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VIAGGIO APOSTOLICO DI SUA SANTITÀ BENEDETTO XVI IN LIBANO IN OCCASIONE DELLA FIRMA E DELLA PUBBLICAZIONE DELL’ESORTAZIONE APOSTOLICA POST-SINODALE DELL’ASSEMBLEA SPECIALE PER IL MEDIO ORIENTE DEL SINODO DEI VESCOVI (14-16 SETTEMBRE 2012) (III), 14.09.2012


VISITA ALLA BASILICA DI ST. PAUL DI HARISSA E FIRMA DELL’ESORTAZIONE APOSTOLICA POST-SINODALE ECCLESIA IN MEDIO ORIENTE

 DISCORSO DEL SANTO PADRE

 TRADUZIONE IN LINGUA ITALIANA

 TRADUZIONE IN LINGUA INGLESE

 TRADUZIONE IN LINGUA TEDESCA

 TRADUZIONE IN LINGUA SPAGNOLA

 TRADUZIONE IN LINGUA PORTOGHESE

 TRADUZIONE IN LINGUA POLACCA

Alle ore 17.50 di questo pomeriggio, il Santo Padre Benedetto XVI lascia la Nunziatura Apostolica e si reca in auto alla Basilica Greco-Melkita di St. Paul di Harissa per il solenne atto della firma dell’Esortazione Apostolica Post-sinodale Ecclesia in Medio Oriente, che raccoglie i frutti dei lavori dell’Assemblea Speciale per il Medio Oriente del Sinodo dei Vescovi, svoltosi in Vaticano nell’ottobre del 2010.
Al Suo arrivo, il Papa è accolto sul sagrato della Basilica dal Patriarca di Antiochia dei Greco-Melkiti Cattolici, Sua Beatitudine Gregorios III Laham, B.S., e dal Superiore della Comunità. Sono inoltre presenti il Presidente della Repubblica, i Patriarchi e i Vescovi del Libano, i Membri del Consiglio Speciale per il Medio Oriente del Sinodo dei Vescovi, una delegazione ortodossa e una musulmana.
Dopo l’indirizzo di omaggio del Patriarca Greco-Melkita, Sua Beatitudine Gregorios III Laham, e l’intervento introduttivo del Segretario Generale del Sinodo dei Vescovi, S.E. Mons. Nikola Eterović, il Santo Padre pronuncia il seguente discorso:

 DISCORSO DEL SANTO PADRE

Monsieur le Président de la République,

Béatitude, vénérés Patriarches,

chers frères dans l’Épiscopat et membres du Conseil Spécial du Synode des Évêques pour le Moyen-Orient,

illustres représentants des confessions religieuses, du monde de la culture et de la société civile,

chers frères et sœurs dans le Christ, chers amis,

J’exprime ma gratitude au Patriarche Gregorios Laham pour ses paroles d’accueil, ainsi qu’au Secrétaire général du Synode des Évêques, Mgr Nikola Eterović, pour ses mots de présentation. Mes vives salutations vont aux Patriarches, à l’ensemble des évêques orientaux et latins qui sont réunis dans cette belle basilique Saint-Paul, et aux membres du Conseil Spécial du Synode des Évêques pour le Moyen-Orient. Je me réjouis aussi de la présence de délégations orthodoxe, musulmane et druze, ainsi que de celles du monde de la culture et de la société civile. L’heureuse cohabitation de l’Islam et du Christianisme, deux religions ayant contribué à façonner de grandes cultures, fait l’originalité de la vie sociale, politique et religieuse au Liban. On ne peut que se réjouir de cette réalité qu’il faut absolument encourager. Je confie ce désir aux responsables religieux de votre pays. Je salue affectueusement la chère communauté grecque-melkite qui me reçoit. Votre présence solennise la signature de l’Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Medio Oriente, et témoigne que ce document, destiné certes à l’Église universelle, revêt une importance particulière pour l’ensemble du Moyen-Orient.

Il est providentiel que cet acte ait lieu le jour même de la fête de la Croix glorieuse, dont la célébration est née en Orient en 335, au lendemain de la Dédicace de la Basilique de la Résurrection construite sur le Golgotha et le sépulcre de Notre-Seigneur, par l’empereur Constantin-le-Grand, que vous vénérez comme un saint. Dans un mois se célébrera le 1.700ème anniversaire de l’apparition qui lui fit voir dans la nuit symbolique de son incroyance, le chrisme flamboyant, alors qu’une voix lui disait : « Par ce signe, tu vaincras ! ». Plus tard, Constantin signa l’édit de Milan et donna son nom à Constantinople. Il me semble que l’Exhortation post-synodale peut être lue et interprétée à la lumière de la fête de la Croix glorieuse, et plus particulièrement à la lumière du chrisme, le X et le P, des deux premières lettres du mot OD4FJ`H. Une telle lecture conduit à une véritable redécouverte de l’identité du baptisé et de l’Église, et elle constitue en même temps comme un appel au témoignage dans et par la communion. La communion et le témoignage chrétiens ne sont-ils pas fondés sur le Mystère pascal, sur la crucifixion, la mort et la résurrection du Christ ? N’y trouvent-ils pas leur accomplissement plénier ? Il existe un lien inséparable entre la Croix et la Résurrection qui ne peut pas être oublié par le chrétien. Sans ce lien, exalter la Croix signifierait justifier la souffrance et la mort pour ne voir en eux qu’une fin fatale. Pour un chrétien, exalter la Croix veut dire communier à la totalité de l’amour inconditionnel de Dieu pour l’homme. C’est poser un acte de foi ! Exalter la croix, dans la perspective de la Résurrection, c’est désirer vivre et manifester la totalité de cet amour. C’est poser un acte d’amour ! Exalter la Croix conduit à s’engager à être des hérauts de la communion fraternelle et ecclésiale, source du véritable témoignage chrétien. C’est poser un acte d’espérance !

En se penchant sur la situation actuelle des Églises au Moyen-Orient, les Pères synodaux ont pu réfléchir sur les joies et les peines, les craintes et les espoirs des disciples du Christ vivant en ces lieux. Toute l’Église a pu ainsi entendre le cri anxieux et percevoir le regard désespéré de tant d’hommes et de femmes qui se trouvent dans des situations humaines et matérielles ardues, qui vivent de fortes tensions dans la peur et l’inquiétude, et qui veulent suivre le Christ - Celui qui donne sens à leur existence - mais qui s’en trouvent souvent empêchés. C’est pourquoi j’ai désiré que la Première Lettre de Saint Pierre soit la trame du document. En même temps, l’Église a pu admirer ce qu’il y a de beau et de noble dans ces Églises sur ces terres. Comment ne pas rendre grâce à Dieu à tout moment pour vous tous (cf. 1 Th 1, 2 ; Première Partie de l’Exhortation post-synodale), chers chrétiens du Moyen-Orient ! Comment ne pas le louer pour votre courage dans la foi ? Comment ne pas le remercier pour la flamme de son amour infini que vous continuez à maintenir vive et ardente en ces lieux qui ont été les premiers à accueillir son Fils incarné ? Comment ne pas lui chanter notre reconnaissance pour les élans de communion ecclésiale et fraternelle, pour la solidarité humaine sans cesse manifestée envers tous les enfants de Dieu ?

Ecclesia in Medio Oriente permet de repenser le présent pour envisager l’avenir avec le regard même du Christ. Par ses orientations bibliques et pastorales, par son invitation à un approfondissement spirituel et ecclésiologique, par le renouveau liturgique et catéchétique préconisés, par ses appels au dialogue, elle veut tracer un chemin pour retrouver l’essentiel : la sequela Christi, dans un contexte difficile et quelquefois douloureux, un contexte qui pourrait faire naître la tentation d’ignorer ou d’oublier la Croix glorieuse. C’est justement maintenant qu’il faut célébrer la victoire de l’amour sur la haine, celle du pardon sur la vengeance, celle du service sur la domination, celle de l’humilité sur l’orgueil, celle de l’unité sur la division. À la lumière de la fête d’aujourd’hui et en vue d’une application fructueuse de l’Exhortation, je vous invite tous à ne pas avoir peur, à demeurer dans la vérité et à cultiver la pureté de la foi. Tel est le langage de la Croix glorieuse ! Telle est la folie de la Croix : celle de savoir convertir nos souffrances en cri d’amour envers Dieu et de miséricorde envers le prochain ; celle de savoir aussi transformer des êtres attaqués et blessés dans leur foi et leur identité, en vases d’argile prêts à être comblés par l’abondance des dons divins plus précieux que l’or (cf. 2 Co 4, 7-18). Il ne s’agit pas là d’un langage purement allégorique, mais d’un appel pressant à poser des actes concrets qui configurent toujours davantage au Christ, des actes qui aident les différentes Églises à refléter la beauté de la première communauté des croyants (cf. Ac 2, 41-47 ; Deuxième partie de l’Exhortation) ; des actes similaires à ceux de l’empereur Constantin qui a su témoigner et sortir les chrétiens de la discrimination pour leur permettre de vivre ouvertement et librement leur foi dans le Christ crucifié, mort et ressuscité pour le salut de tous.

Ecclesia in Medio Oriente offre des éléments qui peuvent aider à un examen de conscience personnel et communautaire, à une évaluation objective de l’engagement et du désir de sainteté de chaque disciple du Christ. L’Exhortation ouvre au véritable dialogue interreligieux basé sur la foi au Dieu Un et Créateur. Elle veut aussi contribuer à un œcuménisme plein de ferveur humaine, spirituelle et caritative, dans la vérité et l’amour évangéliques, puisant sa force dans le commandement du Ressuscité : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 19-20).

Dans toutes ses composantes, l’Exhortation voudrait aider chaque disciple du Seigneur à vivre pleinement et à transmettre réellement ce qu’il est devenu par le baptême : un fils de Lumière, un être illuminé par Dieu, une lampe nouvelle dans l’obscurité troublante du monde afin que des ténèbres resplendissent la lumière (cf. Jn 1, 4-5 et 2 Co 4, 1-6). Ce document veut contribuer à dépouiller la foi de ce qui l’enlaidit, de tout ce qui peut obscurcir la splendeur de la lumière du Christ. La communion est alors une adhésion véritable au Christ, et le témoignage est un rayonnement du Mystère pascal qui donne un sens plénier à la Croix glorieuse. Nous suivons et « proclamons … un Christ crucifié … puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 23-24 ; cf. Troisième Partie de l’Exhortation).

« Sois sans crainte, petit troupeau » (Lc 12, 32) et souviens-toi de la promesse faite à Constantin : « Par ce signe, tu vaincras ! » Églises au Moyen-Orient, soyez sans crainte, car le Seigneur est vraiment avec vous jusqu’à la fin du monde ! Soyez sans crainte, car l’Église universelle vous accompagne par sa proximité humaine et spirituelle ! C’est dans ces sentiments d’espérance et d’encouragement à être des protagonistes actifs de la foi par la communion et le témoignage, que dimanche je confierai l’Exhortation post-synodale Ecclesia in Medio Oriente à mes vénérés frères Patriarches, Archevêques et Évêques, à tous les prêtres, aux diacres, aux religieux et aux religieuses, aux séminaristes et aux fidèles laïcs. « Gardez courage » (Jn 16, 33) ! Par l’intercession de la Vierge Marie, la Theotókos, j’invoque avec grande affection l’abondance des dons divins sur vous tous ! Puisse Dieu accorder à tous les peuples du Moyen-Orient de vivre dans la paix, la fraternité et la liberté religieuse ! « لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم » [Que Dieu vous bénisse tous !] Merci !

[01142-03.02] [Texte original: Français]

 TRADUZIONE IN LINGUA ITALIANA

Signor Presidente della Repubblica,

Sua Beatitudine, venerati Patriarchi,

cari Fratelli nell’Episcopato e membri del Consiglio Speciale del Sinodo dei Vescovi per il Medio Oriente,

illustri Rappresentanti delle Confessioni religiose, del mondo della cultura e della società civile,

cari fratelli e sorelle in Cristo, cari amici!

Esprimo la mia gratitudine al Patriarca Gregorio Laham per le espressioni d’accoglienza, come pure al Segretario Generale del Sinodo dei Vescovi, Mons. Nikola Eterović, per le sue parole di presentazione. Saluto vivamente i Patriarchi, a tutti i Vescovi orientali e latini riuniti in questa bella Basilica di San Paolo, e i membri del Consiglio Speciale del Sinodo dei Vescovi per il Medio Oriente. Mi rallegro anche della presenza delle delegazioni ortodossa, musulmana e drusa, come anche di quelle del mondo della cultura e della società civile. La felice coabitazione dell’Islam e del Cristianesimo, due religioni che hanno contribuito a creare grandi culture, costituisce l’originalità della vita sociale, politica e religiosa in Libano. Non si può che gioire per questa realtà che bisogna assolutamente incoraggiare. Confido questo desiderio ai responsabili religiosi del vostro Paese. Saluto affettuosamente la cara Comunità greco-melchita che mi riceve. La vostra presenza solennizza la firma dell’Esortazione apostolica post-sinodale Ecclesia in Medio Oriente, e testimonia che questo documento, destinato certamente alla Chiesa universale, riveste un’importanza particolare per l’intero Medio Oriente.

È provvidenziale che questo atto abbia luogo proprio nel giorno della Festa dell’Esaltazione della Santa Croce, la cui celebrazione è nata in Oriente nel 335, all’indomani della Dedicazione della Basilica della Resurrezione costruita sul Golgota e sul sepolcro di Nostro Signore dall’imperatore Costantino il Grande, che voi venerate come santo. Fra un mese si celebrerà il 1700o anniversario dell’apparizione che gli fece vedere, nella notte simbolica della sua incredulità, il monogramma di Cristo sfavillante, mentre una voce gli diceva: «In questo segno, vincerai!». Più tardi, Costantino firmò l’editto di Milano, e diede il proprio nome a Costantinopoli. Mi sembra che l’Esortazione post-sinodale possa essere letta ed interpretata alla luce della festa dell’Esaltazione della Santa Croce, e più particolarmente alla luce del monogramma di Cristo, il X (chi) e il P (ro), le due prime lettere della parola OD4FJ`H. Una tale lettura conduce ad un’autentica riscoperta dell’identità del battezzato e della Chiesa, e costituisce al tempo stesso come un appello alla testimonianza nella e mediante la comunione. La comunione e la testimonianza cristiane non sono infatti fondate sul Mistero pasquale, sulla crocifissione, la morte e la risurrezione di Cristo? Non trovano in esso il loro pieno compimento? Esiste un legame inseparabile tra la Croce e la Risurrezione che non può essere dimenticato dal cristiano. Senza questo legame, esaltare la Croce significherebbe giustificare la sofferenza e la morte non vedendo in esse che una fine fatale. Per un cristiano, esaltare la Croce vuol dire comunicare alla totalità dell’amore incondizionato di Dio per l’uomo. È porre un atto di fede! Esaltare la Croce, nella prospettiva della Risurrezione, è desiderare di vivere e manifestare la totalità di questo amore. È porre un atto d’amore! Esaltare la Croce porta ad impegnarsi ad essere araldi della comunione fraterna ed ecclesiale, fonte della vera testimonianza cristiana. È porre un atto di speranza!

Considerando la situazione attuale delle Chiese nel Medio Oriente, i Padri sinodali hanno potuto riflettere sulle gioie e le pene, i timori e le speranze dei discepoli di Cristo che vivono in questi luoghi. Tutta la Chiesa ha potuto così ascoltare il grido ansioso e percepire lo sguardo disperato di tanti uomini e donne che si trovano in situazioni umane e materiali ardue, che vivono forti tensioni nella paura e nell’inquietudine, e che vogliono seguire Cristo – Colui che dà senso alla loro esistenza – ma che ne sono spesso impediti. Per questo ho desiderato che la Prima Lettera di San Pietro sia la trama del documento. Nello stesso tempo, la Chiesa ha potuto ammirare quanto vi è di bello e di nobile in queste Chiese su queste terre. Come non rendere grazie a Dio in ogni momento per tutti voi (cfr 1 Ts 1,2; Prima Parte dell’Esortazione post-sinodale), cari cristiani del Medio Oriente! Come non lodarlo per il vostro coraggio nella fede? Come non ringraziarlo per la fiamma del suo amore infinito che voi continuate a mantenere viva e ardente in questi luoghi che sono stati i primi ad accogliere il suo Figlio incarnato? Come non cantargli la nostra riconoscenza per gli slanci di comunione ecclesiale e fraterna, per la solidarietà umana manifestata senza sosta verso tutti i figli di Dio?

Ecclesia in Medio Oriente permette di ripensare il presente per considerare il futuro con lo stesso sguardo di Cristo. Essa, con i suoi orientamenti biblici e pastorali, con il suo invito a un approfondimento spirituale ed ecclesiologico, con il rinnovamento liturgico e catechistico raccomandato, con i suoi appelli al dialogo, vuole tracciare una via per ritrovare l’essenziale: la sequela Christi, in un contesto difficile e talvolta doloroso, un contesto che potrebbe far nascere la tentazione di ignorare o dimenticare la Croce gloriosa. E’ proprio adesso che bisogna celebrare la vittoria dell’amore sull’odio, del perdono sulla vendetta, del servizio sul dominio, dell’umiltà sull’orgoglio, dell’unità sulla divisione. Alla luce della festa odierna e in vista di una fruttuosa applicazione dell’Esortazione, vi invito tutti a non avere paura, a rimanere nella verità e a coltivare la purezza della fede. Questo è il linguaggio della Croce gloriosa! Questa è la follia della Croce: quella di saper convertire le nostre sofferenze in grido d’amore verso Dio e di misericordia verso il prossimo; quella di saper anche trasformare degli esseri attaccati e feriti nella loro fede e nella loro identità, in vasi d’argilla pronti ad essere colmati dall’abbondanza dei doni divini più preziosi dell’oro (cfr 2 Cor 4,7-18). Non si tratta di un linguaggio puramente allegorico, ma di un appello pressante a porre degli atti concreti che configurano sempre più a Cristo, atti che aiutano le diverse Chiese a riflettere la bellezza della prima comunità dei credenti (cfr At 2,41-47; Seconda parte dell’Esortazione); atti simili a quelli dell’imperatore Costantino che ha saputo testimoniare e far uscire i cristiani dalla discriminazione per permettere loro di vivere apertamente e liberamente la loro fede nel Cristo crocifisso, morto e risorto per la salvezza di tutti.

Ecclesia in Medio Oriente offre elementi che possono aiutare per un esame di coscienza personale e comunitario, per una valutazione obiettiva dell’impegno e del desiderio di santità di ogni discepolo di Cristo. L’Esortazione apre all’autentico dialogo interreligioso basato sulla fede in Dio Uno e Creatore. Essa vuole anche contribuire a un ecumenismo pieno di fervore umano, spirituale e caritativo, nella verità e nell’amore evangelici, che attinge forza dal comandamento del Risorto: «Andate dunque e fate discepoli tutti i popoli, battezzandoli nel nome del Padre e del Figlio e dello Spirito Santo, insegnando loro a osservare tutto ciò che vi ho comandato. Ed ecco, io sono con voi tutti i giorni, fino alla fine del mondo» (Mt 28,19-20).

In tutte le sue parti, l’Esortazione vorrebbe aiutare ciascun discepolo del Signore a vivere pienamente e a trasmettere realmente ciò che è diventato attraverso il Battesimo: un figlio della Luce, un essere illuminato da Dio, una lampada nuova nell’oscurità inquietante del mondo affinché dalle tenebre facciano risplendere la luce (cfr Gv 1,4-5 e 2 Cor 4,1-6). Questo documento vuole contribuire a spogliare la fede da ciò che la imbruttisce, da tutto ciò che può offuscare lo splendore della luce di Cristo. La comunione è allora un’autentica adesione a Cristo, e la testimonianza è un’irradiazione del Mistero pasquale che conferisce un senso pieno alla Croce gloriosa. Noi seguiamo e «annunciamo… Cristo crocifisso … potenza di Dio e sapienza di Dio» (1Cor 1,23-24; cfr Terza Parte dell’Esortazione).

«Non temere, piccolo gregge» (Lc 12,32) e ricordati della promessa fatta a Costantino: «In questo segno, tu vincerai!». Chiese in Medio Oriente, non temete, perché il Signore è veramente con voi fino alla fine del mondo! Non temete, perché la Chiesa universale vi accompagna con la sua vicinanza umana e spirituale! È con questi sentimenti di speranza e di incoraggiamento a essere protagonisti attivi della fede attraverso la comunione e la testimonianza, che domenica consegnerò l’Esortazione post-sinodale Ecclesia in Medio Oriente ai miei venerati Fratelli Patriarchi, Arcivescovi e Vescovi, a tutti i sacerdoti, ai diaconi, ai religiosi e alle religiose, ai seminaristi e ai fedeli laici. «Abbiate coraggio» (Gv 16,33)! Per intercessione della Vergine Maria, la Theotokos, invoco con grande affetto l’abbondanza dei doni divini su voi tutti! Possa Dio concedere a tutti i popoli del Medio Oriente di vivere nella pace, nella fraternità e nella libertà religiosa! Dio vi benedica tutti! (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم )

[01142-01.02] [Testo originale: Francese]

 TRADUZIONE IN LINGUA INGLESE

Mr President,

Your Beatitude, Venerable Patriarchs,

Dear Brother Bishops and Members of the Special Council of the Synod of Bishops for the Middle East,

Distinguished Representatives of the various religious confessions, the world of culture and civil society,

Dear Brothers and Sisters in Christ,

Dear Friends,

I thank Patriarch Gregorios Laham for his words of welcome, and the Secretary-General of the Synod of Bishops, Archbishop Nikola Eterović, for his introduction. My warm greetings go to the Patriarchs, to all the Eastern and Latin Bishops assembled in this beautiful Cathedral of Saint Paul, and to the members of the Special Council of the Synod of Bishops for the Middle East. I am also gratified by the presence of the Orthodox, Muslim and Druze delegations, as well as those from the world of culture and from civil society. The happy coexistence of Islam and Christianity, two religions that have helped to shape great cultures, is what makes for the originality of social, political and religious life in Lebanon. One can only rejoice in this circumstance, which must absolutely be encouraged. I entrust this wish to the religious leaders of your country. I greet with affection the beloved Greek Melkite community with gratitude for your welcome. Your presence makes my signing of the Post-Synodal Apostolic Exhortation Ecclesia in Medio Oriente all the more solemn; it testifies that this document, while addressed to the universal Church, has a particular importance for the entire Middle East.

Providentially, this event takes place on the Feast of the Exaltation of the Holy Cross, a celebration originating in the East in 335, following the dedication of the Basilica of the Resurrection built over Golgotha and our Lord’s tomb by the Emperor Constantine the Great, whom you venerate as saint. A month from now we will celebrate the seventeen-hundredth anniversary of the appearance to Constantine of the Chi-Rho, radiant in the symbolic night of his unbelief and accompanied by the words: "In this sign you will conquer!" Later, Constantine signed the Edict of Milan, and gave his name to Constantinople. It seems to me that the Post-Synodal Exhortation can be read and understood in the light of this Feast of the Exaltation of the Cross, and more particularly in the light of the Chi-Rho, the two first letters of the Greek word "Christos". Reading it in this way leads to renewed appreciation of the identity of each baptized person and of the Church, and is at the same time a summons to witness in and through communion. Are not Christian communion and witness grounded in the Paschal Mystery, in the crucifixion, death and resurrection of Christ? Is it not there that they find their fulfilment? There is an inseparable bond between the cross and the resurrection which Christians must never forget. Without this bond, to exalt the cross would mean to justify suffering and death, seeing them merely as our inevitable fate. For Christians, to exalt the cross means to be united to the totality of God’s unconditional love for mankind. It means making an act of faith! To exalt the cross, against the backdrop of the resurrection, means to desire to experience and to show the totality of this love. It means making an act of love! To exalt the cross means to be a committed herald of fraternal and ecclesial communion, the source of authentic Christian witness. It means making an act of hope!

In examining the present situation of the Church in the Middle East, the Synod Fathers reflected on the joys and struggles, the fears and hopes of Christ’s disciples in these lands. In this way, the entire Church was able to hear the troubled cry and see the desperate faces of many men and women who experience grave human and material difficulties, who live amid powerful tensions in fear and uncertainty, who desire to follow Christ – the One who gives meaning to their existence – yet often find themselves prevented from doing so. That is why I wanted the First Letter of Saint Peter to serve as the framework of the document. At the same time, the Church was able to admire all that is beautiful and noble in the Churches in these lands. How can we fail to thank God at every moment for all of you (cf. 1 Th 1:2; Part One of the Post-Synodal Exhortation), dear Christians of the Middle East! How can we fail to praise him for your courage and faith? How can we fail to thank him for the flame of his infinite love which you continue to keep alive and burning in these places which were the first to welcome his incarnate Son? How can we fail to praise and thank him for your efforts to build ecclesial and fraternal communion, and for the human solidarity which you constantly show to all God’s children?

Ecclesia in Medio Oriente makes it possible to rethink the present in order to look to the future with the eyes of Christ. By its biblical and pastoral orientation, its invitation to deeper spiritual and ecclesiological reflection, its call for liturgical and catechetical renewal, and its summons to dialogue, the Exhortation points out a path for rediscovering what is essential: being a follower of Christ even in difficult and sometimes painful situations which may lead to the temptation to ignore or to forget the exaltation of the cross. It is here and now that we are called to celebrate the victory of love over hate, forgiveness over revenge, service over domination, humility over pride, and unity over division. In the light of today’s Feast, and in view of a fruitful application of the Exhortation, I urge all of you to fear not, to stand firm in truth and in purity of faith. This is the language of the cross, exalted and glorious! This is the "folly" of the cross: a folly capable of changing our sufferings into a declaration of love for God and mercy for our neighbour; a folly capable of transforming those who suffer because of their faith and identity into vessels of clay ready to be filled to overflowing by divine gifts more precious than gold (cf. 2 Cor 4:7-18). This is more than simply picturesque language: it is a pressing appeal to act concretely in a way which configures us ever more fully to Christ, in a way which helps the different Churches to reflect the beauty of the first community of believers (cf. Acts 2:41-47: Part Two of the Exhortation); in a way like that of the Emperor Constantine, who could bear witness and bring Christians forth from discrimination to enable them openly and freely to live their faith in Christ crucified, dead and risen for the salvation of all.

Ecclesia in Medio Oriente provides some elements that are helpful for a personal and communal examination of conscience, and an objective evaluation of the commitment and desire for holiness of each one of Christ’s disciples. The Exhortation shows openness to authentic interreligious dialogue based on faith in the one God, the Creator. It also seeks to contribute to an ecumenism full of human, spiritual and charitable fervour, in evangelical truth and love, drawing its strength from the commandment of the risen Lord: "Go therefore and make disciples of all nations, baptizing them in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit, teaching them to observe all that I have commanded you. Behold, I am with you always, to the close of the age" (Mt 28:19-20).

The Exhortation as a whole is meant to help each of the Lord’s disciples to live fully and to pass on faithfully to others what he or she has become by Baptism: a child of light, sharing in God’s own light, a lamp newly lit amid the troubled darkness of this world, so that the light may shine in the darkness (cf. Jn 1:4f. and 2 Cor 4:1-6). The document seeks to help purify the faith from all that disfigures it, from everything that can obscure the splendour of Christ’s light. For communion is true fidelity to Christ, and Christian witness is the radiance of the paschal mystery which gives full meaning to the cross, exalted and glorious. As his followers, "we proclaim Christ crucified … the power of God and the wisdom of God" (1 Cor 1:23-24; cf. Part Three of the Exhortation).

"Fear not, little flock" (Lk 12:32) and remember the promise made to Constantine: "In this sign you will conquer!" Churches of the Middle East, fear not, for the Lord is truly with you, to the close of the age! Fear not, because the universal Church walks at your side and is humanly and spiritually close to you! It is with this hope and this word of encouragement to be active heralds of the faith by your communion and witness, that on Sunday I will entrust the Post-Synodal Exhortation Ecclesia in Medio Oriente to my venerable brother Patriarchs, Archbishops and Bishops, and to all priests, deacons, men and women religious, the seminarians and all the lay faithful. "Be of good cheer" (Jn 16:33)! Through the intercession of the Virgin Mary, the Theotókos, I invoke God’s abundant gifts upon all of you with great affection! God grant that all the peoples of the Middle East may live in peace, fraternity and religious freedom! May God bless all of you! (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم )

[01142-02.02] [Original text: French]

 TRADUZIONE IN LINGUA TEDESCA

Sehr geehrter Herr Präsident der Republik!

Eure Seligkeit, verehrte Patriarchen!

Liebe Brüder im Bischofsamt und Mitglieder des Sonderrats der Bischofssynode für den Nahen Osten!

Werte Vertreter der Religionsgemeinschaften, der Welt der Kultur und der Gesellschaft!

Liebe Brüder und Schwestern in Christus!

Liebe Freunde!

Ich danke dem Patriarchen Gregorios Laham für die Begrüßungsworte sowie dem Generalsekretär der Bischofssynode, Erzbischof Nikola Eterović, für seine Vorstellung. Herzliche Grüße richte ich an die Patriarchen, an alle orientalischen und lateinischen Bischöfe, die in dieser schönen Kathedrale Sankt Paul versammelt sind, und an die Mitglieder des Sonderrats der Bischofssynode für den Nahen Osten. Ich freue mich auch über die Anwesenheit der orthodoxen, muslimischen und drusischen Delegationen sowie über jene der Welt der Kultur und der Gesellschaft. Das gute Miteinander von Islam und Christentum – zwei Religionen, die zur Schaffung großer Kulturen beigetragen haben – stellt die Besonderheit des gesellschaftlichen, politischen und religiösen Lebens im Libanon dar. Man kann sich nur freuen über diese Realität, die unbedingt gefördert werden muß. Diesen Wunsch vertraue ich den Verantwortungsträgern der Religionen Ihres Landes an. Ich grüße von Herzen die geschätzte melkitische Gemeinschaft, die mich beherbergt. Eure Anwesenheit bildet den feierlichen Rahmen für die Unterzeichnung des Nachsynodalen Apostolischen Schreibens und bezeugt, daß dieses für die Universalkirche bestimmte Dokument von besonderer Bedeutung für den gesamten Nahen Osten ist.

Es ist von der Vorsehung gewollt, daß dieser Akt am Fest Kreuzerhöhung stattfindet, das im Jahr 335 im Osten entstanden ist – und zwar am Tag nach der Weihe der Auferstehungskirche, die Kaiser Konstantin der Große, den ihr als Heiligen verehrt, auf Golgota und über dem Grab des Herrn errichtet hat. Nächsten Monat wird der 1700. Jahrestag der Erscheinung gefeiert, die ihn in der symbolischen Nacht seines Unglaubens das flammende Christusmonogramm hat sehen lassen, als eine Stimme zu ihm sagte: „Durch dieses Zeichen wirst du siegen!". Später unterschrieb Konstantin die Vereinbarung von Mailand zur Religionsfreiheit und gab der Stadt Konstantinopel seinen Namen. Ich denke, das Nachsynodale Schreiben kann im Licht des Festes Kreuzerhöhung gelesen und interpretiert werden, und insbesondere im Licht des Christusmonogramms X (Chi) und P (Rho), der ersten beiden Buchstaben des Wortes OD4FJ`H. Eine solche Lesart führt zu einer echten Wiederentdeckung der Identität des Getauften und der Kirche. Gleichzeitig bildet sie einen Aufruf zum Zeugnis in der und durch die Gemeinschaft. Sind die Gemeinschaft und das christliche Zeugnis nicht auf das Ostergeheimnis, auf die Kreuzigung, den Tod und die Auferstehung Christi gegründet? Finden sie nicht dort ihre volle Erfüllung? Es besteht ein unlösliches Band zwischen Kreuz und Auferstehung, was der Christ nicht vergessen darf. Ohne dieses Band würde „das Kreuz erhöhen" bedeuten, das Leiden und den Tod zu rechtfertigen und in ihnen nichts als ein fatales Ende zu sehen. Für den Christen heißt „das Kreuz erhöhen", an der Ganzheit der bedingungslosen Liebe Gottes zum Menschen teilzuhaben. Dies bedeutet, einen Akt des Glaubens zu setzen! „Das Kreuz erhöhen" heißt im Licht der Auferstehung, die Ganzheit dieser Liebe leben und bezeugen zu wollen! Dies bedeutet, einen Akt der Liebe zu setzen! „Das Kreuz erhöhen" führt dazu, sich als Boten der brüderlichen und kirchlichen Gemeinschaft einzusetzen, die Quelle echten christlichen Zeugnisses ist. Dies bedeutet, einen Akt der Hoffnung zu setzen!

Die Synodenväter haben angesichts der aktuellen Situation der Kirche im Nahen Osten über die Freuden und Sorgen, die Ängste und Hoffnungen der Jünger Christi, die an diesen Orten leben, nachgedacht. Auf diese Weise hat die gesamte Kirche den ängstlichen Schrei hören und den verzweifelten Blick so vieler Männer und Frauen vernehmen können, die sich in schwierigen menschlichen und materiellen Situationen befinden, die in Angst und Sorge große Spannungen durchleben und die Christus nachfolgen wollen – ihm, der ihrem Leben Sinn gibt –, aber oft daran gehindert werden. Daher war es mein Wunsch, daß der Erste Petrusbrief die Grundlage des Dokumentes sei. Zugleich konnte die Kirche vieles Schöne und Edle in den Kirchen in diesen Ländern bewundern. Wie sollte man da Gott nicht jederzeit für euch alle danken (vgl. 1 Thess 1,2; Erster Teil des Nachsynodalen Schreibens), liebe Christen im Nahen Osten! Wie sollte man ihn nicht loben für euren Mut im Glauben? Wie ihm nicht danken für die Flamme seiner unendlichen Liebe, die ihr an den Orten weiterhin am Leben und Brennen erhaltet, welche die ersten waren, die seinen menschgewordenen Sohn aufgenommen haben? Wie sollten wir ihm nicht unseren Dank bekunden für die Dynamik der kirchlichen und brüderlichen Gemeinschaft, für die menschliche Solidarität, die immer wieder unter allen Söhnen und Töchtern Gottes gelebt wird.

Ecclesia in Medio Oriente erlaubt es, über die Gegenwart nachzudenken, um die Zukunft mit dem Blick Christi ins Auge zu fassen. Das Schreiben will durch seine biblischen und seelsorglichen Anregungen, durch seine Einladung zu geistlicher und ekklesiologischer Vertiefung, durch die empfohlene liturgische und katechetische Erneuerung und durch seine Aufrufe zum Dialog einen Weg skizzieren, um das Wesentliche wiederzufinden: die Nachfolge Christi, und zwar in einem schwierigen und manchmal schmerzlichen Kontext, der zu der Versuchung führen könnte, das ruhmreiche Kreuz zu übergehen und es zu vergessen. Gerade am heutigen Tag ist der Sieg der Liebe über den Haß zu feiern, jener der Vergebung über die Vergeltung, jener des Dienens über das Herrschen, jener der Demut über den Stolz, jener der Einheit über die Spaltung. Im Licht des heutigen Festes und im Blick auf eine fruchtbare Umsetzung des Schreibens lade ich euch alle ein, keine Angst zu haben, in der Wahrheit zu bleiben und die Reinheit des Glaubens zu pflegen. Das ist die Sprache des ruhmreichen Kreuzes! Das ist die Torheit des Kreuzes, die es versteht, unsere Schmerzen in einen Schrei der Liebe zu Gott und des Erbarmens für den Nächsten zu verwandeln; die es auch versteht, in ihrem Glauben und ihrer Identität angegriffene und verwundete Menschen in irdene Gefäße zu verwandeln, die bereit sind, sich vom Übermaß der göttlichen Gaben erfüllen zu lassen, die wertvoller als Gold sind (vgl. 2 Kor 4,7-18). Es handelt sich hier nicht um eine rein allegorische Sprachweise, sondern um einen inständigen Aufruf, konkrete Taten zu vollbringen, die uns immer mehr Christus ähnlich machen, Taten, die den verschiedenen Kirchen helfen, die Schönheit der ersten Gemeinde der Glaubenden widerzuspiegeln (vgl. Apg 2,41-47; Zweiter Teil des Schreibens); Taten, die jenen von Kaiser Konstantin ähnlich sind, der es verstanden hat, Zeugnis zu geben und die Christen aus der Diskriminierung herauszuführen, um ihnen zu ermöglichen, offen und frei ihren Glauben an den für das Heil aller gekreuzigten, gestorbenen und auferstandenen Christus zu leben.

Ecclesia in Medio Oriente enthält auch Elemente, die für eine persönliche und gemeinschaftliche Gewissenserforschung und eine objektive Bewertung des Einsatzes und des Strebens nach Heiligkeit eines jeden Jüngers Christi hilfreich sein können. Das Schreiben öffnet für den echten interreligiösen Dialog, der auf dem Glauben an den Einen Gott und Schöpfer gründet. Es möchte auch zu einer Ökumene beitragen, die voll menschlichen, geistlichen und karitativen Eifers in der Wahrheit und Liebe des Evangeliums fortschreitet, indem sie vom Gebot des Auferstandenen Kraft schöpft: „Darum geht zu allen Völkern, und macht alle Menschen zu meinen Jüngern; tauft sie auf den Namen des Vaters und des Sohnes und des Heiligen Geistes, und lehrt sie, alles zu befolgen, was ich euch geboten habe. Seid gewiß: Ich bin bei euch alle Tage bis zum Ende der Welt" (Mt 28,19-20).

In allen seinen Teilen möchte das Schreiben jedem Jünger des Herrn helfen, in Fülle zu leben und wirklich das zu vermitteln, was er durch die Taufe geworden ist: ein Kind des Lichtes, ein von Gott erleuchtetes Wesen, eine neue Lampe in der beunruhigenden Dunkelheit der Welt, damit aus der Dunkelheit das Licht erstrahlt (vgl. Joh 1,4-5 und 2 Kor 4,1-6). Dieses Dokument möchte dazu beitragen, den Glauben von dem zu reinigen, was ihn unansehnlich macht, von allem, was den Glanz und das Licht Christi verdunkeln kann. Die Gemeinschaft ist dann ein echtes Verbundensein mit Christus, und das Zeugnis ist ein Aufleuchten des Ostermysteriums, das dem ruhmreichen Kreuz seinen vollen Sinn gibt. Wir folgen Christus nach und „verkündigen ihn als den Gekreuzigten, … Gottes Kraft und Gottes Weisheit" (1 Kor 1,23-24; vgl. Dritter Teil des Schreibens).

„Fürchte dich nicht, du kleine Herde" (Lk 12,32), und erinnere dich an die an Konstantin ergangene Verheißung: „Durch dieses Zeichen wirst du siegen!". Kirchen im Nahen Osten, fürchtet euch nicht, denn der Herr ist wirklich mit euch bis zum Ende der Welt! Fürchtet euch nicht, denn die Universalkirche begleitet euch mit ihrer menschlichen und geistlichen Nähe! In diesem Geist der Hoffnung und der Ermutigung, durch die Gemeinschaft und das Zeugnis die aktiven Hauptpersonen des Glaubens zu sein, vertraue ich am Sonntag das Nachsynodale Schreiben Ecclesia in Medio Oriente meinen verehren Brüdern Patriarchen an, den Erzbischöfen und Bischöfen, allen Priestern, den Diakonen, Ordensmännern und Ordensfrauen, den Seminaristen und den gläubigen Laien. „Habt Mut!" (Joh 16,33). Auf die Fürsprache der Jungfrau Maria, der Theotókos, komme die Fülle der göttlichen Gaben auf euch alle herab! Möge Gott allen Völkern des Nahen Ostens gewähren, in Frieden, Brüderlichkeit und Religionsfreiheit zu leben! (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم ) [Gott segne euch alle!]

[01142-05.02] [Originalsprache: Französisch]

 TRADUZIONE IN LINGUA SPAGNOLA

Señor Presidente de la República,

Beatitud, venerados patriarcas,

queridos hermanos en el episcopado y miembros del Consejo especial del Sínodo de Obispos para Oriente Medio,

ilustres representantes de las confesiones religiosas, del mundo de la cultura y de la sociedad civil,

queridos hermanos y hermanas en Cristo,

queridos amigos

Deseo expresar mi gratitud al Patriarca Gregorios Laham por sus palabras de bienvenida, así como al Secretario general del Sínodo de Obispos, Monseñor Nikola Eterović, por sus palabras de presentación. Dirijo un ferviente saludo a los patriarcas, al grupo de obispos orientales y latinos que se han reunido en esta hermosa basílica de San Pablo, y a los miembros del Consejo especial del Sínodo de los Obispos para Oriente Medio. Me alegro también de la presencia de las delegaciones ortodoxas, musulmanas y drusas, así como del mundo de la cultura y la sociedad civil. La buena convivencia del Islam y el Cristianismo, dos religiones que han contribuido a crear grandes culturas, constituyen la originalidad de la vida social, política y religiosa del Líbano. Solo es posible alegrarse por esta realidad que es necesario animar. Confío este deseo a los responsables religiosos de vuestro País. Saludo con afecto a la querida comunidad greco-melkita que me acoge. Vuestra presencia contribuye a dar solemnidad a la firma de la Exhortación apostólica postsinodal Ecclesia in Medio Oriente, y muestra que este documento, destinado ciertamente a la Iglesia universal, reviste una importancia particular para el conjunto de Oriente Medio.

Es providencial que este acto tenga lugar precisamente en el día de la Fiesta de la Cruz gloriosa, cuya celebración nació en Oriente en el año 335, al día siguiente de la Dedicación de la Basílica de la Resurrección, construida sobre el Gólgota y el sepulcro de Nuestro Señor, por el emperador Constantino el Grande, al que veneráis como santo. Dentro de un mes se celebrará el 1.700 aniversario de la aparición que le hizo ver, en la noche simbólica de su incredulidad, el crismón resplandeciente, al mismo tiempo que una voz le decía: «Con este signo vencerás». Más tarde, Constantino firmó el edicto de Milán y dio su nombre a Constantinopla. Pienso que la Exhortación puede ser leída e interpretada a la luz de la fiesta de la Cruz gloriosa y, de modo particular, a partir del crismón, la X (khi) y la P (rhô), las dos primeras letras de la palabra OD4FJ`H. Esa lectura conduce a un verdadero redescubrimiento de la identidad del bautizado y de la Iglesia y, al mismo tiempo, constituye como una llamada al testimonio en la comunión y a través de ella. La comunión y el testimonio cristiano, ¿acaso no se fundan en el Misterio pascual, en la crucifixión, en la muerte y resurrección de Cristo? ¿No alcanzan en él su pleno cumplimiento? Hay un vínculo inseparable entre la cruz y la resurrección, que un cristiano no puede olvidar. Sin este vínculo, exaltar la cruz significaría justificar el sufrimiento y la muerte, no viendo en ello más que un fin inevitable. Para un cristiano, exaltar la cruz quiere decir entrar en comunión con la totalidad del amor incondicional de Dios por el hombre. Es hacer un acto de fe. Exaltar la cruz, en la perspectiva de la resurrección, es desear vivir y manifestar la totalidad de este amor. Es hacer un acto de amor. Exaltar la cruz lleva a comprometerse a ser heraldos de la comunión fraterna y eclesial, fuente del verdadero testimonio cristiano. Es hacer un acto de esperanza.

Refiriéndose a la situación actual de las Iglesias en Oriente Medio, los Padres sinodales han reflexionado sobre los gozos y las penas, los temores y las esperanzas en esos lugares de los discípulos de Cristo vivo. Toda la Iglesia ha podido escuchar así el grito lleno de angustia, y percibir la mirada de desesperación de tantos hombres y mujeres que se encuentran en situaciones humanas y materiales difíciles, que viven fuertes tensiones con miedo e inquietud, y que quieren seguir a Cristo, que da sentido a su existencia, a pesar de que muy a menudo se ven impedidos de hacerlo. Por eso, he querido que la trama de este documento sea la primera carta de san Pedro. Al mismo tiempo, la Iglesia ha podido admirar lo que hay de hermoso y de noble en las Iglesias de estas tierras. Queridos cristianos de Oriente Medio, ¿cómo no dar gracias a Dios en todo momento por todos vosotros? (cf. 1 Ts 1,2; primera parte de la Exhortación postsinodal). ¿Cómo no alabar vuestra fe llena de ánimo? ¿Cómo dejar de agradecer la llama de su amor infinito que vosotros seguís manteniendo viva y ardiente en estos lugares, que han sido los primeros en acoger a su Hijo encarnado? ¿Cómo no expresarle nuestro reconocimiento por los impulsos de comunión eclesial y fraternal, por la solidaridad humana manifestada sin cesar hacia todos los hijos de Dios?

Ecclesia in Medio Oriente nos permite repensar el presente para considerar el futuro con la misma mirada de Cristo. Por sus orientaciones bíblicas y pastorales, por su invitación a una profundización espiritual y eclesiológica, por la renovación litúrgica y catequética que propugna, por su llamamiento al diálogo, quiere trazar un camino para encontrar lo esencial: la sequela Christi, en un contexto difícil y a veces doloroso, un contexto que podría hacer aflorar la tentación de ignorar u olvidar la cruz gloriosa. Ahora es precisamente cuando hay que celebrar la victoria del amor sobre el odio, del perdón sobre la venganza, del servicio sobre el dominio, de la humildad sobre el orgullo, de la unidad sobre la división. A la luz de la fiesta de hoy, y con vistas a una aplicación fructífera de la Exhortación, os invito a todos a no tener miedo, a permanecer en la verdad y a cultivar la pureza de la fe. Ese es el lenguaje de la cruz gloriosa. Esa es la locura de la cruz: la de saber convertir nuestro sufrimiento en grito de amor a Dios y de misericordia para con el prójimo; la de saber transformar también unos seres que se ven combatidos y heridos en su fe y su identidad, en vasos de arcilla dispuestos para ser colmados por la abundancia de los dones divinos, más preciosos que el oro (cf. 2 Co 4,7-18). No se trata de un lenguaje puramente alegórico, sino de un llamamiento urgente a llevar a cabo actos concretos que configuren cada vez más con Cristo, unos actos que ayuden a las diferentes Iglesias a reflejar la belleza de la primera comunidad de creyentes (cf. Hch 2,41-47; segunda parte de la Exhortación); unos actos similares a los del emperador Constantino, que supo dar testimonio y sacar a los cristianos de la discriminación para permitirles vivir abierta y libremente su fe en Cristo crucificado, muerto y resucitado para nuestra salvación.

Ecclesia in Medio Oriente ofrece elementos que pueden ayudar a un examen de conciencia personal y comunitario, a una evaluación objetiva del compromiso y del deseo de santidad de todo discípulo de Cristo. La Exhortación abre a un verdadero diálogo interreligioso basado en la fe en Dios Uno y Creador. Quiere también contribuir a un ecumenismo lleno de fervor humano, espiritual y caritativo, en la verdad y el amor evangélico, que extrae su fuerza del mandato del Resucitado: «Id, pues, y haced discípulos a todos los pueblos, bautizándolos en el nombre del Padre y del Hijo y del Espíritu Santo; enseñándoles a guardar todo lo que os he mandado. Y sabed que yo estoy con vosotros todos los días, hasta el final de los tiempos» (Mt 28,19-20).

La Exhortación, en todas y cada una de sus partes, quiere ayudar a cada discípulo del Señor a vivir plenamente y a transmitir realmente lo que él ha llegado a ser por el bautismo: un hijo de la luz, un ser iluminado por Dios, una nueva lámpara en la oscuridad inquietante del mundo, para que en las tinieblas resplandezca la luz (cf. Jn 1,4-5 y 2 Co 4,1-6). Este documento quiere contribuir a despojar a la fe de lo que la desfigura, de todo lo que puede oscurecer el esplendor de la luz de Cristo. La comunión es entonces una verdadera adhesión a Cristo, y el testimonio es un resplandor del Misterio pascual, que da pleno sentido a la cruz gloriosa. Nosotros seguimos y «predicamos a Cristo crucificado […] fuerza de Dios y sabiduría de Dios» (1 Co 1, 23-24; cf. Tercera parte de la Exhortación).

«No temas, pequeño rebaño» (Lc 12,32) y acuérdate de la promesa hecha a Constantino: «Con este signo vencerás». Iglesias de Oriente Medio, no tengáis miedo, pues el Señor está verdaderamente con vosotras hasta el fin del mundo. No tengáis miedo, pues la Iglesia universal os acompaña con su cercanía humana y espiritual. Con estos sentimientos de esperanza y de aliento a ser protagonistas activos de la fe por la comunión y el testimonio, mañana entregaré la Exhortación postsinodal Ecclesia in Medio Oriente a mis venerados hermanos patriarcas, arzobispos y obispos, a todos los sacerdotes, diáconos, religiosos y religiosas, a los seminaristas y a los fieles laicos. «Tened valor» (Jn 16,33). Por intercesión de la Virgen María, la Theotókos, invoco con afecto sobre todos vosotros la abundancia de los dones divinos. Que Dios conceda a todos los pueblos de Oriente Medio vivir en paz, fraternidad y libertad religiosa. Que Dios os bendiga. (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم ).

[01142-04.02] [Texto original: Francés]

 TRADUZIONE IN LINGUA PORTOGHESE

Senhor Presidente da República,

Sua Beatitude, venerados Patriarcas,

Amados Irmãos no Episcopado e membros do Conselho Especial do Sínodo dos Bispos para o Médio Oriente,

Ilustres Representantes das Confissões religiosas, do mundo da cultura e da sociedade civil,

Prezados irmãos e irmãs em Cristo, queridos amigos!

Agradeço ao Patriarca Gregorios Laham as suas palavras de boas-vindas, e ao Secretário-Geral do Sínodo dos Bispos, D. Nikola Eterović, as suas palavras de apresentação. As minhas saudações calorosas aos Patriarcas, a todos os Bispos orientais e latinos reunidos nesta linda Basílica de São Paulo, e aos membros do Conselho Especial do Sínodo dos Bispos para o Médio Oriente. Alegro-me também com a presença das delegações ortodoxa, muçulmana e drusa, bem como as do mundo da cultura e da sociedade civil. A feliz coabitação do Islão e do Cristianismo, duas religiões que contribuíram para criar grandes culturas, constitui a originalidade da vida social, política e religiosa no Líbano. Não se pode senão alegrar-se por esta realidade, que é preciso absolutamente encorajar. Confio este desejo aos responsáveis religiosos do vosso país. Saúdo com afecto a amada Comunidade greco-melquita que me acolhe. A vossa presença confere solenidade à assinatura da Exortação apostólica pós-sinodal Ecclesia in Medio Oriente, e testemunha que este documento, destinado sem dúvida à Igreja universal, reveste-se duma importância particular para todo o Médio Oriente.

É providencial que este acto tenha lugar precisamente no dia da Festa da Exaltação da Santa Cruz, cuja celebração nasceu no Oriente em 335, na sequência da Dedicação da Basílica da Ressurreição sobre o Gólgota e o sepulcro de Nosso Senhor construída pelo imperador Constantino, o Grande, que venerais como santo. Dentro de um mês, celebrar-se-ão os 1700 anos da aparição que lhe fez ver, na noite simbólica da sua incredulidade, o monograma cintilante de Cristo enquanto uma voz lhe dizia: «Por este sinal, vencerás!». Mais tarde, Constantino assinou o Édito de Milão e deu o seu nome a Constantinopla. Parece-me que a Exortação pós-sinodal pode ser lida e interpretada à luz da festa da Exaltação da Santa Cruz e, de forma particular, à luz do monograma de Cristo, o X (ghi) e o P (ro), as duas primeiras letras da palavra OD4FJ`H. Tal leitura leva a uma descoberta autêntica da identidade do baptizado e da Igreja e, ao mesmo tempo, constitui como que um apelo ao testemunho na comunhão e pela comunhão. Porventura a comunhão e o testemunho cristãos não estão fundados no mistério pascal, na crucifixão, morte e ressurreição de Cristo? Não é aqui que encontram a sua plena realização? Existe um vínculo indivisível entre a Cruz e a Ressurreição, que não pode ser esquecido pelo cristão; sem este vínculo, exaltar a Cruz significaria justificar o sofrimento e a morte vendo neles apenas uma fatalidade. Para um cristão, exaltar a Cruz quer dizer entrar em comunhão com a totalidade do amor incondicional de Deus pelo homem; é fazer um acto de fé. Exaltar a Cruz, na perspectiva da Ressurreição, é desejar viver e manifestar a totalidade deste amor; é fazer um acto de amor. Exaltar a Cruz leva ao compromisso de ser arauto da comunhão fraterna e eclesial, fonte do verdadeiro testemunho cristão; é fazer um acto de esperança.

Debruçando-se sobre a situação actual das Igrejas no Médio Oriente, os Padres sinodais puderam reflectir sobre as alegrias e as penas, os temores e as esperanças dos discípulos de Cristo que vivem nestes lugares. Deste modo, toda a Igreja pôde ouvir o grito ansioso e notar o olhar desesperado de tantos homens e mulheres que se encontram em situações humana e materialmente árduas, vivendo no medo e inquietação pelas fortes tensões, e que desejam seguir Cristo – Aquele que dá sentido à sua vida – mas frequentemente encontram-se impedidos; por isso, quis que a Primeira Carta de São Pedro fosse o fio condutor do documento. Ao mesmo tempo, a Igreja pôde admirar o que há de belo e nobre nas Igrejas presentes nestas terras. Como não dar contínuas graças a Deus por todos vós (cf. 1 Ts 1, 2: I Parte da Exortação pós-sinodal), amados cristãos do Médio Oriente!? Como não O louvar pela vossa coragem na fé!? Como não Lhe agradecer pela chama do seu amor infinito que vós continuais a manter viva e ardente nestes lugares que foram os primeiros a acolher o seu Filho encarnado!? Como não Lhe elevar o nosso canto de gratidão pelos ímpetos de comunhão eclesial e fraterna, pela solidariedade humana constantemente manifestada por todos os filhos de Deus!?

A Exortação Ecclesia in Medio Oriente permite repensar o presente para considerar o futuro com o próprio olhar de Cristo. Com as suas orientações bíblicas e pastorais, com o seu convite a um aprofundamento espiritual e eclesiológico, com a renovação litúrgica e catequética preconizada, com os seus apelos ao diálogo, pretende traçar um caminho para chegar ao essencial: o seguimento de Cristo, num contexto difícil, e por vezes doloroso, que poderia fazer surgir a tentação de ignorar ou esquecer a Cruz gloriosa. Mas é precisamente então que é necessário celebrar a vitória do amor sobre o ódio, do perdão sobre a vingança, do serviço sobre a prepotência, da humildade sobre o orgulho, da unidade sobre a divisão. À luz da festa de hoje e tendo em vista uma aplicação frutuosa da Exortação, convido todos a que não tenham medo, permaneçam na verdade e a cultivem a pureza da fé. Esta é a linguagem da Cruz gloriosa. Esta é a loucura da Cruz: a de saber converter os nossos sofrimentos em grito de amor a Deus e de misericórdia para com o próximo; e a de saber também transformar, seres atacados e feridos na sua fé e identidade, em vasos de barro prontos a serem cumulados pela abundância dos dons divinos mais preciosos que o ouro (cf. 2 Cor 4, 7-18). Não se trata aqui duma linguagem puramente alegórica, mas dum apelo premente a praticar actos concretos que configuram cada vez mais a Cristo, actos que ajudam as diversas Igrejas a reflectir a beleza da primeira comunidade dos crentes (cf. Act 2, 41-47: II parte da Exortação); actos semelhantes aos do imperador Constantino, que soube testemunhar e fazer sair os cristãos da discriminação, permitindo-lhes viver, aberta e livremente, a sua fé em Cristo crucificado, morto e ressuscitado para a salvação de todos.

A Exortação Ecclesia in Medio Oriente oferece elementos que podem ajudar a um exame de consciência pessoal e comunitário, uma avaliação objectiva do compromisso e desejo de santidade de cada discípulo de Cristo. A Exortação abre ao verdadeiro diálogo inter-religioso fundado na fé em Deus Uno e Criador. Quer também contribuir para um ecumenismo repleto de ardor humano, espiritual e caritativo, na verdade e amor evangélicos, que vai buscar a sua força ao mandato do Ressuscitado: «Ide, pois, fazei discípulos de todos os povos, baptizando-os em nome do Pai, do Filho e do Espírito Santo, ensinando-os a cumprir tudo quanto vos tenho mandado. E sabei que Eu estarei sempre convosco até ao fim dos tempos» (Mt 28, 19-20).

Nas suas diversas partes, a Exortação quer ajudar cada um dos discípulos do Senhor a viver plenamente e a transmitir realmente aquilo que ele mesmo se tornou pelo baptismo: um filho da Luz, um ser iluminado por Deus, uma lâmpada nova na escuridão tenebrosa do mundo para que das trevas brilhe a luz (cf. Jo 1, 4-5; 2 Cor 4, 1-6). Este documento quer contribuir para despojar a fé daquilo que a ensombra, de tudo o que pode ofuscar o esplendor da luz de Cristo. Assim a comunhão é uma autêntica adesão a Cristo, e o testemunho é uma irradiação do mistério pascal que dá um sentido pleno à Cruz gloriosa. Nós seguimos e «proclamamos Cristo crucificado (...) poder de Deus e sabedoria de Deus» (1 Cor 1, 23-24: cf. III parte da Exortação).

«Não temas, pequenino rebanho» (Lc 12, 32) e lembra-te da promessa feita a Constantino: «Por este sinal, vencerás!». Igrejas presentes no Médio Oriente, não temais, porque o Senhor está verdadeiramente convosco até ao fim do mundo. Não temais, porque a Igreja universal vos acompanha com a sua solidariedade humana e espiritual. É com estes sentimentos de esperança e encorajamento a ser protagonistas activos da fé através da comunhão e do testemunho que, no domingo, entregarei a Exortação pós-sinodal Ecclesia in Medio Oriente aos meus venerados Irmãos Patriarcas, Arcebispos e Bispos, a todos os presbíteros, aos diáconos, aos religiosos e religiosas, aos seminaristas e aos fiéis-leigos. «Tende confiança!» (Jo 16, 33). Por intercessão da Virgem Maria, a Theotókos, invoco com grande afecto a abundância dos dons divinos sobre todos vós. Deus conceda a todos os povos do Médio Oriente viverem na paz, na fraternidade e na liberdade religiosa! Deus vos abençoe a todos! (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم )

[01142-06.02] [Texto original: Francês]

 TRADUZIONE IN LINGUA POLACCA

Panie Prezydencie Republiki,

Wasza Świątobliwość, czcigodni Patriarchowie,

Drodzy Bracia w biskupstwie i członkowie Rady Specjalnej Synodu Biskupów dla Bliskiego Wschodu,

Wybitni przedstawiciele wyznań religijnych, świata kultury i społeczeństwa,

Drodzy bracia i siostry w Chrystusie, drodzy przyjaciele!

Jestem wdzięczny patriarsze Gregoriosowi Lahamowi za słowa powitania, a także sekretarzowi generalnemu Synodu Biskupów abp. Nikoli Eterovićiowi za jego słowa wprowadzenia. Serdeczne słowa pozdrowienia kieruję do patriarchów, do wszystkich biskupów obrządków wschodnich i łacińskiego zgromadzonych w tej pięknej katedrze św. Pawła oraz członków Rady Specjalnej Synodu Biskupów dla Bliskiego Wschodu. Cieszę się również z obecności delegacji prawosławnej, muzułmańskiej i druzyjskiej, jak również przedstawicieli świata kultury i społeczeństwa obywatelskiego. Szczęśliwe współistnienie Islamu i Chrześcijaństwa, dwóch religii, które przyczyniły się do stworzenia wielkich kultur, stanowi o specyfice życia społecznego, politycznego i religijnego w Libanie. Można tylko się cieszyć z tej rzeczywistości, którą koniecznie trzeba wspierać. Zawierzam to pragnienie przywódcom religijnym waszego Kraju. Serdecznie pozdrawiam przyjmującą mnie drogą wspólnotę grecko-melchicką. Wasza obecność uświetnia podpisanie posynodalnej adhortacji apostolskiej „Ecclesia in Medio Oriente" i zaświadcza, że ten dokument, przeznaczony dla Kościoła powszechnego, ma szczególne znaczenie dla całego Bliskiego Wschodu.

To opatrznościowe, że wydarzenie to ma miejsce właśnie w dniu święta Podwyższenia Krzyża Świętego, które zaczęto obchodzić na Wschodzie w roku 335, nazajutrz po poświęceniu bazyliki Zmartwychwstania Pańskiego zbudowanej na Golgocie i grobie Naszego Pana przez cesarza Konstantyna Wielkiego, którego czcicie jako świętego. Za miesiąc obchodzona będzie 1700. rocznica widzenia, jakie miał w symbolicznej nocy swej niewiary – jaśniejący krzyż i głos, który do niego mówił: „Pod tym znakiem zwyciężysz". Później, Konstantyn podpisał edykt w Mediolanie i swoim imieniem nazwał Konstantynopol. Sądzę, że posynodalną adhortację można odczytywać i interpretować w świetle święta Podwyższenia Krzyża, a zwłaszcza w świetle chrystogramu, X (chi) i P (rho), pierwszych dwóch liter słowa OD4FJ`H [Chrystus]. Takie odczytanie prowadzi do prawdziwego odkrycia tożsamości ochrzczonych i Kościoła, a jednocześnie stanowi jakby wezwanie do świadectwa w jedności i poprzez jedność. Czyż jedność i świadectwo chrześcijańskie nie są oparte na misterium paschalnym, na ukrzyżowaniu, na śmierci i zmartwychwstaniu Chrystusa? Czyż nie znajdują tu swej pełnej realizacji? Istnieje nierozerwalny związek między krzyżem a zmartwychwstaniem, o którym chrześcijanin nie może zapominać. Bez tej więzi wywyższanie krzyża oznaczałoby usprawiedliwianie cierpienia i śmierci, widząc w nich jedynie nieunikniony kres. Dla chrześcijanina wywyższenie krzyża oznacza udział w całokształcie bezwarunkowej miłości Boga wobec człowieka. To dokonanie aktu wiary! Podwyższenie krzyża w świetle zmartwychwstania to pragnienie przeżywania i ukazywania całokształtu tej miłości. To dokonanie aktu miłości! Podwyższenie krzyża prowadzi do zaangażowania, aby być zwiastunami komunii braterskiej i kościelnej, źródła prawdziwego chrześcijańskiego świadectwa. To dokonanie aktu nadziei!

Pochylając się nad obecną sytuacją Kościołów na Bliskim Wschodzie, Ojcowie synodalni mogli zastanowić się nad radościami i cierpieniami, lękami i nadziejami uczniów Chrystusa żyjących na tym obszarze. W ten sposób cały Kościół mógł usłyszeć krzyk niepokoju i dostrzec rozpaczliwe spojrzenie tak wielu mężczyzn i kobiet, znajdujących się w sytuacjach trudnych po ludzku i materialnie, przeżywających silne napięcia w lęku i niepokoju, i którzy chcą iść za Chrystusem – Tym, który nadaje ich życiu sens – ale którym często jest to uniemożliwiane. Dlatego chciałem, aby osnową tego dokumentu był Pierwszy List św. Piotra. Jednocześnie Kościół mógł podziwiać to, co jest w Kościołach obecnych na tych ziemiach piękne i szlachetne. Jakże nie dziękować nieustannie Bogu za was wszystkich (por. 1 Tes 1, 2; pierwsza część adhortacji posynodalnej), drodzy chrześcijanie Bliskiego Wschodu! Jakże nie uwielbiać Go za waszą odwagę w wierze? Jakże Mu nie dziękować za płomień Jego nieskończonej miłości, który nadal podtrzymujecie, by trwał i był żarliwy na tych terenach, które jako pierwsze przyjęły Jego wcielonego Syna? Jakże Mu nie wyśpiewywać naszej wdzięczności za żywą komunię kościelną i braterską, za ludzką solidarność nieustannie okazywaną wszystkim dzieciom Bożym?

Ecclesia in Medio Oriente pozwala przemyśleć teraźniejszość, aby patrzeć w przyszłość oczyma samego Chrystusa. Poprzez swoje wskazania biblijne i duszpasterskie, przez swoją zachętę do pogłębienia duchowego i kościelnego, przez zalecaną odnowę katechetyczną i liturgiczną, przez swoje wezwania do dialogu, pragnie ona wytyczyć drogę do odnalezienia tego co najistotniejsze: sequela Christi [podążania za Chrystusem] w kontekście trudnym, a niekiedy bolesnym, w kontekście, który mógłby zrodzić pokusę ignorowania chwalebnego Krzyża lub zapomnienia o nim. Właśnie teraz trzeba świętować zwycięstwo miłości nad nienawiścią, przebaczenia nad zemstą, służby nad panowaniem, pokory nad pychą, jedności nad podziałami. W świetle dzisiejszego święta i mając na uwadze owocne stosowanie adhortacji zachęcam was wszystkich, abyście się nie lękali, zachęcam was do trwania w prawdzie i kultywowania czystości wiary. Taki jest język chwalebnego Krzyża! Takie jest szaleństwo krzyża: by umieć przekształcać nasze cierpienia w wołanie miłości do Boga i miłosierdzie względem bliźniego. To również szaleństwo umiejętności przekształcania istot zaatakowanych i zranionych w swej wierze oraz ich tożsamości w naczynia gliniane, gotowe do wypełnienia obfitością Bożych darów, cenniejszych niż złoto (por. 2 Kor 4, 7-18). Nie chodzi o język czysto alegoryczny, lecz o pilne wezwanie do podjęcia konkretnych działań, które upodabniają coraz bardziej do Chrystusa, działań pomagających różnym Kościołom w odzwierciedlaniu piękna pierwszej wspólnoty wierzących (por. Dz 2, 41-47; druga część adhortacji); działań podobnych do tych podejmowanych przez cesarza Konstantyna, który umiał świadczyć i wyprowadzić chrześcijan z dyskryminacji, aby im pozwolić publicznie i swobodnie żyć swoją wiarą w Chrystusa ukrzyżowanego, który umarł i zmartwychwstał dla zbawienia wszystkich.

Ecclesia in Medio Oriente zawiera elementy, które mogą pomóc w dokonaniu osobistego i wspólnotowego rachunku sumienia, w obiektywnej ocenie zaangażowania i pragnienia świętości każdego ucznia Chrystusa. Adhortacja otwiera na prawdziwy dialog międzyreligijny, oparty na wierze w jednego Boga i Stwórcę. Pragnie się też ona przyczynić do ekumenizmu pełnego zapału ludzkiego, duchowego i miłosiernego, w prawdzie i ewangelicznej miłości, czerpiącego swą moc z przykazania Chrystusa zmartwychwstałego: „Idźcie więc i nauczajcie wszystkie narody, udzielając im chrztu w imię Ojca i Syna, i Ducha Świętego. Uczcie je zachowywać wszystko, co wam przykazałem. A oto Ja jestem z wami przez wszystkie dni, aż do skończenia świata" (Mt 28, 19-20).

We wszystkich swych elementach, adhortacja pragnie dopomóc każdemu uczniowi Pana żyć w pełni i rzeczywiście przekazywać to, kim stał się przez chrzest: synem Światła, istotą oświeconą przez Boga, nową lampą w niepokojącej ciemności świata, ażeby ciemności zajaśniały światłem (por. J 1, 4-5 i 2 Kor 4, 1-6). Dokument ten pragnie się przyczynić do ogołocenia wiary z tego wszystkiego, co ją oszpeca, z tego wszystkiego, co może przesłaniać blask światłości Chrystusa. Komunia jest więc prawdziwym przylgnięciem do Chrystusa, a świadectwo jest promieniowaniem misterium paschalnego, które nadaje pełniejszy sens chwalebnemu Krzyżowi. Idziemy za i „głosimy Chrystusa ukrzyżowanego, który jest (…) mocą Bożą i mądrością Bożą" (1 Kor 1, 23-24; por. trzecia część adhortacji).

„Nie bój się, mała trzódko" (Łk 12, 32) i pamiętaj o obietnicy danej Konstantynowi: „Pod tym znakiem zwyciężysz". Nie lękajcie się Kościoły Bliskiego Wschodu, bo Pan jest naprawdę z wami aż do skończenia świata! Nie lękajcie się, bo Kościół powszechny towarzyszy wam przez swą bliskość ludzką i duchową! Z tymi właśnie uczuciami nadziei i podniesienia na duchu, aby być aktywnymi uczestnikami wiary poprzez komunię i świadectwo, przekażę w niedzielę posynodalną adhortację Ecclesia in Medio Oriente moim czcigodnym braciom patriarchom, arcybiskupom i biskupom, wszystkim kapłanom, diakonom, zakonnikom i zakonnicom, seminarzystom oraz wiernym świeckim. „Miejcie odwagę" (J 16, 33)! Za wstawiennictwem Maryi Panny, Theotókos, z wielką miłością przyzywam obfitości Bożych darów dla was wszystkich! Niech Bóg obdarzy wszystkie narody Bliskiego Wschodu życiem w pokoju, braterstwie i wolności religijnej! Niech Bóg błogosławi was wszystkich!  (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم ).

[01142-09.02] [Testo originale: Francese]

Prima della benedizione finale, il Santo Padre firma una copia dell’Esortazione Apostolica Post-sinodale Ecclesia in Medio Oriente. Quindi rientra in auto alla Nunziatura Apostolica di Harissa dove cena in privato.

[B0511-XX.02]