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VIAGGIO APOSTOLICO DI SUA SANTITÀ BENEDETTO XVI IN LIBANO IN OCCASIONE DELLA FIRMA E DELLA PUBBLICAZIONE DELL’ESORTAZIONE APOSTOLICA POST-SINODALE DELL’ASSEMBLEA SPECIALE PER IL MEDIO ORIENTE DEL SINODO DEI VESCOVI (14-16 SETTEMBRE 2012) (II), 14.09.2012


CERIMONIA DI BENVENUTO ALL’AEROPORTO INTERNAZIONALE "RAFIQ HARIRI" DI BEIRUT 

 DISCORSO DEL SANTO PADRE

 TRADUZIONE IN LINGUA ITALIANA

 TRADUZIONE IN LINGUA INGLESE

 TRADUZIONE IN LINGUA TEDESCA

 TRADUZIONE IN LINGUA SPAGNOLA

 TRADUZIONE IN LINGUA PORTOGHESE 

 TRADUZIONE IN LINGUA POLACCA

All’arrivo all’aeroporto internazionale "Rafiq Hariri" di Beirut, alle ore 13.45, il Santo Padre Benedetto XVI è accolto dal Presidente della Repubblica del Libano, Gen. Michel Sleiman, con la Consorte; dal Patriarca di Antiochia dei Maroniti e Presidente dell’Assemblea dei Patriarchi e dei Vescovi Cattolici del Libano, Sua Beatitudine Béchara Boutros Raï; dal Presidente del Parlamento Libanese, Sig. Nabih Berri, e dal Presidente del Consiglio dei Ministri, Sig. Nagib Miqati, con le rispettive Consorti. Sono presenti inoltre alcune Autorità politiche e civili, i Patriarchi, i Vescovi e gli altri membri dell’APECL (Assemblea dei Patriarchi e dei Vescovi Cattolici del Libano), personalità religiose ortodosse e protestanti, il Corpo Diplomatico, personalità musulmane e una rappresentanza di fedeli.
Nel corso della cerimonia di benvenuto, dopo il saluto del Presidente della Repubblica, Gen. Michel Sleiman, il Papa pronuncia il discorso che riportiamo di seguito:

 DISCORSO DEL SANTO PADRE

Monsieur le Président de la République,

Messieurs les Présidents du Parlement et du Conseil des ministres,

Chères Béatitudes, Membres du Corps diplomatique,

Autorités civiles et religieuses présentes, chers amis,

J’ai la joie, Monsieur le Président, de répondre à l’aimable invitation que vous m’avez adressée à me rendre dans votre pays, ainsi qu’à celle reçue des Patriarches et des Évêques catholiques du Liban. Cette double invitation manifeste, si nécessaire, le double but de ma visite dans votre pays. Elle souligne l’excellence des relations qui existent depuis toujours entre le Liban et le Saint-Siège, et elle voudrait contribuer à les renforcer. Cette visite est aussi la réponse à celles que vous m’avez faites au Vatican en novembre 2008, et plus récemment en février 2011, visite qui a été suivie neuf mois plus tard par celle de Monsieur le Premier Ministre.

C’est lors de la seconde de nos rencontres, que la majestueuse statue de saint Maron a été bénie. Sa présence silencieuse au chevet de la basilique Saint Pierre rappelle de manière permanente le Liban sur le lieu même où l’apôtre Pierre a été enseveli. Elle manifeste un héritage spirituel séculaire en confirmant la vénération des Libanais pour le premier des Apôtres et pour ses successeurs. C’est pour marquer leur grande dévotion à Simon Pierre que les Patriarches maronites ajoutent à leur prénom celui de Boutros. Il est beau de voir que du sanctuaire pétrinien, Saint Maron intercède continuellement pour votre pays et pour l’ensemble du Moyen-Orient. Je vous remercie par avance, Monsieur le Président, pour tous les efforts entrepris en vue de la bonne réussite de mon séjour parmi vous.

Un autre motif de ma visite est la signature et la remise de l’Exhortation apostolique post-synodale de l’assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des évêques, Ecclesia in Medio Oriente. Il s’agit-là d’un événement ecclésial d’importance. Je remercie tous les Patriarches catholiques qui se sont déplacés, et plus particulièrement le Patriarche émérite, le cher Cardinal Nasrallah Boutros Sfeir, et son successeur, le Patriarche Béchara Boutros Raï. Je salue fraternellement tous les Évêques du Liban, ainsi que ceux qui ont voyagé pour prier avec moi et recevoir des mains-mêmes du Pape ce document. À travers eux, je salue paternellement tous les chrétiens du Moyen-Orient. Destinée à l’ensemble du monde, l’Exhortation se propose d’être pour eux une feuille de route pour les années à venir. Je me réjouis également de pouvoir rencontrer durant ces jours-ci de nombreuses représentations des communautés catholiques de votre pays, de pouvoir célébrer et prier ensemble. Leur présence, leur engagement et leur témoignage sont une contribution reconnue et hautement appréciée dans la vie quotidienne de tous les habitants de votre cher pays.

Je tiens à saluer aussi avec grande déférence les Patriarches et Évêques orthodoxes venus me recevoir, ainsi que les représentants des diverses communautés religieuses du Liban. Votre présence, chers amis, démontre l’estime et la collaboration que vous souhaitez promouvoir entre tous dans le respect mutuel. Je vous remercie pour vos efforts et je suis certain que vous continuerez à rechercher des voies d’unité et de concorde. Je n’oublie pas les événements tristes et douloureux qui ont affligés votre beau pays durant de longues années. L’heureuse convivialité toute libanaise, doit démontrer à l’ensemble du Moyen-Orient et au reste du monde qu’à l’intérieur d’une nation, peuvent exister la collaboration entre les différentes Églises, toutes membres de l’unique Église catholique, dans un esprit fraternel de communion avec les autres chrétiens, et dans le même temps, la convivialité et le dialogue respectueux entre les chrétiens et leurs frères d’autres religions. Vous savez comme moi que cet équilibre qui est présenté partout comme un exemple, est extrêmement délicat. Il menace parfois de se rompre lorsqu’il est tendu comme un arc, ou soumis à des pressions qui sont trop souvent partisanes, voire intéressées, contraires et étrangères à l’harmonie et à la douceur libanaises. C’est là qu’il faut faire preuve de réelle modération et de grande sagesse. Et la raison doit prévaloir sur la passion unilatérale pour favoriser le bien commun de tous. Le grand roi Salomon qui connaissait Hiram, le roi de Tyr, n’a-t-il pas jugé que la sagesse était la vertu suprême ? C’est pourquoi il l’a demandée à Dieu instamment, et Dieu lui donna un cœur sage et intelligent (cf.1 R 3, 9-12).

Je viens aussi pour dire combien est importante la présence de Dieu dans la vie de chacun et combien la façon de vivre ensemble, cette convivialité dont désire témoigner votre pays, ne sera profonde que si elle est fondée sur un regard accueillant et une attitude de bienveillance envers l’autre, que si elle est enracinée en Dieu qui désire que tous les hommes soient frères. Le fameux équilibre libanais qui veut continuer à être une réalité, peut se prolonger grâce à la bonne volonté et à l’engagement de tous les Libanais. Alors seulement, il servira de modèle aux habitants de toute la région, et au monde entier. Il ne s’agit pas là uniquement d’une œuvre humaine, mais d’un don de Dieu qu’il faut demander avec insistance, préserver à tout prix, et consolider avec détermination.

Les liens entre le Liban et le Successeur de Pierre sont historiques et profonds. Monsieur le Président et chers amis, je viens au Liban comme un pèlerin de paix, comme un ami de Dieu, et comme un ami des hommes. « سَلامي أُعطيكُم  » [« Je vous donne ma paix »] dit le Christ (Jn 14, 27). Et au-delà de votre pays, je viens aussi aujourd’hui symboliquement dans tous les pays du Moyen Orient, comme un pèlerin de paix, comme un ami de Dieu, et comme un ami de tous les habitants de tous les pays de la région quelles que soient leur appartenance et leur croyance. À eux aussi le Christ dit :« سَلامي أُعطيكُم  » [« Je vous donne ma paix »]. Vos joies et vos peines sont continuellement présentes dans la prière du Pape et je demande à Dieu de vous accompagner et de vous soulager. Je puis vous assurer que je prie particulièrement pour tous ceux qui souffrent dans cette région, et ils sont nombreux. La statue de saint Maron me rappelle ce que vous vivez et endurez.

Monsieur le Président, je sais que votre pays me prépare un bel accueil, un accueil chaleureux, l’accueil que l’on réserve à un frère aimé et respecté. Je sais que votre pays veut être digne de « l’Ahlan wa Sahlan » libanais. Il l’est déjà et le sera dorénavant encore plus. Je suis heureux d’être avec vous tous. « لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم » [Que Dieu vous bénisse tous !] Merci !

]01141-03.01[ ]Texte original: Français[

 TRADUZIONE IN LINGUA ITALIANA

Signor Presidente della Repubblica,

Signori Presidenti del Parlamento e del Consiglio dei Ministri,

Care Beatitudini,

Autorità civili e religiose presenti, cari amici!

Ho la gioia, Signor Presidente, di rispondere al cortese invito che Ella mi ha rivolto a recarmi nel vostro Paese, come pure a quello che ho ricevuto dai Patriarchi e dei Vescovi cattolici del Libano. Questo duplice invito manifesta, qualora fosse necessario, il duplice scopo della mia visita al vostro Paese. Essa sottolinea le eccellenti relazioni che da sempre esistono tra il Libano e la Santa Sede, e vorrebbe contribuire a rafforzarle. Questa visita è anche la risposta a quelle che Lei mi ha fatto in Vaticano nel novembre 2008 e, più recentemente, nel febbraio 2011, seguita nove mesi più tardi da quella del Signor Primo Ministro.

E’ durante il secondo dei nostri incontri, che la maestosa statua di San Marone è stata benedetta. La sua presenza silenziosa presso la Basilica di San Pietro ricorda il Libano in modo permanente nel luogo stesso in cui fu sepolto l'apostolo Pietro. Essa manifesta un patrimonio spirituale secolare, confermando la venerazione dei libanesi per il primo degli Apostoli e i suoi successori. E’ per evidenziare la loro grande devozione a Simon Pietro, che i Patriarchi maroniti aggiungono al loro nome quello di Boutros. E’ bello vedere che dal santuario petrino, San Marone intercede continuamente per il vostro Paese e per l'intero Medio Oriente. La ringrazio fin d’ora, Signor Presidente, per tutti gli sforzi compiuti in vista della buona riuscita del mio soggiorno tra voi.

Un altro motivo della mia visita è la firma e la consegna dell’Esortazione apostolica post-sinodale dell’Assemblea Speciale per il Medio Oriente del Sinodo dei Vescovi, Ecclesia in Medio Oriente. Si tratta di un importante evento ecclesiale. Ringrazio tutti i Patriarchi cattolici che sono qui convenuti, in particolare il Patriarca emerito, il caro Cardinale Nasrallah Boutros Sfeir, e il suo successore, il Patriarca Béchara Boutros Raï. Saluto fraternamente tutti i Vescovi del Libano, come pure quelli che hanno viaggiato per pregare con me e ricevere dalle mani del Papa questo documento. Attraverso di loro, saluto con affetto paterno tutti i cristiani del Medio Oriente. Destinata al mondo intero, l'Esortazione si propone di essere per loro una tabella di marcia per gli anni a venire. Mi rallegro inoltre di poter incontrare in questi giorni numerose rappresentanze delle comunità cattoliche del vostro Paese, di poter celebrare e pregare insieme. La loro presenza, il loro impegno e la loro testimonianza sono un contributo riconosciuto e molto apprezzato nella vita quotidiana di tutti gli abitanti del vostro amato Paese.

Mi è caro salutare anche con grande deferenza i Patriarchi e Vescovi ortodossi che sono venuti a ricevermi, come pure i rappresentanti delle diverse comunità religiose del Libano. La vostra presenza, cari amici, dimostra la stima e la collaborazione che desiderate promuovere tra tutti nel rispetto reciproco. Vi ringrazio per i vostri sforzi e sono sicuro che continuerete a ricercare vie di unità e di concordia. Non dimentico gli eventi tristi e dolorosi che hanno afflitto il vostro bel Paese per lunghi anni. La felice convivenza tutta libanese, deve dimostrare a tutto il Medio Oriente e al resto del mondo che all'interno di una nazione possono esistere la collaborazione tra le varie Chiese, tutte parti dell’unica Chiesa cattolica, in uno spirito di comunione fraterna con gli altri cristiani, e, al tempo stesso, la convivenza e il dialogo rispettoso tra i cristiani e i loro fratelli di altre religioni. Voi sapete come me che questo equilibrio, che viene presentato ovunque come un esempio, è estremamente delicato. Esso rischia a volte di rompersi allorquando è teso come un arco, o sottoposto a pressioni che sono troppo spesso di parte, interessate, contrarie ed estranee all’armonia e alla dolcezza libanesi. E’ qui che bisogna dar prova di reale moderazione e grande saggezza. E la ragione deve prevalere sulla passione unilaterale per favorire il bene comune di tutti. Il grande Re Salomone, che conosceva Hiram re di Tiro, non riteneva che la saggezza fosse la virtù suprema? Per questo la domandò a Dio insistentemente, e Dio gli diede un cuore saggio e intelligente (1 Re 3, 9-12).

Vengo anche per dire quanto sia importante la presenza di Dio nella vita di ognuno e come il modo di vivere insieme, questa convivenza di cui il vostro Paese vuole dare testimonianza, sarà profonda solo se si basa su uno sguardo accogliente e un atteggiamento di benevolenza verso l'altro, se è radicata in Dio che vuole che tutti gli uomini siano fratelli. Il famoso equilibrio libanese che vuole continuare ad essere una realtà, può prolungarsi grazie alla buona volontà e all'impegno di tutti i Libanesi. Solo allora sarà un modello per gli abitanti di tutta la regione, e per il mondo intero. Non si tratta di un’opera solamente umana, ma di un dono di Dio che occorre domandare con insistenza, preservare a tutti i costi e consolidare con determinazione.

I legami tra il Libano e il Successore di Pietro sono storici e profondi. Signor Presidente e cari amici, vengo in Libano come pellegrino di pace, come amico di Dio, e come amico degli uomini. «سَلامي أُعطيكُم  »: «Vi do la mia pace», dice Cristo (Gv 14,27). E al di là del vostro Paese, vengo oggi idealmente anche in tutti i Paesi del Medio Oriente come pellegrino di pace, come amico di Dio, e come amico di tutti gli abitanti di tutti i Paesi della regione, qualunque sia la loro appartenenza e il loro credo. Anche a loro Cristo dice: « سَلامي أُعطيكُم   ». Le vostre gioie e i vostri dolori sono continuamente presenti nella preghiera del Papa e chiedo a Dio di accompagnarvi e di consolarvi. Posso assicurarvi che prego particolarmente per tutti coloro che soffrono in questa regione, e sono molti. La statua di San Marone mi ricorda ciò che vivete e sopportate.

Signor Presidente, so che il vostro Paese mi prepara una bella accoglienza, un’accoglienza calorosa, l’accoglienza che si riserva a un fratello amato e rispettato. So che il vostro Paese vuole essere degno dell’ «Ahlan wa Sahlan» libanese. Lo è già e lo sarà ancora di più. Sono felice di essere con tutti voi. Che Dio vi benedica tutti. (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم ). Grazie.

[01141-01.01] [Testo originale: Francese]

 TRADUZIONE IN LINGUA INGLESE

Mr President,

Messrs President of the Parliament and of the Council of Ministers,

Your Beatitudes, Members of the Diplomatic Corps,

Civil and Religious Authorities, dear Friends,

It is my honour to accept your invitation, Mr President, and that of the Catholic Patriarchs and Bishops of Lebanon, to visit your country. This dual invitation demonstrates, were it necessary, the dual purpose of my visit to your country. It underlines the excellent relations which have always existed between Lebanon and the Holy See, and seeks to contribute to strengthening them. This visit is also in response to your own visits to Rome in November 2008, and more recently in February 2011, a visit which was followed nine months later by that of the Prime Minister.

It was during the second of our meetings that the magnificent statue of Saint Maron was blessed. His silent presence at the side of Saint Peter’s Basilica is a constant reminder of Lebanon in the very place where the Apostle Peter was laid to rest. It witnesses to a long spiritual heritage, confirming the Lebanese people’s veneration for the first of the Apostles and for his successors. It is in order to underline the great devotion to Simon Peter that the Maronite Patriarchs add Boutros to their first name. It is wonderful to see how, from that Petrine sanctuary, Saint Maron intercedes continually for your country and for the entire Middle East. Let me thank you in advance, Mr President, for all that you have done to make my stay among you a success.

Another reason for my visit is the important ecclesial event of the signature and the consigning of the post-Synodal Apostolic Exhortation of the Special Assembly for the Middle East of the Synod of Bishops, Ecclesia in Medio Oriente. I thank all the Catholic Patriarchs who have come, and particularly the Patriarch Emeritus, the beloved Cardinal Nasrallah Boutros Sfeir, and his successor Patriarch Béchara Boutros Raï. I offer fraternal greetings to all the Bishops of Lebanon, as well as to those who have travelled to pray with me and to receive this document from the hands of the Pope himself. Through them, I send fatherly greetings to all the Christians of the Middle East. Addressed to everyone, the Exhortation is intended as a roadmap for the years to come. During these days I am also pleased to be able to meet many representatives from the Catholic communities of your country, so as to celebrate and pray together. Their presence, commitment and witness are a valued contribution and are highly appreciated in the daily life of all the inhabitants of your beloved country.

I wish also to greet very warmly the Orthodox Patriarchs and Bishops who have come to welcome me, as well as the representatives of the other religious communities in Lebanon. Dear friends, your presence shows the esteem and the cooperation which, in mutual respect, you wish to promote among everyone. I thank you for your efforts and I am certain that you will continue to seek out the paths of unity and concord. I cannot forget the sad and painful events which have affected your beautiful country along the years. The successful way the Lebanese all live together surely demonstrates to the whole Middle East and to the rest of the world that, within a nation, there can exist cooperation between the various churches, all members of the one Catholic Church in a fraternal spirit of communion with other Christians, and at the same time coexistence and respectful dialogue between Christians and their brethren of other religions. Like me, you know that this equilibrium, which is presented everywhere as an example, is extremely delicate. Sometimes it seems about to snap like a bow which is overstretched or submitted to pressures which are too often partisan, even selfish, contrary and extraneous to Lebanese harmony and gentleness. This is where real moderation and great wisdom are tested. And reason must overcome one-sided passion in order to promote the greater good of all. Did not the great King Solomon, who knew Hiram, King of Tyre, consider that wisdom was the supreme virtue? This is why he pleaded to God for it insistently, and God gave him a wise and intelligent heart (1 Kg 3:9-12).

I have also come to say how important the presence of God is in the life of everyone and how the manner of coexistence, this conviviality to which your country wishes to bear witness, will run deep only if it is founded upon a welcoming regard for the other and upon an attitude of benevolence, and if it is rooted in God who wishes all men to be brothers. The celebrated Lebanese equilibrium which wishes to continue to be a reality, will continue through the good will and commitment of all Lebanese. Only then will it serve as a model to the inhabitants of the whole region and of the entire world. This is not just a human task, but a gift of God which should be sought with insistence, preserved at all costs, and consolidated with determination.

The links between Lebanon and the Successor of Peter are ancient and deep. Mr President, dear friends, I have come to Lebanon as a pilgrim of peace, as a friend of God and as a friend of men. Christ says, سَلامي أُعطيكُم , "My peace I give to you" (Jn 14:27). And looking beyond your country, I also come symbolically to all the countries of the Middle East as a pilgrim of peace, as a friend of God and as a friend of all the inhabitants of all the countries of the region, whatever their origins and beliefs. To them too Christ says: سَلامي أُعطيكُم . Your joys and sorrows are constantly present in the Pope's prayers and I ask God to accompany you and to comfort you. Let me assure you that I pray especially for the many people who suffer in this region. The statue of Saint Maron reminds me of what you live and endure.

Mr President, I know that your country is preparing a fine welcome for me, a warm welcome, the welcome that is given to a beloved and respected brother. I know that your country wishes to be worthy of the Lebanese Ahlan wa Sahlan [welcome]. It is already so, and from now on it will be so even more. I am happy to be here with you. May God bless you all. (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم ) Thank you.

[01141-02.01] [Original text: French]

 TRADUZIONE IN LINGUA TEDESCA

Herr Präsident!

Meine Herren Präsidenten des Parlaments und des Ministerrats!

Eure Seligkeiten! Verehrte Mitglieder des Diplomatischen Corps!

Werte Vertreter des öffentlichen und religiösen Lebens!

Liebe Freunde!

Es ist mir eine Freude, Herr Präsident, Ihrer geschätzten Einladung zu einer Reise in Ihr Land nachzukommen, ebenso wie jener, die ich seitens der katholischen Patriarchen und Bischöfe des Libanon erhalten habe. Diese zweifache Einladung macht damit die beiden Ziele meines Besuchs in Ihrem Land deutlich. Er unterstreicht zudem die hervorragenden Beziehungen, die seit jeher zwischen dem Libanon und dem Heiligen Stuhl bestehen, und möchte dazu beitragen, sie zu festigen. Diese Reise ist auch eine Erwiderung Ihrer Besuche im Vatikan im November 2008 und dann im Februar 2011, dem neun Monate später jener des Herrn Ministerpräsidenten folgte.

Bei unserer zweiten Begegnung wurde die eindrucksvolle Statue des heiligen Maron gesegnet. Seine stille Anwesenheit an der Außenseite der Apsis des Petersdoms ruft uns den Libanon gerade an dem Ort in Erinnerung, wo der Apostel Petrus begraben ist. Die Statue macht ein jahrhundertealtes spirituelles Erbe deutlich; sie bekräftigt nämlich die Wertschätzung der Libanesen für den ersten der Apostel und für seinen Nachfolger. Zum Zeichen ihrer großen Verehrung für Simon Petrus fügen die maronitischen Patriarchen ihrem Vornamen den Namen „Boutros" [Petrus] hinzu. Es ist schön zu sehen, wie vom Heiligtum des Apostels Petrus aus der heilige Maron immerfort als Fürsprecher für Ihr Land und den gesamten Nahen Osten eintritt. Herr Präsident, ich danke Ihnen schon jetzt für alle Anstrengungen, die im Hinblick auf das Gelingen meines Aufenthalts bei Ihnen unternommen wurden.

Ein weiterer Grund meines Besuchs ist die Unterzeichnung und die Übergabe des Nachsynodalen Apostolischen Schreibens der Sonderversammlung der Bischofssynode für den Nahen Osten Ecclesia in Medio Oriente. Es handelt sich um ein bedeutendes kirchliches Ereignis. Ich danke allen katholischen Patriarchen, die dafür eigens gekommen sind, insbesondere dem verehrten emeritierten Patriarchen Kardinal Nasrallah Boutros Sfeir und seinem Nachfolger Patriarch Bechara Boutros Raï. Mein brüderlicher Gruß gilt allen Bischöfen des Libanon wie auch allen, die angereist sind, um mit mir zu beten und um dieses Dokument aus den Händen des Papstes selbst zu empfangen. Durch sie grüße ich väterlich alle Christen im Nahen Osten. Das Nachsynodale Apostolische Schreiben, das sich an die ganze Welt richtet, bietet sich an, diesbezüglich eine road map für die kommenden Jahre zu sein. Ich freue mich auch, in diesen Tagen zahlreichen Vertretern der katholischen Gemeinden in Ihrem Land begegnen zu können und zusammen feiern und beten zu können. Ihre Präsenz, ihr Einsatz und ihr Zeugnis sind ein anerkannter und sehr geschätzter Beitrag im täglichen Leben aller Bewohner Ihres geschätzten Landes.

Es bedeutet mir viel, mit großer Ehrerbietung auch die orthodoxen Patriarchen und Bischöfe, die gekommen sind, um mich zu empfangen, und die Vertreter der verschiedenen Religionsgemeinschaften im Libanon zu begrüßen. Ihre Anwesenheit, liebe Freunde, bringt die Wertschätzung und die Zusammenarbeit zum Ausdruck, die Sie unter allen im gegenseitigen Respekt zu fördern wünschen. Ich danke Ihnen für Ihre Bemühungen, und ich bin sicher, daß Sie weiter nach Wegen der Einheit und der Eintracht suchen. Ich vergesse die traurigen und schmerzlichen Ereignisse nicht, die viele Jahre lang Ihr schönes Land heimgesucht haben. Das glückliche Zusammenleben aller Libanesen soll dem ganzen Nahen Osten und der restlichen Welt zeigen, daß innerhalb einer Nation die Zusammenarbeit zwischen verschiedenen Kirchen, die alle zu der einen katholischen Kirche gehören, im Geist brüderlicher Gemeinschaft mit den anderen Christen und zugleich das Zusammenleben und der respektvolle Dialog zwischen den Christen und ihren Geschwistern anderer Religionen bestehen können. Sie und ich wissen, daß dieses Gleichgewicht, das überall als Beispiel dargestellt wird, höchst labil ist. Gelegentlich droht es zu zerbrechen, da es wie ein Bogen gespannt ist oder einem Druck unterliegt, der allzu oft parteiisch, ja selbstsüchtig ist und der Harmonie und der libanesischen Sanftmut als etwas Fremdes entgegensteht. Deswegen ist es notwendig, echte Mäßigung mit großer Weisheit zu üben. Und die Vernunft muß über einseitige Leidenschaften obsiegen, um das Gemeinwohl aller zu fördern. Hat nicht der große König Salomo, der Hiram, den König von Tyrus, kannte, die Weisheit als die höchste Tugend angesehen? Darum hat er Gott inständig gebeten, und Gott hat ihm ein weises und verständiges Herz geschenkt (1 Kön 3,9-12).

Ebenso bin ich gekommen, um zu sagen, wie wichtig es ist, daß Gott im Leben eines jeden gegenwärtig ist, und wie die Art und Weise des Miteinanders, dieses Zusammenleben, von dem Ihr Land Zeugnis geben möchte, nur tief sein kann, wenn es auf der Aufmerksamkeit und der Haltung des Wohlwollens untereinander gegründet ist, wenn es in Gott verwurzelt ist, der will, daß alle Menschen Geschwister sind. Das berühmte libanesische Gleichgewicht, das weiter Realität bleiben will, kann dank des guten Willens und des Engagements aller Libanesen fortdauern. Dann nur wird es den Bewohnern der ganzen Region und der gesamten Welt als Beispiel dienen. Es handelt sich nicht nur um eine menschliche Leistung, es ist vielmehr ein Geschenk Gottes, das inständig erbeten, um jeden Preis bewahrt und entschieden gefestigt werden muß.

Die Bande zwischen dem Libanon und dem Nachfolger Petri sind historisch und tief. Herr Präsident, liebe Freunde, ich komme in den Libanon als Pilger des Friedens, als Freund Gottes und als Freund der Menschen. „سَلامي أُعطيكُم " – „Meinen Frieden gebe ich euch", sagt Christus (Joh 14,27). Und hier in Ihrem Land komme ich heute auch gleichsam in alle Länder des Nahen Ostens als Pilger des Friedens, als Freund Gottes und als Freund aller Bewohner aller Länder der Region, welcher Herkunft und welchen Glaubens auch immer sie sind. Auch zu ihnen sagt Christus: „سَلامي أُعطيكُم ". Ihre Freuden und Ihre Sorgen sind stets in das Gebet des Papstes hineingenommen, und ich bitte Gott darum, Sie zu begleiten und zu stützen. Ich versichere Ihnen, daß ich besonders für all diejenigen bete, die in dieser Region leiden, und derer sind viele. Die Statue des heiligen Maron erinnert mich an das, was Ihr erlebt und erduldet.

Herr Präsident, ich weiß, daß Ihr Land mir einen schönen und herzlichen Empfang bereitet, wie man ihn einem geliebten und geachteten Bruder erweist. Ich weiß, daß Ihr Land des libanesischen „Ahlan wa Sahlan" [„Wie Angehörige seid ihr willkommen und leicht sollt ihr es haben"] würdig ist. Dies ist es schon und wird es von nun an noch mehr sein. Ich bin glücklich, bei Ihnen allen zu sein. „Salàmi ō-tīkum". Gott segne Sie alle. (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم ) Danke.

[01141-05.01] [Originalsprache: Französisch]

 TRADUZIONE IN LINGUA SPAGNOLA

Señor Presidente de la República,

señores Presidentes del Parlamento y del Consejo de Ministros,

queridas Beatitudes, miembros del Cuerpo diplomático,

autoridades civiles y religiosas,

queridos amigos

Tengo el gozo, Señor Presidente, de responder a su amable invitación a visitar su país, así como a la de los patriarcas y obispos católicos del Líbano. Esta doble invitación manifiesta, si acaso fuera necesario, la doble finalidad de mi visita a vuestro país. Subraya las excelentes relaciones existentes desde siempre entre el Líbano y la Santa Sede, y quisiera contribuir a reforzarlas. Esta visita es también la respuesta a la que me habéis hecho en el Vaticano, en noviembre del 2008, y más recientemente en febrero del 2011, una visita a la que ha seguido nueve meses más tarde la del Señor Primer Ministro.

Fue entonces, durante nuestro segundo encuentro, cuando se bendijo la majestuosa imagen de san Marón. Su presencia silenciosa en la cabecera de la Basílica de San Pedro recuerda de manera permanente al Líbano, en el mismo lugar en el que fue sepultado el apóstol Pedro. Manifiesta una herencia espiritual de siglos, que confirma la veneración de los libaneses hacia el primero de los apóstoles y sus sucesores. Los patriarcas maronitas, para remarcar su gran devoción a Simón Pedro, añaden a su nombre el de Boutros. Resulta agradable ver que san Marón, desde el santuario petrino, intercede continuamente por vuestro país y por todo el Oriente Medio. Señor Presidente, le agradezco desde ahora todos los esfuerzos realizados para el buen éxito de mi estancia entre ustedes.

Otro motivo de mi visita es la firma y entrega de la Exhortación apostólica postsinodal de la Asamblea especial para Oriente Medio del Sínodo de Obispos, Ecclesia in Medio Oriente. Se trata de un importante acontecimiento eclesial. Agradezco a todos los patriarcas católicos que se han desplazado, y de modo especial al Patriarca emérito, el querido Cardenal Nasrallah Boutros Sfeir, y a su sucesor, el Patriarca Béchara Boutros Raï. Saludo fraternalmente a todos los obispos del Líbano, así como a los que han viajado hasta aquí para rezar conmigo y recibir este documento de las manos del Papa. Por vuestro medio, saludo paternalmente a todos los cristianos de Oriente Medio. La Exhortación, destinada al mundo entero, pretende ser para ellos una hoja de ruta para los próximos años. Me alegro asimismo de poder encontrar durante estos días a numerosas representaciones de las comunidades católicas de vuestro país, de poder celebrar y rezar juntos. Su presencia, su compromiso y su testimonio son una aportación reconocida y altamente apreciada en la vida cotidiana de todos los habitantes de vuestro querido país.

Me complace saludar también con gran deferencia a los patriarcas y obispos ortodoxos que han venido a recibirme, así como a los representantes de las diversas comunidades religiosas del Líbano. Queridos amigos, vuestra presencia, demuestra la estima y la colaboración que deseáis promover entre todos en el respeto mutuo. Os agradezco vuestros esfuerzos, y estoy seguro de que continuaréis buscando caminos de unidad y concordia. No olvido los tristes y dolorosos acontecimientos que han afligido a vuestro hermoso país durante muchos años. La buena convivencia, típicamente libanesa, debe demostrar, a todo Oriente Medio y al resto del mundo, que dentro de una nación puede haber colaboración entre las diferentes Iglesias, miembros todos de la única Iglesia católica, en un espíritu fraternal de comunión con los demás cristianos y, al mismo tiempo, la convivencia y el diálogo respetuoso entre los cristianos y sus hermanos de otras religiones. Sabéis tan bien como yo que este equilibrio, que se presenta por todas partes como un ejemplo, es extremadamente delicado. A veces amenaza con romperse cuando se tensa como un arco, o se somete a presiones que son con demasiada frecuencia partidistas, ciertamente interesadas, contrarias y extrañas a la armonía y dulzura libanesa. Es necesario entonces dar prueba de verdadera moderación y gran sabiduría. Y la razón debe prevalecer sobre la pasión unilateral para favorecer el bien común de todos. El gran rey Salomón, que conoció a Hirán, rey de Tiro, ¿acaso no tenía a la sabiduría como la virtud suprema? Por eso se la pidió a Dios insistentemente, y Dios le dio un corazón sabio e inteligente (1 R 3,9-12).

Vengo también para decir lo importante que es la presencia de Dios en la vida de cada uno y cómo la forma de vivir juntos, esta convivencia que desea testimoniar vuestro país, será profunda en la medida en que esté fundada en una actitud de acogida y benevolencia hacia el otro, en la medida que esté enraizada en Dios, que desea que todos los hombres sean hermanos. El famoso equilibrio libanés, que quiere seguir siendo una realidad, se puede prolongar gracias a la buena voluntad y al empeño de todos los libaneses. Sólo entonces podrá servir de modelo para los habitantes de toda la región, y del mundo entero. No se trata únicamente de una obra humana, sino de un don de Dios que hay que pedir con insistencia, preservar a cualquier precio, y consolidar con determinación.

Los lazos entre el Líbano y el Sucesor de Pedro son históricos y profundos. Señor Presidente y queridos amigos, vengo al Líbano como un peregrino de paz, como un amigo de Dios, y como un amigo de los hombres. «سَلامي أُعطيكُم »: «La paz os dejo», dijo Cristo (Jn 14,27). Y, más allá de vuestro país, vengo también hoy simbólicamente a todos los países de Oriente Medio, como un peregrino de paz, como un amigo de Dios, y como un amigo de todos los habitantes de todos los países de la región, cualquiera que sea su pertenencia y su creencia. Cristo les dice también a ellos: «سَلامي أُعطيكُم ». Vuestros gozos y penas están continuamente presentes en la oración del Papa y pido a Dios que os acompañe y alivie. Os puedo asegurar que rezo particularmente por todos los que sufren en esta región, que son muchos. La imagen de san Marón me recuerda lo que vivís y soportáis.

Señor Presidente, sé que vuestro país me prepara una hermosa acogida, una acogida calurosa, la que se reserva a un hermano al que se ama y se respeta. Sé que vuestro país quiere ser digno de «l’Ahlan wa Sahlan» libanés. Lo es ya, y lo será más de ahora en adelante. Me siento feliz de estar con todos vosotros. Que Dios os bendiga a todos. (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم ). Gracias.

[01141-04.01] [Texto original: Francés]

 TRADUZIONE IN LINGUA PORTOGHESE

Senhor Presidente da República,

Senhores Presidentes do Parlamento e do Conselho de Ministros,

Amadas Beatitudes, Membros do Corpo Diplomático,

Ilustres Autoridades civis e religiosas presentes,

Queridos amigos!

Tenho a alegria, Senhor Presidente, de responder ao amável convite que me fez para visitar o vosso país, e também ao convite recebido dos Patriarcas e Bispos católicos do Líbano. Este duplo convite bastaria, se fosse necessário, para manifestar a dupla finalidade da minha visita ao vosso país. Esta sublinha as excelentes relações que sempre existiram entre o Líbano e a Santa Sé, e pretende contribuir para as reforçar. Com esta visita, desejo também retribuir as que o Senhor Presidente me fez ao Vaticano em Novembro de 2008 e, mais recentemente, em Fevereiro de 2011, seguida nove meses mais tarde pela visita do Senhor Primeiro-Ministro.

Foi durante o segundo dos nossos encontros que a majestosa estátua de São Maron foi abençoada. A sua presença silenciosa numa parede lateral da Basílica de São Pedro lembra, de forma permanente, o Líbano no próprio lugar onde foi sepultado o apóstolo Pedro. Manifesta um património espiritual secular, confirmando a veneração dos libaneses pelo primeiro dos Apóstolos e seus sucessores. Precisamente para ressaltar a sua grande devoção a Simão Pedro é que os Patriarcas Maronitas acrescentam ao seu nome o de Boutros. É bom ver como do santuário petrino, São Maron intercede continuamente pelo vosso país e por todo o Médio Oriente. Desde já lhe agradeço, Senhor Presidente, por todos os esforços realizados para o bom êxito da minha estadia entre vós.

Outro motivo da minha visita é a assinatura e entrega da Exortação apostólica pós-sinodal da Assembleia Especial para o Médio Oriente do Sínodo dos Bispos, Ecclesia in Medio Oriente; trata-se dum importante evento eclesial. Agradeço a todos os Patriarcas católicos que aqui se encontram, e de modo particular ao Patriarca emérito, o amado Cardeal Nasrallah Boutros Sfeir, e ao seu sucessor, o Patriarca Béchara Boutros Raï. Saúdo fraternalmente todos os Bispos do Líbano, bem como aqueles que vieram para rezar comigo e receber das mãos do Papa este documento. Através deles, saúdo com paterno afecto todos os cristãos do Médio Oriente. Destinada ao mundo inteiro, a Exortação propõe-se ser para eles um roteiro para os anos futuros. Alegro-me também por poder encontrar, durante estes dias, numerosas representações das comunidades católicas do vosso país, por podermos celebrar e rezar juntos. A sua presença, o seu compromisso e o seu testemunho são um contributo reconhecido e muito apreciado na vida diária de todos os habitantes do vosso amado país.

Desejo saudar também, com grande deferência, os Patriarcas e Bispos ortodoxos que me vieram receber, bem como os representantes das várias comunidades religiosas do Líbano. A vossa presença, queridos amigos, demonstra a estima e colaboração que, no respeito mútuo, desejais promover entre todos. Agradeço-vos pelos vossos esforços e tenho a certeza de que continuareis a procurar caminhos de unidade e concórdia. Não esqueço os acontecimentos tristes e dolorosos que, durante longos anos, atormentaram o vosso lindo país. A convivência feliz de todos os libaneses deve demonstrar a todo o Médio Oriente e ao resto do mundo que, dentro duma nação, pode haver colaboração entre as diversas Igrejas – todas elas membros da única Igreja Católica – num espírito de comunhão fraterna com os outros cristãos e, ao mesmo tempo, a convivência e o diálogo respeitoso entre os cristãos e os seus irmãos de outras religiões. Vós sabeis, tão bem como eu, que este equilíbrio, que é apresentado em toda a parte como um exemplo, é extremamente delicado. Por vezes ameaça romper-se, quando está esticado como um arco ou sujeito a pressões que são muitas vezes de parte ou interessadas, contrárias e estranhas à harmonia e suavidade libanesas. Então é preciso dar provas de real moderação e grande sabedoria; e a razão deve prevalecer sobre a paixão unilateral para favorecer o bem comum de todos. Porventura o grande rei Salomão, que conhecia o rei Hiram de Tiro, não considerava a sabedoria como sendo a virtude suprema!? Por isso a pediu com insistência a Deus, que lhe deu um coração sábio e inteligente (cf. 1 Rs 3, 9-12).

Venho também para vos dizer como é importante a presença de Deus na vida de cada um e como a forma de viver juntos – esta convivência de que o vosso país quer dar testemunho – só será profunda se estiver fundada sobre uma visão acolhedora e uma atitude de benevolência para com o outro, se estiver enraizada em Deus que deseja que todos os homens sejam irmãos. O famoso equilíbrio libanês, que quer continuar a ser efectivo, pode-se prolongar graças à boa vontade e ao compromisso de todos os libaneses. Só então será um modelo para os habitantes de toda a região e para o mundo inteiro. Não se trata duma obra meramente humana, mas dum dom de Deus que é preciso pedir com insistência, preservar a todo custo e consolidar resolutamente.

Os laços entre o Líbano e o Sucessor de Pedro são históricos e profundos. Senhor Presidente e queridos amigos, venho ao Líbano como peregrino de paz, como amigo de Deus e como amigo dos homens. «سَلامي أُعطيكُم  – dou-vos a minha paz», diz Jesus Cristo (Jo 14, 27). E hoje, além do vosso país, dirijo-me em espírito também a todos os países do Médio Oriente como peregrino de paz, como amigo de Deus e como amigo de todos os habitantes de todos os países da região, independentemente da sua filiação e da sua crença. Também a eles Jesus Cristo diz: «سَلامي أُعطيكُم ». As vossas alegrias e as vossas tribulações estão continuamente presentes na oração do Papa, pedindo a Deus que vos acompanhe e console. Posso assegurar-vos que rezo de maneira particular por todos os que sofrem nesta região, e são tantos! A estátua de São Maron recorda-me aquilo que vós viveis e suportais.

Senhor Presidente, o seu país preparou-me uma recepção calorosa, um magnífico acolhimento – o acolhimento que se reserva a um irmão amado e respeitado. Verdadeiramente digno é o seu país do «Ahlan wa Sahlan» libanês; já o é agora e sê-lo-á ainda mais daqui para diante. Estou feliz por estar com todos vós. Que Deus vos abençoe a todos (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم ). Obrigado.

[01141-06.01] [Texto original: Francês]

 TRADUZIONE IN LINGUA POLACCA

Panie Prezydencie Republiki,

Panowie Przewodniczący Parlamentu i Prezesie Rady Ministrów,

Wasze Świątobliwości, Członkowie Korpusu dyplomatycznego,

Obecni przedstawiciele władz świeckich i religijnych, drodzy przyjaciele!

Panie Prezydencie, z radością odpowiadam na skierowane do mnie Pańskie uprzejme zaproszenie do odwiedzenia waszej ojczyzny oraz na zaproszenie jakie otrzymałem od katolickich patriarchów i biskupów Libanu. To podwójne zaproszenie ukazuje tak konieczny podwójny cel mojej wizyty w waszym kraju. Podkreśla ono doskonały stan stosunków, które zawsze istniały pomiędzy Libanem a Stolicą Apostolską i pragnie je umacniać. Jest to również odpowiedź na Pańskie wizyty w Watykanie w listopadzie 2008 roku, i ostatniej w lutym 2011 roku, po której dziewięć miesięcy później nastąpiła wizyta Pana Premiera.

Podczas drugiego z naszych spotkań została poświęcona wspaniała figura św. Marona. Jego milcząca obecność przy bazylice św. Piotra przypomina w sposób trwały o Libanie w miejscu, w którym został pochowany Apostoł Piotr. Ukazuje ona wielowiekowe dziedzictwo duchowe, potwierdzając cześć Libańczyków dla pierwszego z Apostołów i jego następców. Właśnie aby ukazać swoje przywiązanie do Szymona Piotra, patriarchowie maroniccy dodają do swego imienia imię Boutros. To dobrze, że św. Maron z sanktuarium Piotrowego nieustannie wstawia się za waszym krajem i całym Bliskim Wschodem. Z góry dziękuję, Panie Prezydencie, za wszystkie wysiłki podjęte na rzecz dobrych owoców mojego pobytu pośród was.

Innym powodem mojej wizyty jest podpisanie i przekazanie posynodalnej adhortacji apostolskiej Zgromadzenia Specjalnego Synodu Biskupów dla Bliskiego Wschodu, „Ecclesia in Medio Oriente". Jest to ważne wydarzenie kościelne. Dziękuję wszystkim patriarchom katolickim, którzy tu przybyli, a zwłaszcza emerytowanemu patriarsze, drogiemu kardynałowi Nasrallahowi Boutrosowi Sfeirowi oraz jego następcy, patriarsze Boutrosowi Becharze Raï. Po bratersku pozdrawiam wszystkich biskupów Libanu, a także tych, którzy przyjechali, aby wraz ze mną się modlić i otrzymać ten dokument bezpośrednio z rąk papieża. Za ich pośrednictwem pozdrawiam po ojcowsku wszystkich chrześcijan na Bliskim Wschodzie. Adhortacja, przeznaczona dla całego świata, chce być dla nich wskazówką na nadchodzące lata. Cieszę się również, że będę mógł w tych dniach spotkać wielu przedstawicieli wspólnot katolickich waszego kraju, że będziemy mogli razem sprawować liturgię i modlić się. Ich obecność, ich zaangażowanie i świadectwo są uznanym i wysoko cenionym wkładem w codzienne życie wszystkich mieszkańców waszego drogiego kraju.

Pragnę również pozdrowić z wielkim szacunkiem prawosławnych patriarchów i biskupów, którzy przybyli, aby mnie powitać, a także przedstawicieli różnych wspólnot wyznaniowych Libanu. Drodzy przyjaciele, wasza obecność ukazuje, że chcecie krzewić między wszystkimi poważanie i współpracę we wzajemnym szacunku. Dziękuję za wasze wysiłki i jestem pewien, że nadal będziecie poszukiwać dróg jedności i zgody. Nie zapominam o wydarzeniach smutnych i bolesnych, które dotykały przez szereg lat wasz piękny kraj. Dobre wzajemne współżycie wszystkich Libańczyków powinno ukazać całemu Bliskiemu Wschodowi i reszcie świata, że w obrębie jednego kraju możliwa jest współpraca różnych Kościołów, będących częścią jednego Kościoła katolickiego, w duchu braterskiej komunii z innymi chrześcijanami, a jednocześnie współżycie i nacechowany szacunkiem dialog między chrześcijanami a ich braćmi wyznającymi inne religie. Wiecie, podobnie jak i ja, że ta równowaga, wszędzie przedstawiana jako wzór, jest niezwykle krucha. Czasami grozi jej załamanie, kiedy napięta jest jak łuk lub poddana naciskom, zbyt często jednostronnym, a nawet interesownym, przeciwnym i obcym libańskiej zgodzie i łagodności. Właśnie tu trzeba okazać prawdziwy umiar i wielką mądrość. Rozsądek musi przeważać nad jednostronnymi namiętnościami, aby sprzyjać dobru wspólnemu wszystkich. Czyż wielki król Salomon, który znał Hirama, króla Tyru, nie uważał, że mądrość jest cnotą najważniejszą? Dlatego nieustannie prosił o nią Boga, a Bóg dał mu serce mądre i roztropne (1 Krl 3, 9-12). (*)

Przybywam także, aby powiedzieć jak bardzo ważna jest obecność Boga w życiu każdego z nas i że sposób wspólnego życia, owa radość bycia razem, o której pragnie świadczyć wasz kraj, nie będzie głęboka, jeśli nie zostanie oparta na wzajemnej otwartości i postawie życzliwości wobec drugiego, jeśli nie będzie zakorzeniona w Bogu, który pragnie, aby wszyscy ludzie byli braćmi. Słynna libańska równowaga, która nadal chce być rzeczywistością, może trwać dzięki dobrej woli i zaangażowaniu wszystkich Libańczyków. Tylko wówczas będzie służyła za wzór mieszkańcom całego regionu i całego świata. Nie chodzi tu tylko o ludzkie dzieło, lecz o dar Boga, o który trzeba usilnie prosić, zachowywać za wszelką cenę i z determinacją umacniać.

Historyczne i głębokie są więzi między Libanem a Następcą Piotra. Panie Prezydencie i drodzy przyjaciele, przybywam do Libanu jako pielgrzym pokoju, jako przyjaciel Boga i jako przyjaciel ludzi. „سَلامي أُعطيكُم ": „Pokój mój wam daję" - mówi Chrystus (J 14, 27). Przybywam dziś nie tylko do waszej ojczyzny, ale także symbolicznie do wszystkich krajów Bliskiego Wschodu, jako pielgrzym pokoju, jako przyjaciel Boga i jako przyjaciel wszystkich mieszkańców wszystkich krajów regionu, niezależnie od ich przynależności narodowej i religijnej. Także do nich Chrystus mówi: „سَلامي أُعطيكُم ". Wasze radości i troski są nieustannie obecne w modlitwie papieża i proszę Boga, aby Wam towarzyszył i wspomagał. Mogę was zapewnić, że modlę się szczególnie za wszystkich cierpiących w tym regionie, a jest ich wielu. Figura św. Marona przypomina mi o tym, co przeżywacie i znosicie.

Panie Prezydencie, wiem, że Pański kraj przygotował dla mnie piękne, gorące przyjęcie, przeznaczone dla brata kochanego i szanowanego. Wiem, że wasz kraj chce być godnym libańskiego „Ahlan wa Sahlan". Tak już jest i będzie od tej pory jeszcze bardziej. Cieszę się, że jestem z wami wszystkimi. (*) Niech Bóg wam wszystkim błogosławi. (لِيُبَارِك الربُّ جميعَكُم ) Dziękuję.

[01141-09.01] [Testo originale: Francese]

Al termine della Cerimonia di benvenuto, il Papa si intrattiene brevemente con i tre Presidenti accompagnati dalle rispettive Consorti. Quindi lascia l’Aeroporto internazionale di Beirut e si trasferisce in auto alla Nunziatura Apostolica di Harissa, dove arriva alle ore 15.15.

[B0510-XX.01]