعجز.
وفي مثل هذه اللحظات، قد يغري اليأسُ أو العنفُ البعضَ بسلوكهما. فقد يبدو اليأس استجابةً طبيعيةً لعالمٍ جريح، ويظهر العنف كأنه طريق مختصر نحو العدالة، متجاوزًا الصبر الذي يقتضيه الإيمان. غير أن كليهما لا يمكن أن يكون سبيلًا مقبولًا للمؤمنين. فالمؤمن الحقّ يثبّت نظره على النور غير المنظور، أي على الله – القدير، الرحيم، العادل وحده – الذي «يحكم الشعوب بالعدل» (مزمور ٩٦: ١٠). ويسعى بكل ما أوتي من قوة إلى العيش بحسب وصايا الله، إذ فيه وحده رجاء الدهر الآتي والسلام الذي يتوق إليه كل قلب بشري.
إننا – مسيحيين ومسلمين، ومعنا جميع ذوي الإرادة الصالحة – مدعوون إلى استشراف سبل جديدة وفتح آفاق متجددة للحياة. وهذا التجدد يصبح ممكنًا بفضل إبداعٍ تغذّيه الصلاة، ويزكّيه الصوم الذي يصفّي البصيرة، وتثبّته أعمال البرّ والإحسان الفعليّة. وكما يحثّنا الرسول بولس: «لا يغلبنّكم الشرّ، بل اغلبوا الشرّ بالخير» (رومية ١٢: ٢١).
إخوتي وأخواتي المسلمين، ولا سيما الذين يعانون أو يكابدون آلامًا جسدية أو روحية بسبب تطلّعهم إلى العدالة والمساواة والكرامة والحرية، أؤكد لكم قربي الروحي، وأذكّركم بأن الكنيسة الكاثوليكية تقف إلى جانبكم متضامنةً معكم. فنحن متّحدون لا في معاناة التجارب فحسب، بل في الرسالة المقدّسة المتمثلة في إعادة السلام إلى عالمنا الجريح. إننا حقًا «جميعًا في القارب نفسه» " (فرنسيس، الرسالة البابوية العامة "كلّنا إخوة" ، ٣ أكتوبر ٢٠٢٠، ٣٠).
السلام – تلك هي أمنيتي القلبية لكل واحد منكم، ولعائلاتكم، وللبلدان التي تعيشون فيها. وليس المقصود سلامًا وهميًا أو مثاليًا، بل سلامًا – كما أكّد البابا لاوون الرابع عشر – يولد من «نزع السلاح من القلب والعقل والحياة» (رسالة اليوم العالمي للسلام، ١ يناير ٢٠٢٦). إنّه سلامٌ عطيةٌ من الله، يتعزّز بإطفاء جذوة العداء عبر الحوار، وبممارسة العدالة، وبالتمسّك بروح الغفران.
ونسأل الله أن يكون هذا الزمن المشترك من شهر رمضان المبارك والصوم الكبير فرصةً لتحوّلٍ داخلي صادق، وحافزًا لعالمٍ متجدّد، تفسح فيه أسلحة الحرب المجال لشجاعة السلام.
وبهذه المشاعر، أدعو الله القدير أن يفيض على كل واحد منكم محبته الرحيمة وتعزيته الإلهية.
حاضرة الفاتيكان، 17 شباط / فبراير 2026
George Jacob Cardinal Koovakad
الرئيس
Ms. Indunil J.K. Kodithuwakku
Secretary
[00283-AR.01] [Testo originale: Inglese]
[B0147-XX.01]