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VIAGGIO APOSTOLICO DI SUA SANTITÀ BENEDETTO XVI IN FRANCIA IN OCCASIONE DEL 150° ANNIVERSARIO DELLE APPARIZIONI DI LOURDES (12-15 SETTEMBRE 2008) (IV), 12.09.2008


VIAGGIO APOSTOLICO DI SUA SANTITÀ BENEDETTO XVI IN FRANCIA IN OCCASIONE DEL 150° ANNIVERSARIO DELLE APPARIZIONI DI LOURDES (12-15 SETTEMBRE 2008) (IV)

CELEBRAZIONE DEI VESPRI CON I SACERDOTI, I RELIGIOSI, LE RELIGIOSE, I SEMINARISTI E I DIACONI, NELLA CATTEDRALE DI NOTRE DAME A PARIGI 

  OMELIA DEL SANTO PADRE

  TRADUZIONE IN LINGUA ITALIANA

  TRADUZIONE IN LINGUA INGLESE

  TRADUZIONE IN LINGUA SPAGNOLA

  TRADUZIONE IN LINGUA TEDESCA

Concluso l’incontro con il mondo della Cultura al Collège des Bernardins, il Santo Padre Benedetto XVI raggiunge la Cattedrale di Notre Dame di Parigi. Accolto dal Rettore che gli presenta alcuni rappresentanti di altre Chiese e Confessioni cristiane, alle 19.15 il Papa presiede la Celebrazione dei Vespri della Beata Vergine Maria con i sacerdoti, i religiosi, le religiose, i seminaristi e i diaconi riuniti nella Cattedrale.

Dopo l’indirizzo di saluto dell’Arcivescovo di Parigi, Em.mo Card. André Vingt-Trois, il Santo Padre pronuncia l’omelia che riportiamo di seguito:

  OMELIA DEL SANTO PADRE

Chers Frères Cardinaux et Évêques,
Messieurs les Chanoines du Chapitre,
Messieurs les Chapelains de Notre-Dame,
Chers prêtres et diacres,
Chers amis membres des Églises et Communautés ecclésiales non catholiques,
Chers frères et sœurs!

Béni soit Dieu qui nous permet de nous retrouver en un lieu si cher au cœur des Parisiens, mais aussi de tous les Français ! Béni soit Dieu, qui nous donne la grâce de Lui faire l'hommage de notre prière vespérale pour Lui rendre la louange qu'Il mérite avec les paroles que la liturgie de l'Église a héritées de la liturgie synagogale pratiquée par le Christ et par ses premiers disciples ! Oui, béni soit Dieu de venir ainsi à notre aide - in adiutorium nostrum - pour nous aider à faire monter vers Lui l'offrande du sacrifice de nos lèvres !

Nous voici dans l'église-mère du diocèse de Paris, la cathédrale Notre-Dame, qui se dresse au cœur de la cité comme un signe vivant de la présence de Dieu au milieu des hommes. Mon prédécesseur Alexandre III en posa la première pierre, les Papes Pie VII et Jean-Paul II l'honorèrent de leur visite, et je suis heureux de m'inscrire à leur suite, après y être venu voici un quart de siècle pour y prononcer une conférence sur la catéchèse. Il est difficile de ne pas rendre grâce à Celui qui a créé la matière aussi bien que l'esprit, pour la beauté de l'édifice qui nous reçoit. Les chrétiens de Lutèce avaient déjà construit une cathédrale dédiée à saint Étienne, premier martyr, mais, devenue trop exigüe, elle fut remplacée progressivement, entre le XIIe et le XIVe siècle, par celle que nous admirons de nos jours. La foi du Moyen Age a bâti les cathédrales, et vos ancêtres sont venus ici pour louer Dieu, lui confier leurs espérances et lui dire leur amour. De grands événements religieux et civils se sont déroulés dans ce sanctuaire où les architectes, les peintres, les sculpteurs et les musiciens ont donné le meilleur d'eux-mêmes. Qu'il suffise de rappeler, parmi bien d'autres, les noms de l'architecte Jean de Chelles, du peintre Charles Le Brun, du sculpteur Nicolas Coustou et des organistes Louis Vierne et Pierre Cochereau. L'art, chemin vers Dieu, et la prière chorale, louange de l'Église au Créateur, ont aidé Paul Claudel, venu assister aux vêpres du jour de Noël 1886, à trouver le chemin vers une expérience personnelle de Dieu. Il est significatif que Dieu ait illuminé son âme précisément pendant le chant du Magnificat, dans lequel l'Église écoute le cantique de la Vierge Marie, sainte Patronne de ces lieux, qui rappelle au monde que le Tout-Puissant a exalté les humbles (cf. Lc 1, 52). Théâtre de conversions moins connues, mais non moins réelles, chaire où des prédicateurs de l'Évangile, comme les Pères Lacordaire, Monsabré et Samson, ont su transmettre la flamme de leur passion aux auditoires les plus variés, la cathédrale Notre-Dame demeure à juste titre l'un des monuments les plus célèbres du patrimoine de votre pays. Les reliques de la Vraie Croix et de la Couronne d'épines, que je viens de vénérer, comme on le fait depuis saint Louis, y ont trouvé aujourd’hui un écrin digne d'elles, qui constitue l'offrande de l'esprit des hommes à l'Amour créateur.

Témoin de l'échange incessant que Dieu a voulu établir entre les hommes et Lui, la Parole vient de retentir sous les voûtes historiques de cette cathédrale pour être la matière de notre sacrifice du soir, souligné par l'offrande de l'encens qui rend visible notre louange à Dieu. Providentiellement, les paroles du psalmiste décrivent l’émotion de notre âme avec une justesse que nous n'aurions osé imaginer : «Quelle joie quand on m'a dit : nous irons dans la maison du Seigneur ! » (Ps 121, 1). Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi : la joie du psalmiste, enclose dans les paroles mêmes du psaume, se répand dans nos cœurs et y suscite un profond écho. Notre joie est bien d'aller dans la maison du Seigneur, car, les Pères nous l'ont enseigné, cette maison n'est autre que le symbole concret de la Jérusalem d'en haut, celle qui descend vers nous (cf. Ap 21, 2) pour nous offrir la plus belle des demeures. « Si nous y séjournons, écrit saint Hilaire de Poitiers, nous sommes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, car c'est la maison de Dieu » (Traité sur le Psaume 121, 2). Et saint Augustin renchérit : « Ce psaume aspire à la Jérusalem céleste... C'est un cantique des degrés, qui ne sont pas faits pour descendre, mais pour monter… Dans notre exil, nous soupirons, mais nous rencontrons parfois des compagnons qui ont vu la cité sainte et qui nous invitent à y courir » (Enarratio sur le Psaume 121, 2). Chers amis, au cours de ces vêpres, nous rejoignons par la pensée et dans la prière les innombrables voix de ceux et de celles qui ont chanté ce psaume, ici même, avant nous, depuis des siècles et des siècles. Nous rejoignons ces pèlerins qui montaient vers Jérusalem et vers les degrés de son Temple, nous rejoignons les milliers d'hommes et de femmes qui ont compris que leur pèlerinage sur la terre trouverait son terme au ciel, dans la Jérusalem éternelle, et qui ont fait confiance au Christ pour les y mener. Quelle joie, en effet, de nous savoir invisiblement entourés par une telle foule de témoins !

Notre marche vers la cité sainte ne serait pas possible, si elle ne se faisait en Église, germe et préfiguration de la Jérusalem d'en haut. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain » (Ps 126, 1). Qui est ce Seigneur, sinon Notre Seigneur Jésus Christ. C'est Lui qui a fondé son Église, qui l'a bâtie sur le roc, sur la foi de l'Apôtre Pierre. Comme le dit encore saint Augustin, « c'est Jésus Christ, Lui-même, Notre Seigneur qui construit son temple. Beaucoup se fatiguent à bâtir, mais si le Seigneur n’en construit un, c'est en vain que travaillent ceux qui construisent » (Traité sur le Psaume 126, 2). Or, chers amis, Augustin se pose la question de savoir quels sont ces travailleurs ; et il répond lui-même : « Ceux qui prêchent dans l'Église la parole de Dieu, qui administrent les sacrements. Nous courons tous maintenant, nous travaillons tous, nous édifions tous », mais c'est Dieu seul qui, en nous, « édifie, qui avertit, qui ouvre l'intelligence, qui applique notre esprit aux vérités de la foi » (ibid.). Quelle merveille revêt notre action au service de la Parole divine ! Nous sommes les instruments de l'Esprit ; Dieu a l'humilité de passer par nous pour répandre sa Parole. Nous devenons sa voix, après avoir tendu l'oreille vers sa bouche. Nous mettons sa Parole sur nos lèvres pour la donner au monde. L'offrande de notre prière est agréé par Lui et Lui sert pour se communiquer à tous ceux que nous rencontrons. En vérité, comme Paul le dit aux Éphésiens, « Il nous a comblés de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ » (1, 3), puisqu'il nous a choisis pour être ses témoins jusqu'aux extrémités de la terre et qu'il nous a élus dès avant notre conception, par un don mystérieux de sa grâce.

Le Verbe, Sa Parole, qui depuis toujours était auprès de Lui (cf. Jn 1, 1), est né d'une Femme, est né sujet de la Loi, « pour racheter ceux qui étaient sujets de la Loi et pour faire de nous des fils » (Ga 4, 4-5). Dieu a pris chair dans le sein d'une Femme, d’une Vierge. Votre cathédrale est une vivante hymne de pierre et de lumière à la louange de cet acte unique de l'histoire de l'humanité : la Parole éternelle de Dieu entrant dans l'histoire des hommes à la plénitude des temps pour les racheter par l’offrande de lui-même dans le sacrifice de la Croix. Nos liturgies de la terre, tout entières ordonnées à la célébration de cet Acte unique de l'histoire ne parviendront jamais à en exprimer totalement l'infinie densité. La beauté des rites ne sera, certes, jamais assez recherchée, assez soignée, assez travaillée, puisque rien n'est trop beau pour Dieu, qui est la Beauté infinie. Nos liturgies de la terre ne pourront jamais être qu'un pâle reflet de la liturgie céleste, qui se célèbre dans la Jérusalem d'en haut, objet du terme de notre pèlerinage sur la terre. Puissent, pourtant, nos célébrations s'en approcher le plus possible et la faire pressentir !

Dès maintenant, la Parole de Dieu nous est donnée pour être l'âme de notre apostolat, l'âme de notre vie de prêtres. Chaque matin, la Parole nous réveille. Chaque matin, le Seigneur Lui-même nous « ouvre l'oreille » (Is 50, 5) par les psaumes de l'Office des lectures et des Laudes. Tout au long de la journée, la Parole de Dieu devient la matière de la prière de l'Église tout entière, qui veut ainsi témoigner de sa fidélité au Christ. Selon la célèbre formule de saint Jérôme, qui sera reprise au cours de la XIIe Assemblée du Synode des Evêques, au mois d’octobre prochain : « Ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ » (Prologue du commentaire d'Isaïe). Chers frères prêtres, n'ayez pas peur de consacrer beaucoup de temps à la lecture, à la méditation de l'Écriture et à la prière de l'Office Divin ! Presque à votre insu la Parole lue et méditée en Église agit sur vous et vous transforme. Comme manifestation de la Sagesse de Dieu, si elle devient la « compagne » de votre vie, elle sera votre « conseillère pour le bien », votre « réconfort dans les soucis et dans la tristesse » (Sg 8, 9).

« La Parole de Dieu est vivante, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants », comme l'écrit l'auteur de la Lettre aux Hébreux (He 4, 12). À vous, chers séminaristes, qui vous préparez à recevoir le sacrement de l'Ordre, afin de participer à la triple charge d’enseigner, de gouverner et de sanctifier, cette Parole est remise comme un bien précieux. Grâce à elle, que vous méditez quotidiennement, vous entrez dans la vie même du Christ que vous serez appelés à répandre autour de vous. Par sa parole, le Seigneur Jésus a institué le Saint Sacrement de son Corps et de son Sang ; par sa parole, il a guéri les malades, chassé les démons, pardonné les péchés ; par sa parole, il a révélé aux hommes les mystères cachés du Royaume. Vous êtes destinés à devenir dépositaires de cette Parole efficace, qui fait ce qu'elle dit. Entretenez toujours en vous le goût de la Parole de Dieu ! Apprenez, grâce à elle, à aimer tous ceux qui seront placés sur votre route. Personne n'est de trop dans l'Église, personne ! Tout le monde peut et doit y trouver sa place.

Et vous, chers diacres, qui êtes d'efficaces collaborateurs des Évêques et des prêtres, continuez à aimer la Parole de Dieu : vous proclamez l'Évangile au cœur de la célébration eucharistique ; vous le commentez dans la catéchèse pour vos frères et vos sœurs : mettez-le au centre de votre vie, de votre service du prochain, de votre diaconie tout entière. Sans chercher à remplacer les prêtres, mais en les aidant avec amitié et efficacité, soyez de vivants témoins de la puissance infinie de la Parole divine !

À un titre particulier, les religieux, les religieuses et toutes les personnes consacrées vivent de la Sagesse de Dieu, exprimée par sa Parole. La profession des conseils évangéliques vous a configurés, chers consacrés, à Celui qui, pour nous, s'est fait pauvre, obéissant et chaste. Votre seule richesse – la seule, à dire vrai, qui franchira les siècles et le rideau de la mort -, c'est bien la Parole du Seigneur. C’est Lui qui a dit : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront jamais » (Mt 24, 35). Votre obéissance est, étymologiquement, une écoute, puisque le mot « obéir » vient du latin obaudire, qui signifie tendre l'oreille vers quelque chose ou quelqu'un. En obéissant, vous tournez votre âme vers Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie (cf. Jn 14, 6) et qui vous dit, comme Benoît l’enseignait à ses moines : « Écoute, mon fils, les instructions du maître et prête l'oreille de ton cœur » (Prologue de la Règle de saint Benoît). Enfin, vous vous laissez purifier chaque jour par Celui qui nous a dit : « Tout sarment qui donne du fruit, mon Père le nettoie, pour qu'il en donne davantage » (Jn 15, 2). La pureté de la Parole divine est le modèle de votre propre chasteté ; elle en garantit la fécondité spirituelle.

Avec une confiance indéfectible en la puissance de Dieu qui nous a sauvés « en espérance » (cf. Rm 8, 24) et qui veut faire de nous un seul troupeau sous la houlette d'un seul pasteur, le Christ Jésus, je prie pour l'unité de l'Église. Je salue à nouveau avec respect et affection les représentants des Églises chrétiennes et des communautés ecclésiales, venus prier fraternellement les Vêpres avec nous dans cette cathédrale. La puissance de la Parole de Dieu est telle que nous pouvons tous lui être confiés, comme le fit jadis saint Paul, notre intercesseur privilégié en cette année. Prenant congé à Milet des anciens de la ville d'Éphèse, il n'hésitait pas à les confier « à Dieu et à son message de grâce » (Ac 20, 32), tout en les mettant en garde contre toute forme de division. C'est le sens de cette unité de la Parole de Dieu, signe, gage et garante de l'unité de l'Église, que je demande ardemment au Seigneur de faire grandir en nous : pas d’amour dans l'Église sans amour de la Parole, pas d'Église sans unité autour du Christ rédempteur, pas de fruits de la rédemption sans amour de Dieu et du prochain, selon les deux commandements qui résument toute l'Écriture sainte !

Chers frères et sœurs, en Notre Dame, nous avons le plus bel exemple de la fidélité à la Parole divine. Cette fidélité fut telle qu'elle s' accomplit en Incarnation : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole ! » (Lc 1, 38), dit Marie avec une confiance absolue. Notre prière du soir va reprendre le Magnificat de Celle que toutes les générations diront bienheureuse, car elle a cru en l'accomplissement des paroles qui lui avaient été dites de la part du Seigneur (cf. Lc 1, 45) ; elle a espéré contre toute espérance en la résurrection de son Fils ; elle a aimé l'humanité au point de lui être donnée pour Mère (cf. Jn 19, 27). Ainsi, « dans la Parole de Dieu, Marie est vraiment chez elle, elle en sort et elle y rentre avec un grand naturel. Elle parle et pense au moyen de la Parole de Dieu ; la Parole de Dieu devient sa parole, et sa parole naît de la Parole de Dieu » (Deus caritas est, n. 41). Nous pouvons lui dire avec sérénité : « Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère, enseigne-nous à croire, à espérer et à aimer avec toi. Indique-nous le chemin vers son règne ! » (Spe salvi, n. 50). Amen.

[01412-03.02] [Texte original: Français]

  TRADUZIONE IN LINGUA ITALIANA

Cari Fratelli Cardinali e Vescovi,
Signori Canonici del Capitolo,
Signori Cappellani di Notre-Dame,
cari sacerdoti e diaconi,
cari amici delle Chiese e delle Comunità ecclesiali non cattoliche,
cari fratelli e sorelle,

Sia benedetto Dio che ci permette di ritrovarci in un luogo così caro al cuore dei Parigini, ma anche di tutti i Francesi! Benedetto sia Dio, che ci dà la grazia di offrirGli l’omaggio della nostra preghiera vespertina, per elevarGli la lode che Egli merita con le parole che la liturgia della Chiesa ha ereditato dalla liturgia sinagogale, praticata da Cristo e dai suoi primi discepoli! Sì, sia benedetto Dio che viene in nostro aiuto – in adiutorium nostrum – per aiutarci a far salire verso di Lui l’offerta del sacrificio delle nostre labbra!

Eccoci nella chiesa-madre della diocesi di Parigi, la cattedrale di Notre-Dame, che s’innalza nel cuore della città come segno vivo della presenza di Dio in mezzo agli uomini. Il mio Predecessore Alessandro III ne pose la prima pietra, i Papi Pio VII e Giovanni Paolo II l’onorarono della loro visita, ed io stesso sono lieto di mettermi al loro seguito, dopo esservi venuto un quarto di secolo fa per pronunciarvi una conferenza sulla catechesi. È difficile non rendere grazie a Colui che ha creato la materia come anche lo spirito, per la bellezza dell’edificio che ci riunisce. I cristiani di Lutezia avevano già costruito una cattedrale dedicata a santo Stefano, primo martire, ma essa divenne poi troppo piccola e fu progressivamente sostituita, tra il XII e il XIV secolo, con quella che ammiriamo ai nostri giorni. La fede del Medio Evo ha edificato le cattedrali, e i vostri antenati sono venuti qui per lodare Dio, affidarGli le proprie speranze e dirGli il loro amore. Grandi eventi religiosi e civili si sono svolti in questo santuario, dove gli architetti, i pittori, gli scultori e i musicisti hanno dato il meglio di se stessi. Basti ricordare, fra molti altri, i nomi dell’architetto Jean de Chelles, del pittore Charles Le Brun, dello scultore Nicolas Coustou e degli organisti Louis Vierne e Pierre Cochereau. L’arte, cammino verso Dio, e la preghiera corale, lode della Chiesa al Creatore, hanno aiutato Paul Claudel, qui giunto per assistere ai Vespri del giorno di Natale 1886, a trovare il cammino verso un’esperienza personale di Dio. È significativo che Dio abbia illuminato la sua anima precisamente durante il canto del Magnificat, nel quale la Chiesa ascolta il canto della Vergine Maria, santa Patrona di questi luoghi, che ricorda al mondo che l’Onnipotente ha esaltato gli umili (cfr Lc 1,52). Teatro di conversioni meno conosciute, ma tuttavia non meno reali, pulpito dove predicatori del Vangelo, come i Padri Lacordaire, Monsabré e Samson, hanno saputo trasmettere la fiamma della propria passione alle più svariate assemblee di ascoltatori, la Cattedrale di Notre-Dame resta a giusto titolo uno dei monumenti più celebri del patrimonio del vostro Paese. Le reliquie della Vera Croce e della Corona di spine, che ho appena venerato come è consuetudine da san Luigi in poi, vi hanno oggi trovato un degno scrigno, che costituisce l’offerta dello spirito degli uomini all’Amore creatore.

Sotto le volte di questa storica Cattedrale, testimone dell’incessante scambio che Dio ha voluto stabilire fra gli uomini e se stesso, la Parola è appena risuonata per essere la materia del nostro sacrificio della sera, sottolineato dall’offerta dell’incenso che rende visibile la nostra lode a Dio. Provvidenzialmente, le parole del Salmista descrivono l’emozione della nostra anima con una precisione che non avremmo osato immaginare: "Quale gioia, quando mi dissero: ‘Andremo alla casa del Signore!’" (Sal 121, 1). Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi: la gioia del Salmista, racchiusa nelle parole stesse del Salmo, si diffonde nei nostri cuori e vi suscita un’eco profonda. La nostra gioia è di recarci alla casa del Signore perché, come ci hanno insegnato i Padri, questa casa non è altro che il simbolo concreto della Gerusalemme dall’alto, quella che discende verso di noi (cfr Ap 21,2) per offrirci la più bella delle dimore. "Se vi soggiorniamo – scrive sant’Ilario di Poitier – siamo concittadini dei santi e membri della famiglia di Dio, poiché è la casa di Dio" (Tract. in Psal. 121,2). E sant’Agostino rincara: "Questo Salmo aspira alla Gerusalemme celeste… È un cantico dei gradini, che non sono fatti per gente che discende, ma che sale… Nel nostro esilio sospiriamo,nella patria godremo; ma intanto durante l’esilio incontriamo dei compagni che hanno già visto la città santa e ci invitano a correre verso di essa" (Enarr. in Psal. 121, 2). Cari amici, durante questi Vespri noi ci uniamo col pensiero e nella preghiera alle innumerevoli voci di quanti, uomini e donne, hanno cantato questo Salmo proprio qui, prima di noi, nel corso di secoli e secoli. Ci uniamo a questi pellegrini che salivano verso la Gerusalemme e i gradini del suo Tempio, ci uniamo alle migliaia di uomini e donne che hanno capito che il loro pellegrinaggio sulla terra avrebbe trovato il suo traguardo nel cielo, nella Gerusalemme eterna, e che si sono fidati di Cristo per riuscire ad arrivarvi. Quale gioia, in realtà, il saperci attorniati in maniera invisibile da una tale folla di testimoni!

Il nostro cammino verso la Città santa non sarebbe possibile, se non lo si facesse nella Chiesa, germe e prefigurazione della Gerusalemme dall’alto. "Se il Signore non costruisce la casa, invano vi faticano i costruttori" (Sal 126,1). Chi altri è questo Signore, se non il Signore nostro Gesù Cristo? È Lui che ha fondato la Chiesa, che l’ha costruita sulla roccia, sulla fede dell’apostolo Pietro. Come dice ancora sant’Agostino, "è Gesù Cristo stesso, Signore nostro, ad edificare la sua casa. Molti si affaticano a costruire, ma se non interviene Lui a costruire, invano faticano i costruttori" (Enarr. in Psal. 126,2). Ora, cari amici, Agostino si pone la domanda su quali siano questi lavoratori; e lui stesso si dà la risposta: "Coloro che nella Chiesa predicano la Parola di Dio, tutti i ministri dei divini Sacramenti. Tutti corriamo, tutti lavoriamo, tutti edifichiamo"; ma è Dio soltanto che, in noi, "edifica, che esorta e incute timore, che apre l’intelletto e volge alla fede il vostro sentire"(ibid.). Quale meraviglia riveste la nostra azione al servizio della Parola divina! Siamo gli strumenti dello Spirito; Dio ha l’umiltà di passare attraverso di noi per diffondere la sua Parola. Diveniamo la sua voce, dopo aver teso l’orecchio verso la sua bocca. Poniamo la sua Parola sulle nostre labbra per darla al mondo. L’offerta della nostra preghiera è da Lui gradita e serve a Lui per comunicarsi a quanti incontriamo. In verità, come dice Paolo agli Efesini: "Ci ha benedetti con ogni benedizione spirituale nei cieli in Cristo" (1,3), poiché ci ha scelti per essere suoi testimoni fino all’estremità della terra e ci ha eletti prima ancora del nostro concepimento attraverso un dono misterioso della sua grazia.

La sua Parola, il Verbo, che da sempre era presso di Lui (cfr Gv 1,1), è nato da una Donna, è nato sotto alla Legge, "per riscattare coloro che erano sotto la legge, perché ricevessimo l’adozione a figli" (Gal 4,4-5). Il Figlio di Dio ha preso carne nel seno di una Donna, di una Vergine. La vostra cattedrale è un inno vivente di pietra e di luce a lode di questo atto unico della storia dell’umanità: la Parola eterna di Dio che entra nella storia degli uomini nella pienezza dei tempi per riscattarli mediante l’offerta di se stesso nel sacrificio della Croce. Le nostre liturgie della terra, interamente volte a celebrare questo atto unico della storia, non giungeranno mai ad esprimerne totalmente l’infinita densità. La bellezza dei riti non sarà certamente mai abbastanza ricercata, abbastanza curata, abbastanza elaborata, poiché nulla è troppo bello per Dio, che è la Bellezza infinita. Le nostre liturgie terrene non potranno essere che un pallido riflesso della liturgia, che si celebra nella Gerusalemme del cielo, punto d’arrivo del nostro pellegrinaggio sulla terra. Possano tuttavia le nostre celebrazioni avvicinarsi ad essa il più possibile e farla pregustare!

Sin d’ora, la Parola di Dio ci è donata per essere l’anima del nostro apostolato, l’anima della nostra vita di sacerdoti. Ogni mattina la Parola ci risveglia. Ogni mattina il Signore stesso ci "apre l’orecchio" (Is 50,5) con i salmi dell’Ufficio delle letture e delle Lodi. Lungo l’intero arco della giornata, la Parola di Dio diviene materia della preghiera di tutta la Chiesa, la quale vuol così testimoniare la propria fedeltà a Cristo. Secondo la celebre formula di san Girolamo, che sarà ripresa nel corso della XII Assemblea del Sinodo dei Vescovi nel prossimo mese di ottobre: "Ignorare le Scritture è ignorare Cristo" (Prologo del Commento a Isaia). Cari fratelli sacerdoti, non abbiate paura di consacrare una parte considerevole del vostro tempo alla lettura, alla meditazione della Scrittura e alla preghiera dell’Ufficio Divino! Quasi a vostra insaputa la Parola letta e meditata nella Chiesa agisce in voi e vi trasforma. Come manifestazione della Sapienza di Dio, se essa diviene la "compagna" della vostra vita, essa sarà vostra "consigliera di buone azioni", vostro "conforto nelle preoccupazioni e nel dolore" (Sap 8,9).

"La Parola di Dio è viva, efficace e più tagliente di ogni spada a doppio taglio", come scrive l’autore della Lettera agli Ebrei (4,12). A voi, cari seminaristi, che vi preparate a ricevere il sacramento dell’Ordine, al fine di partecipare al triplice compito di insegnare, reggere e santificare, questa Parola viene consegnata come un bene prezioso. Grazie ad essa, che voi meditate quotidianamente, entrate nella vita stessa di Cristo che sarete chiamati a diffondere attorno a voi. Attraverso la sua parola, il Signore Gesù ha istituito il santo Sacramento del suo Corpo e del suo Sangue; con la sua parola, ha guarito i malati, cacciato i demoni, perdonato i peccati; mediante la sua parola ha rivelato agli uomini i misteri nascosti del Regno. Voi siete destinati a diventare depositari di questa Parola efficace, che compie ciò che dice. Trattenete sempre in voi il gusto della Parola di Dio! Imparate, grazie ad essa, ad amare tutti coloro che si troveranno lungo la vostra strada. Nessuno è di troppo nella Chiesa, nessuno! Tutti possono e devono trovarvi il proprio posto.

E voi, cari diaconi, che siete collaboratori efficaci dei Vescovi e dei sacerdoti, continuate ad amare la Parola di Dio: voi proclamate il Vangelo nel cuore della celebrazione eucaristica; lo commentate nella catechesi rivolte ai vostri fratelli e alle vostre sorelle: ponetelo al centro della vostra vita, del servizio al prossimo, della vostra intera diaconia. Senza cercare di prendere il posto dei sacerdoti, ma aiutandoli con amicizia ed efficienza, sappiate essere testimoni vivi della infinita potenza della Parola divina!

A titolo particolare, i religiosi, le religiose e tutte le persone consacrate vivono della Sapienza di Dio, espressa mediante la sua Parola. La professione dei consigli evangelici vi ha configurato, cari consacrati, a Colui che, per noi, si è fatto povero, obbediente e casto. La vostra unica ricchezza – la sola, a dire il vero, che supererà i secoli e il velo della morte – è proprio la Parola del Signore. Lui stesso ha detto: "Il cielo e la terra passeranno, ma le mie parole non passeranno" (Mt 24,35). La vostra obbedienza è, etimologicamente, un ascolto, dato che la parola "obbedire" viene dal latino ob-audire, che significa tendere l’orecchio verso qualcosa o qualcuno. Obbedendo, voi volgete l’anima verso Colui che è la Via, la Verità e la Vita (cfr Gv 14,6) e che vi dice, come Benedetto insegnava ai suoi monaci: "Ascolta, figlio, le istruzioni del maestro e presta l’orecchio del tuo cuore" (Prologo della Regola). Infine, lasciatevi purificare ogni giorno da Colui che ci ha detto: "Ogni tralcio che porta frutto, [il Padre] lo pota perché porti più frutto" (Gv 15,2). La purezza della Parola di Dio è il modello della vostra stessa castità; ne garantisce la fecondità spirituale.

Con fiducia indefettibile nella potenza di Dio che ci ha redenti "nella speranza" (cfr Rm 8,24) e che vuol fare di noi un solo gregge sotto la guida di un solo pastore, Cristo Gesù, prego per l’unità della Chiesa. Saluto nuovamente con rispetto ed affetto i rappresentanti delle Chiese cristiane e delle Comunità ecclesiali, venuti a pregare fraternamente i Vespri con noi in questa cattedrale. La potenza della Parola di Dio è tale che possiamo tutti essere affidati ad essa, come a suo tempo fece san Paolo, nostro intercessore privilegiato in quest’anno. Prendendo congedo a Mileto dagli anziani della città di Efeso, non esitava ad affidarli "a Dio ed al suo messaggio di grazia" (At 20,32), mettendoli in guardia contro ogni forma di divisione. È il senso di questa unità della Parola di Dio, segno, pegno e garanzia dell’unità della Chiesa, che chiedo ardentemente al Signore di far crescere in noi: non vi è amore nella Chiesa senza amore alla Parola, non vi è Chiesa senza unità attorno a Cristo Redentore, non vi sono frutti di redenzione senza amore a Dio e al prossimo, secondo i due comandamenti che riassumono tutta la Sacra Scrittura!

Cari fratelli e sorelle, in Maria Santissima noi abbiamo il più bell’esempio di fedeltà alla Parola divina. Questa fedeltà fu tale da compiersi in Incarnazione: "Ecco la serva del Signore; avvenga in me secondo la tua parola!" (Lc 1,38), disse Ella con fiducia assoluta. La nostra preghiera della sera riprende il Magnificat di Colei che tutte le generazioni diranno beata, poiché ha creduto nel compimento delle parole che le erano state dette da parte del Signore (cfr Lc 1,45); ella ha sperato contro ogni speranza nella risurrezione del Figlio suo; ha amato l’umanità al punto di essere data ad essa quale Madre (cfr Gv 19,27). Maria "nella Parola di Dio è veramente a casa sua, ne esce e vi rientra con naturalezza. Ella parla e pensa con la Parola di Dio; la Parola di Dio diventa parola sua, e la sua parola nasce dalla Parola di Dio" (Enc. Deus caritas est, 41). Possiamo dirle con serenità: "Santa Maria, Madre di Dio, Madre nostra, insegnaci a credere, sperare ed amare con te. Indicaci la via verso il suo regno!" (Enc. Spe salvi, 50). Amen.

[01412-01.01] [Testo originale: Francese]

  TRADUZIONE IN LINGUA INGLESE

Dear Brother Cardinals and Bishops,
Reverend Canons of the Cathedral Chapter,
Reverend Chaplains of Notre-Dame,
Dear Priests and Deacons,
Dear Friends from Non-Catholic Churches and Ecclesial Communities,
Dear Brothers and Sisters!

Blessed be God who has brought us together in a place so dear to the heart of every Parisian and all the people of France! Blessed be God, who grants us the grace of offering him our evening prayer and giving him due praise in the very words which the Church’s liturgy inherited from the synagogue worship practised by Christ and his first disciples! Yes, blessed be God for coming to our assistance – in adiutorium nostrum – and helping us to offer him our sacrifice of praise!

We are gathered in the Mother Church of the Diocese of Paris, Notre-Dame Cathedral, which rises in the heart of the city as a living sign of God’s presence in our midst. My predecessor, Pope Alexander III, laid its first stone, and Popes Pius VII and John Paul II honoured it by their presence. I am happy to follow in their footsteps, a quarter of a century after coming here to offer a conference on catechesis. It is hard not to give thanks to the Creator of both matter and spirit for the beauty of this edifice. The Christians of Lutetia had originally built a cathedral dedicated to Saint Stephen, the first martyr; as time went on it became too small, and was gradually replaced, between the twelfth and fourteenth centuries, by the great building we admire today. The faith of the Middle Ages built the cathedrals, and here your ancestors came to praise God, to entrust to him their hopes and to express their love for him. Great religious and civil events took place in this shrine, where architects, painters, sculptors and musicians have given the best of themselves. We need but recall, among so many others, the architect Jean de Chelles, the painter Charles Le Brun, the sculptor Nicolas Coustou and the organists Louis Vierne and Pierre Cochereau. Art, as a pathway to God, and choral prayer, the Church’s praise of the Creator, helped Paul Claudel, who attended Vespers here on Christmas Day 1886, to find the way to a personal experience of God. It is significant that God filled his soul with light during the chanting of the Magnificat, in which the Church listens to the song of the Virgin Mary, the Patroness of this church, who reminds the world that the Almighty has lifted up the lowly (cf. Lk 1:52). As the scene of other conversions, less celebrated but no less real, and as the pulpit from which preachers of the Gospel like Fathers Lacordaire, Monsabré and Samson transmitted the flame of their passion to the most varied congregations, Notre-Dame Cathedral rightly remains one of the most celebrated monuments of your country’s heritage. Following a tradition dating back to the time of Saint Louis, I have just venerated the relics of the True Cross and the Crown of Thorns, which have now found a worthy home here, a true offering of the human spirit to the power of creative Love.

Beneath the vaults of this historic Cathedral, which witnesses to the ceaseless dialogue that God wishes to establish with all men and women, his word has just now echoed to become the substance of our evening sacrifice, as expressed in the offering of incense, which makes visible our praise of God. Providentially, the words of the Psalmist describe the emotion filling our souls with an exactness we could hardly have dared to imagine: "I was glad when they said to me, ‘Let us go to the house of the Lord!’" (Ps 121:1). Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi: the Psalmist’s joy, brimming over in the very words of the Psalm, penetrates our hearts and resonates deeply within them. We truly rejoice to enter the house of the Lord, since, as the Fathers of the Church have taught us, this house is nothing other than a concrete symbol of Jerusalem on high, which comes down to us (cf. Rev 21:2) to offer us the most beautiful of dwelling-places. "If we dwell therein", writes Saint Hilary of Poitiers, "we are fellow citizens of the saints and members of the household of God, for it is the house of God" (Tract. in Ps. 121:2). And Saint Augustine adds: "This is a psalm of longing for the heavenly Jerusalem … It is a Song of Steps, not for going down but for going up … On our pilgrimage we sigh, in our homeland we will rejoice; but during this exile, we meet companions who have already seen the holy city and urge us to run towards it" (En. in Ps. 121:2). Dear friends, during Vespers this evening, we are united in thought and prayer with the voices of the countless men and women who have chanted this psalm in this very place down the centuries. We are united with the pilgrims who went up to Jerusalem and to the steps of its Temple, and with the thousands of men and women who understood that their earthly pilgrimage was to end in heaven, in the eternal Jerusalem, trusting Christ to guide them there. What joy indeed, to know that we are invisibly surrounded by so great a crowd of witnesses!

Our pilgrimage to the holy city would not be possible if it were not made in the Church, the seed and the prefiguration of the heavenly Jerusalem. "Unless the Lord builds the house, those who build it labour in vain" (Ps 126:1). Who is this Lord, if not our Lord Jesus Christ? It is he who founded his Church and built it on rock, on the faith of the Apostle Peter. In the words of Saint Augustine, "It is Jesus Christ our Lord who himself builds his temple. Many indeed labour to build, yet unless the Lord intervenes to build, in vain do the builders labour" (Tract. in Ps. 126:2). Dear friends, Augustine goes on to ask how we can know who these builders are, and his answer is this: "All those who preach God’s word in the Church, all who are ministers of God’s divine Sacraments. All of us run, all of us work, all of us build", yet it is God alone who, within us, "builds, exhorts, and inspires awe; who opens our understanding and guides our minds to faith" (ibid.). What marvels surround our work in the service of God’s word! We are instruments of the Holy Spirit; God is so humble that he uses us to spread his word. We become his voice, once we have listened carefully to the word coming from his mouth. We place his word on our lips in order to bring it to the world. He accepts the offering of our prayer and through it he communicates himself to everyone we meet. Truly, as Paul tells the Ephesians, "he has blessed us in Christ with every spiritual blessing" (1:3), for he has chosen us to be his witnesses to the ends of the earth, and he made us his elect, even before we came into existence, by a mysterious gift of his grace.

God’s Word, the Eternal Word, who was with him from the beginning (cf. Jn 1:1), was born of a woman, born a subject of the law, in order to redeem the subjects of the law, "to redeem those who were under the law, so that we might receive adoption as sons" (cf. Gal 4:4-5). The Son of God took flesh in the womb of a woman, a virgin. Your cathedral is a living hymn of stone and light in praise of that act, unique in the annals of human history: the eternal Word of God entering our history in the fulness of time to redeem us by his self-offering in the sacrifice of the Cross. Our earthly liturgies, entirely ordered to the celebration of this unique act within history, will never fully express its infinite meaning. Certainly, the beauty of our celebrations can never be sufficiently cultivated, fostered and refined, for nothing can be too beautiful for God, who is himself infinite Beauty. Yet our earthly liturgies will never be more than a pale reflection of the liturgy celebrated in the Jerusalem on high, the goal of our pilgrimage on earth. May our own celebrations nonetheless resemble that liturgy as closely as possible and grant us a foretaste of it!

Even now the word of God is given to us as the soul of our apostolate, the soul of our priestly life. Each morning the word awakens us. Each morning the Lord himself "opens our ear" (cf. Is 50:5) through the psalms in the Office of Readings and Morning Prayer. Throughout the day, the word of God becomes the substance of the prayer of the whole Church, as she bears witness in this way to her fidelity to Christ. In the celebrated phrase of Saint Jerome, to be taken up in the XII Assembly of the Synod of Bishops next month: "Ignorance of the Scriptures is ignorance of Christ" (Prol. in Is.). Dear brother priests, do not be afraid to spend much time reading and meditating on the Scriptures and praying the Divine Office! Almost without your knowing it, God’s word, read and pondered in the Church, acts upon you and transforms you. As the manifestation of divine Wisdom, if that word becomes your life "companion", it will be your "good counsellor" and an "encouragement in cares and grief" (Wis 8:9).

"The word of God is living and active, sharper than any two-edged sword", as the author of the Letter to the Hebrews tells us (4:12). Dear seminarians, who are preparing to receive the sacrament of Holy Orders and thus to share in the threefold office of teaching, governing and sanctifying, this word is given to you as a precious treasure. By meditating on it daily, you will enter into the very life of Christ which you will be called to radiate all around you. By his word, the Lord Jesus instituted the Holy Sacrament of his Body and Blood; by his word, he healed the sick, cast out demons and forgave sins; by his word, he revealed to us the hidden mysteries of his Kingdom. You are called to become stewards of this word which accomplishes what it communicates. Always cultivate a thirst for the word of God! Thus you will learn to love everyone you meet along life’s journey. In the Church everyone has a place, everyone! Every person can and must find a place in her.

And you, dear deacons, effective co-workers of the Bishops and priests, continue to love the word of God! You proclaim the Gospel at the heart of the Eucharistic celebration, and you expound it in the catechesis you offer to your brothers and sisters. Make the Gospel the centre of your lives, of your service to your neighbours, of your entire diakonia. Without seeking to take the place of priests, but assisting them with your friendship and your activity, may you be living witnesses to the infinite power of God’s word!

In a particular way, men and women religious and all consecrated persons draw life from the Wisdom of God expressed in his word. The profession of the evangelical counsels has configured you, dear consecrated persons, to Christ, who for our sakes became poor, obedient and chaste. Your only treasure – which, to tell the truth, will alone survive the passage of time and the curtain of death – is the word of the Lord. It is he who said: "Heaven and earth will pass away; my words will not pass away" (Mt 24:35). Your obedience is, etymologically, a "hearing", for the word obey comes from the Latin obaudire, meaning to turn one’s ear to someone or something. In obeying, you turn your soul towards the one who is the Way, and the Truth and the Life (cf. Jn 14:6), and who says to you, as Saint Benedict taught his monks: "Hear, my child, the teaching of the Master, and hearken to it with all your heart" (Prologue to the Rule of Saint Benedict). Finally, let yourselves be purified daily by him who said: "Every branch that bears fruit my Father prunes, to make it bear more fruit" (Jn 15:2). The purity of God’s word is the model for your own chastity, ensuring its spiritual fruitfulness.

With unfailing confidence in the power of God, who has saved us "in hope" (cf. Rom 8:24) and who wishes to make of us one flock under the guidance of one shepherd, Christ Jesus, I pray for the unity of the Church. I greet once again with respect and affection the representatives of the Christian Churches and ecclesial communities who, as our brothers and sisters, have come to pray Vespers together with us in this cathedral. So great is the power of God’s word that we can all be entrusted to it, remembering what Saint Paul once did, our privileged intercessor during this year. As Paul took leave of the presbyters of Ephesus at Miletus, he did not hesitate to entrust them "to God and to the word of his grace" (Acts 20:32), while warning them against every form of division. I implore the Lord to increase within us the sense of this unity of the word of God, which is the sign, pledge and guarantee of the unity of the Church: there is no love in the Church without love of the word, no Church without unity around Christ the Redeemer, no fruits of redemption without love of God and neighbour, according to the two commandments which sum up all of Sacred Scripture!

Dear brothers and sisters, in Our Lady we have the finest example of fidelity to God’s word. Her great fidelity found fulfilment in the Incarnation; with absolute confidence, Mary can say: "Behold the handmaid of the Lord; let it be done to me according to your word!" (Lk 1:38). Our evening prayer is about to take up the Magnificat, the song of her whom all generations will call blessed. Mary believed in the fulfilment of the words the Lord had spoken to her (cf. Lk 1:45); she hoped against all hope in the resurrection of her Son; and so great was her love for humanity that she was given to us as our Mother (cf. Jn 19:27). Thus we see that "Mary is completely at home with the word of God; with ease she moves in and out of it. She speaks and thinks with the word of God; the word of God becomes her word, and her word issues from the word of God" (Deus Caritas Est, 41). To her, then, we can say with confidence: "Holy Mary, Mother of God, our Mother, teach us to believe, to hope, to love with you. Show us the way to his Kingdom!" (Spe Salvi, 50). Amen.

[01412-02.01] [Original text: French]

  TRADUZIONE IN LINGUA SPAGNOLA

Queridos Hermanos Cardenales y Obispos,
Señores Canónigos del Cabildo Catedral,
Señores Capellanes de Notre-Dame,
Queridos Sacerdotes y Diáconos,
Queridos amigos miembros de las Iglesias y comunidades eclesiales no católicas,
Queridos hermanos y hermanas

Bendito sea Dios que nos permite encontrarnos en un lugar tan entrañable para los parisinos, pero también para todos los franceses. Bendito sea Dios, que nos da la gracia de ofrecerle nuestra oración vespertina para alabarlo como se merece con las palabras que la liturgia de la Iglesia ha heredado de la liturgia sinagogal celebrada por Cristo y sus primeros discípulos. Sí, bendito sea Dios por venir en nuestro auxilio –in adiutorium nostrum- y ayudarnos a realizar la ofrenda del sacrificio de nuestros labios.

Estamos en la Iglesia Madre de la Diócesis de París, la catedral de Notre-Dame, que se yergue en el corazón de la cité como un signo vivo de la presencia de Dios en medio de los hombres. Mi Predecesor Alejandro III puso la primera piedra, los Papas Pío VII y Juan Pablo II la honraron con su visita, y estoy feliz de seguir sus huellas, después de haber estado aquí hace un cuarto de siglo para dictar una conferencia sobre catequesis. Es difícil no dar gracias a Aquel que ha creado tanto la materia como el espíritu, por la belleza del edificio que nos acoge. Los cristianos de Lutecia ya habían construido una catedral dedicada a san Esteban, protomártir, pero, al quedar demasiado pequeña, paulatinamente fue reemplazada, entre los siglos XII al XIV, por la que admiramos actualmente. La fe de la Edad Media edificó catedrales, y vuestros antepasados vinieron aquí para alabar a Dios, encomendarle sus esperanzas y profesarle su amor. Grandes acontecimientos religiosos y civiles se desarrollaron en este santuario, en el que los arquitectos, los pintores, los escultores y los músicos aportaron lo mejor de sí mismos. Baste recordar, entre otros, los nombres del arquitecto Jean de Chelles, del pintor Charles Le Brun, del escultor Nicolas Coustou y de los organistas Louis Vierne y Pierre Cochereau. El arte, camino hacia Dios, y la oración coral, alabanza de la Iglesia al Creador, ayudaron a Paul Claudel, que asistía a las Vísperas del día de Navidad de 1886, a encontrar el camino hacia una experiencia personal de Dios. Es significativo que Dios haya iluminado su alma precisamente durante el canto del Magnificat, en el que la Iglesia escucha el canto de la Virgen María, Patrona de estas tierras, que recuerda al mundo que el Todopoderoso ha enaltecido a los humildes (cf. Lc 1,52). Teatro de conversiones menos conocidas, pero no menos reales, cátedra donde predicadores del Evangelio, como los Padres Lacordaire, Monsabré y Samson, supieron transmitir la llama de su pasión a los auditorios más variados, la catedral de Notre-Dame permanece con razón como uno de los monumentos más célebres del patrimonio de vuestro país. Las reliquias del Lignum Crucis y de la corona de espinas, que acabo de venerar, como es costumbre desde San Luis, han encontrado hoy un cofre digno de ellas, que constituye la ofrenda del espíritu humano al Amor creador.

Bajo las bóvedas de esta histórica catedral, testigo de la constante comunicación que Dios ha querido entablar entre los hombres y Él, la Palabra acaba de resonar bajo estas bóvedas para ser la materia de nuestro sacrificio vespertino, evidenciado por la ofrenda del incienso que hace visible la alabanza a Dios. Providencialmente, las palabras del salmista describen la emoción de nuestra alma con una precisión que no nos habríamos atrevido a imaginar: "¡Qué alegría cuando me dijeron: ‘Vamos a la casa del Señor’!" (Sal 121,1). Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi: el gozo del salmista, contenido en estas palabras del salmo, se expande en nuestros corazones y suscita en ellos un eco profundo. Alegría en ir a la casa del Señor, porque, los Padres nos lo han enseñado, esta casa no es más que el símbolo concreto de la Jerusalén de arriba, la que desciende hacia nosotros (cf. Ap 21,2) para ofrecernos la más bella de las moradas. "Si moramos en ella –escribe san Hilario de Poitiers-, somos conciudadanos de los santos y miembros de la familia de Dios, porque es la casa de Dios" (Tratado sobre los salmos, 121,2). Y San Agustín reafirma: "Este salmo aspira a la Jerusalén celeste. Es uno de los cánticos graduales, que no se compusieron para bajar, sino para subir. En nuestro exilio, suspiramos, en la patria gozaremos; pero a veces, durante nuestro exilio, nos encontramos con compañeros que han visto la ciudad santa y que nos invitan a correr hacia ella" (Comentario sobre los salmos, 121, 2). Queridos amigos, durante estas vísperas, nos unimos con el pensamiento y la oración a las innumerables voces de los que han cantado este salmo, aquí mismo, antes que nosotros, desde hace siglos y siglos. Nos unimos a los peregrinos que subían a Jerusalén y las gradas de su templo, nos unimos a los millares de hombres y mujeres que comprendieron que su peregrinación en la tierra encuentra su meta en el cielo, en la Jerusalén eterna, y que confiaron en Cristo como guía. ¡Qué gozo, pues, saber que estamos rodeados por tan gran muchedumbre de testigos!

Nuestra peregrinación hacia la ciudad santa no sería posible, si no se hiciera como Iglesia, semilla y prefiguración de la Jerusalén de arriba. "Si el Señor no construye la casa, en vano se cansan los albañiles" (Sal 126,1). Quién es este Señor sino Nuestro Señor Jesucristo. Fue Él quien fundó la Iglesia, quien la ha edificado sobre la roca, sobre la fe del Apóstol Pedro. Como dice también san Agustín: "Es el Señor Jesucristo quien construye su propia casa. Muchos son los que trabajan en la construcción, pero, si Él no construye, en vano se cansan los albañiles" (Comentarios sobre los salmos, 126,2). Ahora bien, queridos amigos, Agustín se plantea la cuestión de saber quiénes son los albañiles, y él mismo responde: "Todos los que predican la palabra de Dios en la Iglesia, los dispensadores de los misterios de Dios. Todos nos esforzamos, todos trabajamos, todos construimos ahora"; pero es sólo Dios quien, en nosotros, "edifica, quien exhorta, quien amonesta, quien abre el entendimiento, quien os conduce a las verdades de la fe" (Ibid.). ¡Qué maravilla reviste nuestra actividad al servicio de la divina Palabra! Somos instrumentos del Espíritu; Dios tiene la humildad de pasar a través de nosotros para sembrar su Palabra. Llegamos a ser su voz después de haber vuelto el oído a su boca. Ponemos su Palabra en nuestros labios para ofrecerla al mundo. La ofrenda de nuestra plegaria le es agradable y le sirve para comunicarse con todos los que nos encontramos. En verdad, como dice Pablo a los Efesios: "Él nos ha bendecido en la persona de Cristo con toda clase de bienes espirituales" (1,3), ya que nos ha escogido para ser sus testigos hasta los confines de la tierra y nos ha elegido antes de nuestra concepción, por un don misterioso de su gracia.

Su Palabra, el Verbo, que desde siempre esta junto a Él (cf. Jn 1,1), nació de una mujer, nacido bajo la Ley, "para rescatar a los que estaban bajo la Ley, para que recibiéramos el ser hijos por adopción (Ga 4,4-5). El Hijo de Dios se encarnó en el seno de una Mujer, de una Virgen. Vuestra catedral es un himno vivo de piedra y de luz para alabanza de este acto único de la historia humana: la Palabra eterna de Dios entrando en la historia de los hombres en la plenitud de los tiempos para rescatarlos por la ofrenda de sí mismo en el sacrificio de la Cruz. Las liturgias de la tierra, ordenadas todas ellas a la celebración de un Acto único de la historia, no alcanzarán jamás a expresar totalmente su infinita densidad. En efecto, la belleza de los ritos nunca será lo suficientemente esmerada, lo suficientemente cuidada, elaborada, porque nada es demasiado bello para Dios, que es la Hermosura infinita. Nuestras liturgias de la tierra no podrán ser más que un pálido reflejo de la liturgia, que se celebra en la Jerusalén de arriba, meta de nuestra peregrinación en la tierra. Que nuestras celebraciones, sin embargo, se le parezcan lo más posible y la hagan presentir.

Desde ahora, la Palabra de Dios nos ha sido dada para ser el alma de nuestro apostolado, el alma de nuestra vida de sacerdotes. Cada mañana, la Palabra nos despierta. Cada mañana, el Señor mismo nos "espabila el oído" (Is 50,5) para los salmos del Oficio de Lecturas y Laudes. A lo largo de la jornada, la Palabra de Dios se convierte en la materia de la oración de toda la Iglesia, que desea así dar testimonio de su fidelidad a Cristo. Según la célebre fórmula de san Jerónimo, que será retomada por la XII Asamblea del Sínodo de los Obispos, en el próximo mes de octubre: "Ignorar las Escrituras es ignorar a Cristo" (Prólogo del comentario a Isaías). Queridos hermanos sacerdotes, no tengáis miedo de dedicar mucho tiempo a la lectura, a la meditación de la Escritura y al rezo del Oficio divino. Casi sin saberlo, la Palabra leída y meditada en la Iglesia actúa sobre vosotros y os transforma. Como manifestación de la Sabiduría de Dios, si se transforma en la "compañera" de vuestra vida, será vuestra "compañera en la prosperidad", vuestro "alivio en las preocupaciones y tristezas" (Sab 8,9).

"La Palabra de Dios es viva y eficaz; más tajante que espada de doble filo", como escribe el autor de la Carta a los Hebreos (4,12). A vosotros, queridos seminaristas, que os preparáis para recibir el Sacramento del Orden, para participar en el triple oficio de enseñar, regir y santificar, esta Palabra se os entrega como un bien precioso. Gracias a ella, meditándola cotidianamente, entráis en la vida misma de Cristo que estáis llamados a proclamar a vuestro alrededor. Con su Palabra, el Señor Jesús instituyó el Sacramento de su Cuerpo y su Sangre; con su Palabra, curó a los enfermos, expulsó a los demonios, perdonó los pecados; por su Palabra, reveló a los hombres los misterios escondidos del Reino. Estáis destinados a ser depositarios de esta Palabra eficaz, que hace lo que dice. Conservad siempre el gusto por la Palabra de Dios. Aprended, por su medio, a amar a todos los que encontréis en vuestro camino. Nadie sobra en la Iglesia, nadie. Todo el mundo puede y debe encontrar su lugar.

Y vosotros, queridos Diáconos, colaboradores eficaces de los Obispos y Sacerdotes, continuad amando la Palabra de Dios: proclamáis el Evangelio en la celebración eucarística; lo comentáis en la catequesis a vuestros hermanos y hermanas; ponedlo en el centro de vuestra vida, de vuestro servicio al prójimo, de toda vuestra diaconía. Sin buscar sustituir a los presbíteros, sino ayudándolos con amistad y eficacia, sed testigos vivos del poder infinito de la divina Palabra.

Por un título especial, los religiosos, las religiosas y todas las personas consagradas viven de la Sabiduría de Dios, expresada en su Palabra. La profesión de los consejos evangélicos os ha configurado, queridos consagrados, con Aquel que, por nosotros, se hizo pobre, obediente y casto. Vuestra única riqueza -la única, verdaderamente, que traspasará los siglos y el dintel de la muerte- es la Palabra del Señor. Él ha dicho: "El cielo y la tierra pasarán, pero mis palabras no pasarán" (Mt 24,35). Vuestra obediencia es, etimológicamente, una escucha, ya que el vocablo "obedecer" viene del latín obaudire, que significa tender el oído hacia algo o alguien. Obedeciendo, volvéis vuestra alma hacia Aquel que es el Camino, la Verdad y la Vida (cf. Jn 14,6) y que os dice, como san Benito enseñaba a sus monjes: "Escucha, hijo mío, las instrucciones del maestro y prepara el oído de tu corazón" (Regla de San Benito, Prólogo). En fin, dejaos purificar cada día por Aquel que nos dice: "A todo sarmiento que da fruto, [mi Padre] lo poda, para que dé más fruto" (Jn 15,2). La pureza de la divina Palabra es el modelo de vuestra propia castidad; garantía de fecundidad espiritual.

Con una confianza inquebrantable en el poder de Dios que nos ha salvado "en esperanza" (cf. Rom 8,24) y que quiere hacer de nosotros un solo rebaño bajo el cayado de un solo pastor, Cristo Jesús, ruego por la unidad de la Iglesia. Saludo de nuevo con respeto y afecto a los representantes de las Iglesias cristianas y de las comunidades eclesiales, que han venido a rezar fraternalmente Vísperas con nosotros en esta catedral. El poder de la Palabra de Dios es tal que podemos todos tener confianza en él, como siempre lo hizo san Pablo, nuestro intercesor privilegiado en este año. Despidiéndose en Mileto de los presbíteros de la ciudad de Éfeso, no dudó en dejarlos en "manos de Dios y de su palabra, que es gracia" (Hch 20,32), poniéndolos en guardia contra toda forma de división. Pido ardientemente al Señor que crezca en nosotros el sentido de esta unidad de la Palabra de Dios, signo, prenda y garantía de la unidad de la Iglesia: no un amor en la Iglesia sin amor a la Palabra, no una Iglesia sin unidad en torno a Cristo redentor, no frutos de redención sin amor a Dios y al prójimo, según los dos mandamientos que resumen toda la Escritura santa.

Queridos hermanos y hermanas, en Notre-Dame, tenemos el más hermoso ejemplo de fidelidad a la Palabra divina. Esta fidelidad llegó hasta tal punto que se realizó en la Encarnación: "Aquí está la esclava del Señor, hágase en mí según tu palabra" (Lc 1,38), dijo María con una confianza absoluta. Nuestra oración vespertina va a proclamar el Magnificat de Aquella a la que felicitan todas las generaciones, porque creyó en la realización de las palabras que le fueron dichas de parte del Señor (cf. Lc 1,45); Ella esperó contra toda esperanza en la resurrección de su Hijo; amó a la humanidad hasta el punto que se le entregó como su Madre (cf. Jn 19,27). De este modo, "se pone de relieve que la Palabra de Dios es verdaderamente su propia casa, de la cual sale y entra con toda naturalidad. Habla y piensa con la Palabra de Dios; la Palabra de Dios se convierte en palabra suya, y su palabra nace de la Palabra de Dios" (Deus caritas est, n. 41). Podemos decirle con serenidad: "Santa María, Madre de Dios, Madre nuestra, enséñanos a creer, esperar y amar contigo. Indícanos el camino hacia su reino" (Spe salvi, n. 50). Amén.

[01412-04.01] [Texto original: Francés]

  TRADUZIONE IN LINGUA TEDESCA

Meine lieben Brüder Kardinäle und Bischöfe,
verehrte Kanoniker des Kathedralkapitels,
verehrte Vikare von Notre-Dame
liebe Priester und Diakone,
liebe Freunde aus den nicht-katholischen Kirchen und kirchlichen Gemeinschaften,
liebe Brüder und Schwestern!

Gepriesen sei Gott, der uns diese Begegnung an einem Ort erlaubt, der dem Herzen der Pariser, aber auch aller Franzosen so teuer ist! Gepriesen sei Gott, der uns die Gnade schenkt, daß wir Ihm unser abendliches Gebet widmen dürfen, um Ihm den gebührenden Lobpreis darzubringen mit den Worten, welche die Liturgie der Kirche vom Synagogengottesdienst geerbt hat, an der Christus und seine ersten Jünger teilgenommen haben! Ja, gepriesen sei Gott, daß er uns so zu Hilfe kommt – in adiutorium nostrum –, um uns zu helfen, das Opfer unserer Lippen zu Ihm aufsteigen zu lassen!

Wir sind hier versammelt in der Mutterkirche der Diözese Paris, in der Kathedrale Notre-Dame, die sich im Herzen der Stadt erhebt als ein lebendiges Zeichen der Gegenwart Gottes mitten unter den Menschen. Mein Vorgänger Papst Alexander III. hat ihren Grundstein gelegt, die Päpste Pius VII. und Johannes Paul II. haben sie mit ihrem Besuch beehrt, und ich freue mich, ihren Spuren zu folgen, nachdem ich vor einem Vierteljahrhundert hierhergekommen war, um einen Vortrag über die Katechese zu halten. Wie sollte man nicht Ihm, der die Materie wie den Geist erschaffen hat, danken für die Schönheit des Gebäudes, das uns umgibt? Die Christen von Lutetia hatten bereits eine dem heiligen Stephanus, dem ersten Märtyrer, geweihte Kathedrale errichtet, die zu klein geworden war und im Laufe des 12. bis 14. Jahrhunderts durch die Kathedrale ersetzt worden ist, die wir heute bewundern können. Der Glaube des Mittelalters hat die Kathedralen erbaut, und eure Vorfahren sind hierhergekommen, um Gott zu loben, ihm ihre Hoffnungen anzuvertrauen und ihre Liebe zum Ausdruck zu bringen. Große kirchliche und weltliche Ereignisse haben in diesem Heiligtum stattgefunden, wo Architekten, Maler, Bildhauer und Musiker das Beste ihrer selbst gegeben haben. Es möge genügen unter vielen anderen an den Namen des Architekten Jean de Chelles, des Malers Charles Le Brun, des Bildhauers Nicolas Coustou und der Organisten Louis Vierne und Pierre Cochereau zu erinnern. Die Kunst als Weg zu Gott und das gemeinschaftliche Gebet als Lob der Kirche an den Schöpfer haben Paul Claudel geholfen, den Weg zu einer persönlichen Erfahrung mit Gott zu finden, als er 1886 hier am Weihnachtstag an der Vesper teilnahm. Es ist bezeichnend, daß Gott seine Seele gerade während des Gesangs des Magnifikat erleuchtet hat, in dem die Kirche den Gesang der Jungfrau Maria, der heiligen Patronin dieses Ortes, hört, der die Welt daran erinnert, daß der Allmächtige die Niedrigen erhöht hat (vgl. Lk 1,52). Als Schauplatz von Bekehrungen, die weniger bekannt, aber nicht weniger wirklich sind, und als Kanzel, von der aus Verkünder des Evangeliums wie Lacordaire, Monsabré und Samson die Flamme ihrer Leidenschaft einer sehr unterschiedlichen Zuhörerschaft zu übermitteln wußten, bleibt die Kathedrale Notre-Dame weiterhin zu Recht eines der berühmtesten Denkmäler des Kulturerbes eures Landes. Die Reliquien des heiligen Kreuzes und der Dornenkrone, die ich vorhin verehrt habe, wie es seit dem heiligen Ludwig Brauch ist, haben hier heute einen ihnen würdigen Schrein gefunden, der die Gabe des menschlichen Geistes an die schöpferische Liebe Gottes darstellt.

Unter den Gewölben dieser geschichtsträchtigen Kathedrale ist soeben als Zeuge des unablässigen Austauschs, den Gott zwischen den Menschen und Ihm selbst herstellen wollte, das Wort Gottes erklungen. Das Wort Gottes soll unser Abendopfer sein, wie es die Darbringung des Weihrauchs, der unser Lob an Gott sichtbar werden läßt, deutlich macht. Es fügt sich, daß die Worte des Psalmisten die Stimmung unserer Seele auf eine so treffliche Weise beschreiben, wie wir es uns nicht vorzustellen gewagt hätten: „Ich freute mich, als man mir sagte: »Zum Haus des Herrn wollen wir pilgern«" (Ps 122,1). Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi: Die Freude des Psalmisten, die in den Worten des Psalms enthalten ist, erfüllt unsere Herzen und findet dort tiefen Widerhall. Unsere Freude ist es, zum Haus des Herrn zu pilgern, denn – die Väter haben es uns gelehrt – dieses Haus ist nichts anderes als das konkrete Symbol für das himmlische Jerusalem, das zu uns herabkommt (vgl. Offb 21,2), um uns die schönste Wohnstatt anzubieten. „Wenn wir dort wohnen", schreibt Hilarius von Poitiers, „sind wir Mitbürger der Heiligen und Mitglieder der Familie Gottes, denn es ist das Haus Gottes" (Tractatus in Psalmos 121,2). Und der heilige Augustinus fügt hinzu: „Dieser Psalm ist ausgerichtet auf das himmlische Jerusalem. Es ist ein Stufenpsalm, Stufen, die nicht gemacht sind, um hinabzusteigen, sondern um hinaufzusteigen. … In unserer Verbannung seufzen wir, aber manchmal begegnen wir Weggenossen, die die heilige Stadt gesehen haben und uns einladen, dorthin zu eilen" (Enarratio in Psalmos 121,2). Liebe Freunde, in dieser Vesper schließen wir uns mit unseren Gedanken und unserem Gebet den unzähligen Stimmen derer an, die diesen Psalm vor uns, auch an diesem Ort, seit Jahrhunderten gesungen haben. Wir schließen uns den Pilgern an, die nach Jerusalem und die Stufen des Tempels hinaufgestiegen sind, wir schließen uns den Tausenden Männern und Frauen an, die erkannt haben, daß ihre irdische Pilgerreise ihr Ziel im Himmel finden wird, im ewigen Jerusalem, und die auf Christus vertraut haben, daß er sie dorthin führe. In der Tat, welche Freude zu wissen, daß wir unsichtbar von einer solchen Fülle von Zeugen umgeben sind!

Unser Weg zur heiligen Stadt wäre nicht möglich, wenn wir ihn nicht in der Kirche gingen, die Keim und Vorausbild des himmlischen Jerusalem ist. „Wenn nicht der Herr das Haus baut, müht sich jeder umsonst, der daran baut" (Ps 127,1). Wer ist dieser Herr, wenn nicht unser Herr Jesus Christus? Er ist es, der seine Kirche gegründet hat, der sie auf den Felsen gebaut hat, auf den Glauben des Apostels Petrus. Wie es der bereits zitierte heilige Augustinus ausdrückt: „Es ist Jesus Christus, unser Herr, der selbst seinen Tempel errichtet. Viele mühen sich ab bei dem Bau, aber wenn es nicht der Herr ist, der den Tempel errichtet, mühen sich die Bauleute vergebens" (Enarratio in Psalmos 126,2). Nun, liebe Freunde, stellt sich Augustinus die Frage, wer diese Bauleute sind. Und er selbst antwortet darauf: „Diejenigen, die in der Kirche das Wort Gottes verkünden, die die Sakramente spenden. Wir laufen jetzt alle, wir arbeiten alle, wir bauen alle", aber Gott allein ist es, der in uns „baut, der ermahnt, der den Verstand weitet, der unseren Geist den Glaubenswahrheiten zuwendet" (ebd.). Wie wunderbar ist unser Wirken im Dienst am Wort Gottes! Wir sind die Werkzeuge des Heiligen Geistes; Gott ist so demütig, daß er uns gebraucht, um sein Wort zu verbreiten. Wir werden seine Stimme, nachdem wir unser Ohr seinem Mund zugewandt haben. Wir legen sein Wort auf unsere Lippen, um es der Welt zu geben. Das Opfer unseres Gebetes ist ihm wohlgefällig und dient ihm dazu, sich all denen mitzuteilen, denen wir begegnen. Er hat uns wirklich, wie Paulus im Epheserbrief sagt, „mit allem Segen seines Geistes gesegnet durch unsere Gemeinschaft mit Christus im Himmel" (1,3), denn er hat uns erwählt, seine Zeugen zu sein bis an die Grenzen der Erde, und er hat uns schon vor unserer Empfängnis durch ein geheimnisvolles Geschenk seiner Gnade berufen.

Sein Wort, der Logos, der von Anfang an bei Ihm war (vgl. Joh 1,1), wurde von einer Frau geboren, wurde geboren, dem Gesetz unterstellt, „damit er die freikaufe, die unter dem Gesetz stehen, und damit wir die Sohnschaft erlangen" (Gal 4,5). Gott hat Fleisch angenommen im Schoß einer Frau, einer Jungfrau. Eure Kathedrale ist ein lebendiger Gesang aus Steinen und Licht zum Lob dieses in der Menschheitsgeschichte einmaligen Ereignisses: Das ewige Wort Gottes tritt in der Fülle der Zeiten in die Geschichte der Menschen ein, um sie durch seine Selbsthingabe im Kreuzesopfer freizukaufen. Unsere irdische Liturgie, die ganz auf die Feier dieses in der Geschichte einmaligen Ereignisses ausgerichtet ist, wird niemals vollständig dessen unendliche Fülle zum Ausdruck bringen können. Die Schönheit der Riten wird sicherlich niemals erlesen, gepflegt und durchdacht genug sein können, weil nichts zu schön sein kann für Gott, der die unendliche Schönheit ist. Unsere irdischen Liturgiefeiern können immer nur ein blasser Abglanz jener Liturgie sein, die im himmlischen Jerusalem, dem Ziel unserer irdischen Pilgerreise, gefeiert wird. Mögen unsere Gottesdienste ihr dennoch möglichst nahe kommen und Vorgeschmack auf sie sein!

Schon jetzt ist uns das Wort Gottes gegeben, um die Seele unseres Apostolats zu sein, die Seele unsers priesterlichen Lebens. Jeden Morgen weckt uns das Wort. Jeden Morgen „öffnet" der Herr selbst uns „das Ohr" (Jes 50,5) durch die Psalmen der Lesehore und der Laudes. Den ganzen Tag lang ist das Wort Gottes der Gegenstand des Gebetes der gesamten Kirche, die so ihre Treue zu Christus bezeugen will. Nach dem berühmten Wort des heiligen Hieronymus, das im Lauf der XII. Bischofssynode im nächsten Oktober aufgegriffen werden wird, heißt nämlich „die Schrift nicht kennen Christus nicht kennen" (Prolog zum Jesajakommentar). Liebe Brüder im priesterlichen Dienst, habt keine Angst, viel Zeit der Lesung, der Meditation der Heiligen Schrift und dem Stundengebet zu widmen! Das mit der Kirche gelesene und meditierte Wort wirkt, fast ohne daß ihr es merkt, auf euch ein und verwandelt euch. Wenn es als Offenbarung der Weisheit Gottes die „Gefährtin" eures Lebens wird, „gibt" sie euch „guten Rat" und ist euer „Trost in Sorge und Leid" (Weish 8,9).

„Denn lebendig ist das Wort Gottes, kraftvoll und schärfer als jedes zweischneidige Schwert", schreibt der Autor des Hebräerbriefes (4,12). Euch, liebe Seminaristen, die ihr euch auf den Empfang des Weihesakraments vorbereitet, um an der dreifachen Aufgabe des Lehrens, des Leitens und der Heiligung teilzuhaben, ist dieses Wort als ein kostbares Gut übergeben. Durch dieses Wort, das ihr täglich meditiert, tretet ihr ein in das Leben Christi, das ihr eurer Berufung entsprechend in eurer Umgebung verbreiten sollt. Durch sein Wort hat Jesus, der Herr, das allerheiligste Sakrament seines Leibes und Blutes eingesetzt; durch sein Wort hat er die Kranken geheilt, die Dämonen ausgetrieben und Sünden vergeben; durch sein Wort hat er den Menschen die verborgenen Geheimnisse des Reiches Gottes offenbart. Ihr seid dazu berufen, Bewahrer dieses wirksamen Wortes zu werden, welches das bewirkt, was es sagt. Erhaltet in euch immer den Geschmack am Wort Gottes lebendig! Lernt durch dieses Wort, alle Menschen zu lieben, die auf euren Weg gestellt werden. Niemand ist in der Kirche überflüssig, niemand! Jeder kann und muß dort seinen Platz finden.

Und ihr, liebe Diakone, die ihr wirksame Mitarbeiter der Bischöfe und der Priester seid, liebt auch weiterhin das Wort Gottes: Ihr verkündet das Evangelium im Herzen der Eucharistiefeier. Ihr legt es in der Katechese für eure Brüder und Schwestern aus: Stellt es in den Mittelpunkt eures Lebens, eures Dienstes am Nächsten, eures gesamten Diakonats. Seid lebendige Zeugen der unendlich großen Macht des Wortes Gottes, ohne die Priester ersetzen zu wollen, sondern um ihnen freundschaftlich und wirksam zu helfen!

Die Ordensmänner und -frauen und alle Gottgeweihten leben in besonderer Weise aus der Weisheit Gottes, die in seinem Wort ausgedrückt ist. Das Gelübde der evangelischen Räte hat euch, liebe Gottgeweihte, Ihm ähnlich gemacht, der für uns arm, gehorsam und keusch geworden ist. Euer einziger Reichtum – der einzige, der in Wahrheit die Jahrhunderte und die Schwelle des Todes überdauern wird – ist das Wort Gottes. Er ist es, der gesagt hat: „Himmel und Erde werden vergehen, aber meine Worte werden nicht vergehen" (Mt 24,35). Euer Gehorsam ist von der etymologischen Herkunft des Wortes her gesehen ein Hören, denn das Wort „obéir" (französisch für „gehorchen") kommt vom lateinischen obaudire, das bedeutet: jemandem oder etwas sein Ohr zuneigen. Indem ihr gehorcht, wendet ihr eure Seele dem zu, der der Weg, die Wahrheit und das Leben ist (vgl. Joh 14,6) und der zu euch spricht, wie der heilige Benedikt seine Mönche lehrte: „Höre, mein Sohn, auf die Weisung des Meisters, neige das Ohr deines Herzens" (Prolog der Benediktusregel). Laßt euch schließlich täglich durch den läutern, der uns gesagt hat: „Jede Rebe, die Frucht bringt, reinigt mein Vater, damit sie mehr Frucht bringt" (Joh 15,2). Die Reinheit des göttlichen Wortes ist das Vorbild eurer eigenen Keuschheit; sie bürgt für deren geistliche Fruchtbarkeit.

Mit einem unverbrüchlichen Vertrauen in die Macht Gottes, der uns „auf Hoffnung hin" (vgl. Röm 8,24) gerettet hat und der uns zu einer einzigen Herde unter dem Stab des einen Hirten – Jesus Christus – machen will, bete ich für die Einheit der Kirche. Ich grüße erneut voll Hochachtung und Zuneigung die Vertreter der christlichen Kirchen und kirchlichen Gemeinschaften, die gekommen sind, um als Brüder die Vesper mit uns in dieser Kathedrale zu beten. Die Macht des Wortes Gottes ist so groß, daß wir ihm alle anvertraut werden können, wie es ehemals der heilige Paulus getan hat, unser besonderer Fürsprecher in diesem Jahr. Als er sich in Milet von den Ältesten der Stadt Ephesus verabschiedete, zögerte er nicht, sie „Gott und dem Wort seiner Gnade" (Apg 20,32) anzuvertrauen, indem er sie auch vor jeder Form der Spaltung warnte. Das ist die Bedeutung dieser Einheit des Wortes Gottes, Zeichen, Unterpfand und Garant der Einheit der Kirche, um deren Wachstum in uns ich den Herrn inständig bitte: Es gibt keine Liebe in der Kirche ohne Liebe zum Wort Gottes; es gibt keine Kirche ohne die Einheit um Christus, den Erlöser; es gibt keine Früchte der Erlösung ohne Liebe zu Gott und zum Nächsten, gemäß den beiden Geboten, die die ganze Heilige Schrift zusammenfassen!

Liebe Brüder und Schwestern, in Unserer Lieben Frau haben wir das schönste Beispiel der Treue zum göttlichen Wort vor Augen. Diese Treue war so groß, daß sie sich in der Menschwerdung erfüllte: „Ich bin die Magd des Herrn; mir geschehe, wie du es gesagt hast" (Lk 1,38), sagt Maria mit einem absoluten Vertrauen. Unser Abendgebet wird das Magnifikat derjenigen aufnehmen, die alle Geschlechter selig preisen werden, weil sie geglaubt hat, daß sich erfüllt, was der Herr ihr sagen ließ (vgl. Lk 1,45); sie hat gegen alle Hoffnung die Auferstehung ihres Sohnes erhofft; sie hat die Menschheit so sehr geliebt, daß sie ihr zur Mutter gegeben wurde (vgl. Joh 19,27). „So wird sichtbar, daß sie im Wort Gottes wirklich zu Hause ist, darin aus- und eingeht. Sie redet und denkt mit dem Wort Gottes, das Wort Gottes wird zu ihrem Wort, und ihr Wort kommt vom Wort Gottes her" (Enzyklika Deus caritas est, 41). Wir können voll Zuversicht zu ihr sagen: „Heilige Maria, Mutter Gottes, unsere Mutter, lehre uns mit dir glauben und hoffen und lieben. Zeige uns den Weg zu seinem Reich!" (Enzyklika Spe salvi, 50). Amen.

[01412-05.01] [Originalsprache: Französisch]

[B0565-XX.02]