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Messaggio del Pontificio Consiglio per il Dialogo Interreligioso in occasione della festività buddista di Vesakh/Hanamatsuri 2017, 22.04.2017


Testo in lingua inglese

Traduzione in lingua francese

Traduzione in lingua italiana

Il Vesakh è la festività più importante per i Buddisti: in essa si commemorano i principali avvenimenti della vita di Buddha.

La festa del Vesakh/Hanamatsuri 2017, nei vari Paesi di cultura buddista è celebrata in date diverse, secondo le differenti tradizioni. Quest’anno la festa sarà celebrata nei Paesi dell’Asia Orientale il 3 maggio e nella maggior parte dei Paesi di tradizione buddista il 10 maggio.

Per tale circostanza, il Pontificio Consiglio per il Dialogo Interreligioso ha fatto pervenire ai Buddisti il seguente messaggio:

Testo in lingua inglese

Christians and Buddhists: Walking Together on the Path of Nonviolence

Dear Buddhist Friends,

1. In the name of the Pontifical Council for Interreligious Dialogue, we extend our warmest greetings and prayerful good wishes on the occasion of Vesakh. May this feast bring joy and peace to all of you, to your families, communities and nations.

2. We wish to reflect this year on the urgent need to promote a culture of peace and nonviolence. Religion is increasingly at the fore in our world today, though at times in opposing ways. While many religious believers are committed to promoting peace, there are those who exploit religion to justify their acts of violence and hatred. We see healing and reconciliation offered to victims of violence, but also attempts to erase every trace and memory of the “other”; there is the emergence of global religious cooperation, but also politicization of religion; and, there is an awareness of endemic poverty and world hunger, yet the deplorable arms race continues. This situation requires a call to nonviolence, a rejection of violence in all its forms.

3. Jesus Christ and the Buddha were promotors of nonviolence as well as peacemakers. As Pope Francis writes, “Jesus himself lived in violent times. Yet, he taught that the true battlefield, where violence and peace meet, is the human heart: for ‘it is from within, from the human heart, that evil intentions come’ (Mk 7:21)” (2017 Message for the World Day of Peace, Non-Violence: A Style ofPolitics for Peace, no. 3). He further emphasises that “Jesus marked out the path of nonviolence. He walked that path to the very end, to the cross, whereby he became our peace and put an end to hostility (cf. Eph 2:14-16)” (ibid.). Accordingly, “to be true followers of Jesus today also includes embracing his teaching about nonviolence” (ibid.).

4. Dear friends, your founder, the Buddha also heralded a message of nonviolence and peace. He encouraged all to “Overcome the angry by non-anger; overcome the wicked by goodness; overcome the miser by generosity; overcome the liar by truth.” (Dhammapada, no. XVII, 3). He taught further that “Victory begets enmity; the defeated dwell in pain. Happily the peaceful live, discarding both victory and defeat.” (ibid. XV, 5). Therefore, he noted that the self-conquest is greater than the conquest of others: “Though one may conquer a thousand times a thousand men in battle, yet he indeed is the noblest victor who conquers himself” (ibid, VIII, 4).

5. In spite of these noble teachings, many of our societies grapple with the impact of past and present wounds caused by violence and conflicts. This phenomenon includes domestic violence, as well as economic, social, cultural and psychological violence, and violence against the environment, our common home. Sadly, violence begets other social evils, and so “the choice of nonviolence as a style of life is increasingly demanded in the exercise of responsibility at every level […] ” (Address of His Holiness Pope Francis on the Occasion of the Presentation of the Letters of Credence, 15 December 2016).

6. Though we recognize the uniqueness of our two religions, to which we remain committed, we agree that violence comes forth from the human heart, and that personal evils lead to structural evils. We are therefore called to a common enterprise: to study the causes of violence: to teach our respective followers to combat evil within their hearts; to liberate both victims and perpetrators of violence from evil; to bring evil to light and challenge those who foment violence; to form the hearts and minds of all, especially of children, to love and live in peace with everyone and with the environment; to teach that there is no peace without justice, and no true justice without forgiveness; to invite all to work together in preventing conflicts and rebuilding broken societies; to urge the media to avoid and counter hate speech, and biased and provocative reporting; to encourage educational reforms to prevent the distortion and misinterpretation of history and of scriptural texts; and to pray for world peace while walking together on the path of nonviolence.

7. Dear friends, may we actively dedicate ourselves to promoting within our families, and social, political, civil and religious institutions a new style of living where violence is rejected and the human person is respected. It is in this spirit that we wish you once again a peaceful and joyful feast of Vesakh!

Cardinal Jean-Louis Tauran
President

+ Bishop Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ
Secretary

[00587-EN.01] [Original text: English]

Traduzione in lingua francese

Chrétiens et Bouddhistes: marcher ensemble sur le chemin de la non-violence

Chers Amis Bouddhistes,

1. Au nom du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, nous vous adressons nos chaleureuses salutations et vous assurons de notre prière à l'occasion de Vesakh. Que cette fête apporte la joie et la paix à vos familles, vos communautés et vos nations.

2. Nous souhaitons réfléchir cette année sur la nécessité urgente de promouvoir une culture de la paix et de la non-violence. La religion se trouve de plus en plus au centre des préoccupations du monde d'aujourd'hui, mais parfois de manière contradictoire. Alors que de nombreux croyants religieux s'engagent à promouvoir la paix, d’autres exploitent la religion pour justifier leurs actes de violence et de haine. Alors que l’apaisement et la réconciliation sont offerts aux victimes de la violence, certains essaient également d'effacer toute trace et toute mémoire de «l’autre»; l'émergence d'une coopération religieuse mondiale se fait jour, en même temps que la politisation de la religion. Et s’il existe une prise de conscience de la pauvreté endémique et de la faim dans le monde, la déplorable course aux armements, hélas, continue. Cette situation nécessite un appel à la non-violence, un rejet de la violence sous toutes ses formes.

3. Jésus-Christ et le Bouddha étaient des promoteurs de la non-violence ainsi que des artisans de la paix. Comme l'écrit le pape François, «Jésus aussi a vécu en des temps de violence. Il a enseigné que le vrai champ de bataille, sur lequel s’affrontent la violence et la paix, est le cœur de l’homme : ‘C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses’ (Mc 7, 21)» (Message du pape François pour la célébration de la 50e Journée mondiale de la paix, 1er janvier 2017: «La non-violence: style d'une politique pour la paix», n 3). Il souligne en outre que «Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il l’a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié (cf. Ep 2, 14-16)». En conséquence, «être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de non-violence» (ibid.).

4. Chers amis, votre fondateur, le Bouddha, a également annoncé un message de non-violence et de paix. Il a encouragé tous les hommes à «dompter la colère par la non-colère; dompter le mal par le bien; dompter l'avarice par le don; dompter le mensonge par la vérité» (Dhammapada, XVII, 3). Il a enseigné en outre que «la victoire engendre la haine, le vaincu vit dans la souffrance. Le paisible vit heureux, abandonnant victoire et défaite» (ibid., XV, 5). La conquête de soi est donc plus grande que la conquête des autres: «Conquerrait-il mille fois mille hommes sur le champ de bataille, en vérité, le plus noble vainqueur est celui qui se conquiert lui-même» (ibid., VIII, 4).

5. Malgré ces nobles enseignements, bon nombre de nos sociétés sont confrontées à l'impact des blessures, passées et présentes, causées par la violence et les conflits. Ce phénomène inclut la violence domestique, la violence économique, sociale, culturelle et psychologique, ainsi que la violence contre l'environnement, notre maison commune. Malheureusement, la violence engendre d'autres maux sociaux, et «le choix de la non-violence comme style de vie devient toujours plus une exigence de responsabilité à tous les niveaux [...]» (Discours du pape François à l'occasion de la présentation des Lettres de créance, 15 décembre 2016).

6. Bien que nous reconnaissions le caractère unique de nos deux religions dans lesquelles nous restons chacun engagés, nous convenons que la violence vient du cœur humain et que les maux personnels entraînent des maux structurels. Nous sommes donc appelés à une entreprise commune: étudier les causes de la violence, enseigner à ceux qui, respectivement, nous suivent, à combattre le mal dans leur cœur; libérer du mal les victimes et les auteurs de violence; dénoncer le mal et défier ceux qui fomentent la violence; former les cœurs et les esprits de tous, en particulier ceux des enfants; aimer et vivre en paix avec tous et avec l'environnement, enseigner qu'il n'y a pas de paix sans justice, qu’il n’y a pas de vraie justice sans pardon. Tous invités à travailler ensemble pour prévenir les conflits et reconstruire les sociétés brisées, nous devons exhorter les médias à éviter et à contrer les discours de haine ainsi que les rapports biaisés et provocateurs; encourager les réformes éducatives pour éviter la distorsion et la mauvaise interprétation de l'histoire et des textes scripturaires; prier pour la paix mondiale tout en marchant ensemble sur le chemin de la non-violence.

7. Chers amis, puissions-nous nous consacrer activement à promouvoir au sein de nos familles et des institutions sociales, politiques, civiles et religieuses un nouveau mode de vie où la violence soit rejetée et la personne humaine, respectée. C'est dans cet esprit que nous vous souhaitons une fois de plus une fête paisible et joyeuse de Vesakh!

Jean-Louis Cardinal Tauran
Président

+ Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ
Secrétaire

[00587-FR.01] [Texte original: Anglais]

Traduzione in lingua italiana

Cristiani e Buddisti: percorriamo insieme la via della non violenza

Cari amici buddisti,

1. A nome del Pontificio Consiglio per il Dialogo Interreligioso, vi porgiamo i nostri più cari saluti, auguri e preghiere per il Vesakh. Che questa festa arrechi gioia e pace a tutti voi, alle vostre famiglie, comunità e nazioni.

2. Quest'anno vogliamo riflettere con voi sulla necessità urgente di promuovere una cultura di pace e non violenza. La religione è in prima pagina nel nostro mondo, benché talvolta in modi contrapposti. Mentre molti credenti si impegnano a promuovere la pace, altri sfruttano la religione per giustificare i loro atti di violenza e odio. Vediamo offrire alle vittime della violenza guarigione e riconciliazione, ma anche tentativi di cancellare ogni traccia e memoria dell' “altro”. Si fa strada lacooperazione religiosa globale, ma si assiste anche alla politicizzazione della religione; c’è una consapevolezza della povertà endemica e della fame nel mondo, eppure continua la deplorevole corsa agli armamenti. Questa situazione esige un appello alla non violenza, un rifiuto della violenza in tutte le sue forme.

3. Gesù Cristo e il Buddha hanno promosso la non violenza e sono stati costruttori di pace. Come scrive Papa Francesco: «Anche Gesù visse in tempi di violenza. Egli insegnò che il vero campo di battaglia, in cui si affrontano la violenza e la pace, è il cuore umano: “Dal di dentro infatti, cioè dal cuore degli uomini, escono le intenzioni cattive” (Mc 7,21)» (Messaggio per la Giornata Mondiale per la Pace 2017 “La nonviolenza: stile di una politica per la pace”, n. 3). Il Papa sottolinea pure che «Gesù tracciò la via della nonviolenza, che ha percorso fino alla fine, fino alla croce, mediante la quale ha realizzato la pace e distrutto l’inimicizia (cfr Ef 2,14-16) » (ivi). Di conseguenza, «Essere veri discepoli di Gesù oggi significa aderire anche alla sua proposta di nonviolenza» (ivi).

4. Cari amici, il vostro fondatore, il Buddha annunciò anche un messaggio di non violenza e pace, incoraggiando tutti a «vincere colui che è adirato con il non adirarsi, il malvagio con la bontà, il misero con la generosità, e il menzognero con la verità» (Dhammapada, n. XVII, 3). Egli insegnò pure che «la vittoria genera l' inimicizia; gli sconfitti restano nel dolore. Vivono in pace i pacifici, scardinando sia la vittoria che la sconfitta» (ibid. XV, 5). Perciò egli notò che l'autoconquista vale di più della conquista degli altri: «benché uno possa conquistare mille volte mille uomini in battaglia, il più nobile vincitore è in ogni caso colui che conquista se stesso» (ibid, VIII, 4).

5. Nonostante questi nobili insegnamenti, molte delle nostre società devono fare i conti con l'impatto delle ferite passate e presenti causate dalla violenza e dai conflitti. Questo fenomeno include la violenza domestica, nonché la violenza economica, sociale, culturale e psicologica, e la violenza contro l'ambiente, la nostra casa comune. E' triste che la violenza generi altri mali sociali, e così «la scelta della non violenza come stile di vita diventa sempre più un’esigenza di responsabilità a tutti i livelli» (Discorso del Santo Padre Francesco in occasione della presentazione di Lettere Credenziali, 15 dicembre 2016).

6. Pur riconoscendo l'unicità delle nostre due religioni, verso le quali rimaniamo impegnati, concordiamo che la violenza scaturisce dal cuore dell'uomo, e che i mali della persona sfociano in mali strutturali. Perciò siamo chiamati a un'impresa comune: studiare le cause della violenza; insegnare ai nostri rispettivi seguaci come combattere il male nei loro cuori; liberare dal male sia le vittime sia coloro che commettono la violenza; formare i cuori e le menti di tutti, specialmente dei bambini, ad amare e vivere in pace con tutti e con l'ambiente; insegnare che non c'è pace senza giustizia, né vi è vera giustizia senza perdono; invitare tutti a collaborare alla prevenzione dei conflitti nella ricostruzione delle società frantumate; incoraggiare i mezzi di comunicazione sociale ad evitare e combattere il discorso dell'odio, e i rapporti di parte e provocatori; incoraggiare le riforme dell'educazione per prevenire la distorsione e la cattiva interpretazione della storia e dei testi scritturistici; e pregare per la pace nel mondo percorrendo insieme la via della non violenza.

7. Cari amici, possiamo dedicarci attivamente a promuovere nelle nostre famiglie, e nelle istituzioni sociali, politiche, civili e religiose, un nuovo stile di vita in cui la violenza venga rifiutata e venga rispettata la persona umana. È in questo spirito che vi auguriamo nuovamente una pacifica e gioiosa festa di Vesakh!

Jean-Louis Cardinal Tauran
Presidente

+ Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ
Segretario

[00587-IT.01] [Testo originale: Inglese]

[B0255-XX.01]